24/12/2025
Ce n’est pas un jugement.
C’est un constat.
La politique est peut-être l’exemple le plus ancien et le plus normalisé de quelque chose de très simple :
remettre son pouvoir à l’extérieur.
Espérer qu’un autre décide mieux, fasse mieux, répare à notre place.
Et forcément, à force de déléguer, on perd peu à peu sa souveraineté.
Oui, je sais.
C’est encore le système avec lequel nous fonctionnons.
Je n’ai pas de solution miracle à vendre.
Je ne dis pas “ne fais rien”, ni “sois au-dessus de tout ça”.
Mais soyons lucides :
un monde en fin de cycle ne se transforme pas avec les outils qui l’ont construit.
Changer les visages sans changer la conscience ne fait que prolonger l’illusion.
Le monde ne demande pas un sauveur externe.
Il demande des êtres responsables.
Des femmes et des hommes qui cessent d’attendre,
et commencent à incarner, à petite échelle, autre chose :
dans leurs choix, leurs relations, leur manière de vivre, de consommer, de créer, de se relier.
La politique n’est jamais en avance sur la conscience collective.
Elle en est toujours le reflet.
Les nouveaux systèmes ne naîtront pas d’un bulletin glissé dans une urne,
mais de personnes qui reprennent leur pouvoir intérieur
et qui osent imaginer — ensemble — des outils plus justes, plus vivants, plus respectueux.
Le vrai basculement est déjà en cours.
Il est silencieux.
Intime.
Et profondément inconfortable.
Mais c’est là que tout commence.