03/03/2026
Je me pose souvent cette question en ce moment : comment rester humain face à l’inhumain sans m’effondrer ni me fermer ?
On reçoit la douleur du monde entier en continu. Guerres, violences, scandales. Aucun système nerveux humain n’a été conçu pour absorber ça à cette échelle. Alors si tu te sens dépassé·e, vidé·e ou en colère, ce n’est pas un manque de conscience. C’est une surcharge.
Être conscient·e ne veut pas dire tout porter. La compassion saine voit, ressent, agit à sa mesure, puis revient à son centre. Ce qui détruit, c’est la boucle où l’on regarde, on rumine, on se sent impuissant·e, et on recommence.
Face au chaos, deux pièges : s’engloutir ou s’anesthésier. Devenir rageur·se ou devenir cynique. La voie juste est plus exigeante. Elle consiste à ne pas nier la souffrance, sans laisser l’ombre coloniser ton cœur.
Je ne peux pas sauver le monde. Mais je peux choisir mon intégrité. Je peux protéger mon système nerveux. Je peux refuser la déshumanisation dans mes mots, dans mes relations, dans mon quotidien.
Dans une époque troublée, rester humain·e est déjà un acte fort.