07/03/2026
Amour impossible. Impossible à cause de croyances limitantes, à cause d'énergies tierces, à cause du manque d'efforts, à cause des différences non acceptées... Prétexte. Il y a toujours des prétextes à ne pas vivre un véritable amour si on ne s'en donne pas les moyens. Coeurs brisés. Il ne restera plus que le kintsugi pour permettre au cœur de se reconstruire. Ainsi, il aura encore plus de valeur et sera bien plus beau. Les fissures créées par les blessures sont colmatées par notre lumière. Est-ce pour autant que les émotions disparaissent ? Non! La rancœur, la colère, les regrets, la déception peuvent s'évanouir. La tristesse, elle, ne part jamais vraiment.
Ces amours là transforment, réveillent, éveillent. Pourquoi sont-ils si difficiles? Car ils sont le miroir de ce que nous avons vécu enfants. Ils nous permettent de tout déconstruire pour se reconstruire. Pour devenir celui/celle que nous sommes véritablement, celui/celles que nous aurions dû être si nous n'avions pas vécu ce passé souffrant. Mais ce passé n'était que le miroir d'un transgénérationnel qui est en miroir avec nos propres vies antérieures. Tout se rejoue pour que se produise un miracle. Celui de dire stop, ça suffit, le cycle des répétitions, je n'en veux plus.
Je mérite autre chose. Tempérance !
Cette résilience à supporter la douleur et à se relever dans la compréhension, à toujours donner malgré les miettes reçues, n'est que le reflet d'une force à supporter l'insupportable.
Puis vient le stop. Rébellion !
La domestication enfantine nous apprend à supporter, à se taire. Nous apprenons à nous rebeller, à faire entendre notre voix.
Puis la reconnaissance prend le dessus, l'impatience aussi. L'impatience d'un renouveau mais un temps de repos est nécessaire pour faire le deuil de ce qui a été à la fois la plus grande souffrance de notre vie et la plus belle rencontre de notre vie.
La vie, elle, continue et elle nous a appris qu'elle était faite de magie car à chaque fois que nous l'avions cru terne et sans saveur, elle nous a montré à quel point on se trompait. Alors peut-être qu'il y a quelque chose d'encore plus grand qui arrive et tout ceci n'était qu'une préparation à supporter quelque chose de puissant.
Alors on accueille ce qui est et on laisse partir ce qui a été. On apprend la patience pour laisser venir ce qui sera le reflet de son nouveau soi. On fait confiance à la vie qui sait mieux que quiconque ce qui est bon pour nous. Mais au-delà de ça, on sait que parce qu'on s'est retrouvé, on n'attirera plus jamais les mêmes personnes que par le passé. L'angoisse peut alors se présenter pour montrer que la peur de l'inconnu est là, tout prêt. Mais petit à petit, elle aussi on la laisse partir.
Puis on conscientise qu'on n'a plus peur de l'échec, de perdre, car on a essayé. On comprend que ce que nous avons vécu enfant nous a emprisonné dans les limitations qui n'étaient même pas les nôtres.
Cette relation qui nous a réveillés et qui s'est soldée par un échec apparent, nous permet de comprendre que même si l'inconnu nous fait peur, nous avons osé vivre cet amour, nous avons osé redevenir qui nous étions. Donc, nous n'hésiterons plus jamais à aller de l'avant, à entreprendre, à aimer à nouveau, à peut-être vivre des échecs mais à se relever et à recommencer. Nous n'hésiterons plus jamais à vivre!
Cette relation nous a permis de libérer nos vieux conditionnements qui nous avaient été transmis.
Alors s'installe une profonde gratitude pour celui/celle qui a joué ce rôle ingrat de révélateur.
Michèle Poli