29/01/2026
Quel grand jour 🙏
Fin du devoir conjugal !
Un tournant juridique, mais surtout un basculement majeur pour notre société.
Pendant longtemps, le mariage a inscrit dans le droit une idée lourde de conséquences : le corps de l'épouse devait être disponible. Refuser pouvait être perçu comme une faute. Consentir n'était pas requis.
Beaucoup de femmes de nos lignées, dans ce cadre, se sont senties violées par leur mari, sans pouvoir mettre de mots sur ce qu'elles vivaient.
Parce que c'était "normal".
Parce que c'était "le devoir".
Parce qu'un viol, pensait-on, ne pouvait pas exister dans le mariage.
Ce vécu a eu de lourdes conséquences, comme par exemple :
- dissociation du corps et des sensations
- honte, culpabilité, confusion
- perte de l'élan vital et du désir
- difficulté à identifier ou respecter ses propres limites
- troubles sexuels, anxiété, dépression
- sentiment d'être utilisée plutôt qu'aimée...
En psychogénéalogie, nous observons comment ces expériences ne s'arrêtent pas à celles qui les ont subies.
Elles se transmettent souvent de manière invisible, à travers par exemple :
- des injonctions silencieuses à supporter
- une sexualité vécue comme une obligation ou une dette
- la peur inconsciente de dire non
- la croyance que l'amour passe par le sacrifice de soi
- des lignées de femmes coupées de leur désir, de leur sexualité ou de leur puissance
Le devoir conjugal n'était pas seulement une règle juridique. C'était une structure de domination, bien souvent entachée de violences en cas de non respect, et cette structure s'est intégrée dans les corps, les cellules et les familles.
Cette loi ne répare pas les violences passées, mais elle permet quelque chose d'essentiel : elle reconnaît que le consentement est indispensable, même, et surtout, dans le couple. Elle vient briser un cycle de déni collectif.
Ainsi, nombre de femmes pourront enfin être reconnues et s'autoriser à comprendre ce qu'elles ont vécu.
Reconnaître, c'est aussi ouvrir la possibilité de ne plus transmettre ces blessures aux générations suivantes.
Aujourd'hui est un grand jour pour les femmes.
J'ai vu tellement de femmes dans leur parcours en psychogénéalogie se libérer de cette dette inconsciente qu'elles portaient sans même le savoir, tellement de femmes se reconnecter à leur corps, leur plaisir, leur sexualité, leur pouvoir personnel grâce à cette libération d'un non-dit générationnel, qu'aujourd'hui j'ai une pensée particulière pour vous toutes mesdames 🥰
Je suis certaine que toutes ces graines plantées, ces libérations permettent à l'énergie collective de conscientiser en faisant basculer vers des prises de conscience, alors soyez toutes extrêmement fières de vous, vous y avez, j'en suis sûre, contribué à votre échelle en ayant ce courage de regarder vos héritages familiaux avec lucidité et compassion🫶.
Nous en parlions ce we lors du stage de libération des mémoires familiales. C'est beau quand on remet de l'amour dans nos lignées.
Je suis profondément en gratitude pour cette belle avancée collective. Et petit clin d'oeil à l'énergie vibratoire du jour qui n'y est pas pour rien.
Quelles croyances, silences ou loyautés invisibles héritées de nos lignées sommes-nous prêtes à interroger encore pour que le consentement, le respect et la liberté ne soient plus jamais négociables ?
Gratitude 💖
Nathalie Sené,
Lignées & Lumière - école de psychogénéalogie
́rationémotionnelle