06/02/2026
Ça demande zéro énergie d’être soi-même.
L’énergie que l’on croit normale à dépenser chaque jour n’est pas liée à la vie en elle-même, mais à l’adaptation constante.
À cette surveillance intérieure presque automatique :
ce que tu dis, comment tu le dis, ce que tu montres, ce que tu retiens pour rester acceptable, lisible, aimable.
Être soi, ce n’est pas une posture à tenir ni une identité à défendre.
Ce n’est pas s’expliquer, se justifier ou convaincre.
Être soi, c’est surtout arrêter de se contracter à l’intérieur, arrêter de lutter contre ce qui est déjà là.
La majorité de la fatigue que nous portons ne vient pas de ce que nous vivons, mais du rôle que nous jouons pour répondre aux attentes, explicites ou non.
On pense que changer demande de l’énergie, alors que ce qui en demande le plus, c’est de rester coincé·e dans une version de soi qui n’est plus alignée.
Chaque fois que tu dis oui alors que ton corps dit non, que tu minimises ce que tu ressens pour ne pas déranger, que tu forces un rythme qui n’est pas le tien, l’énergie fuit.
Pas d’un coup, mais de façon sourde, continue.
Être soi n’est pas toujours confortable au début, parce que cela déplace des repères, déçoit parfois, fait tomber des masques.
Mais ce n’est pas épuisant.
Ce qui épuise, c’est la lutte intérieure permanente entre ce que tu ressens et ce que tu t’autorises à vivre.
L’alignement n’est pas une montée d’énergie spectaculaire.
C’est une cessation de fuite.
Le corps se détend quand il n’a plus à se défendre contre lui-même, et bien souvent, ce moment où tu te sens moins fatigué·e n’a rien à voir avec plus de repos extérieur, mais avec un relâchement intérieur.
Être soi ne te coûte rien.
Te retenir te vide.
Et tu sais déjà très bien où tu te retiens encore.
🫶🏻