28/12/2025
S’il y a des jours où vous vous sentez brillant, productif, et d’autres où vous ne vous reconnaissez plus…
CE N’EST PAS FORCÉMENT DE L’INCOHÉRENCE. IL SE PEUT QUE CE SOIT DE LA CYCLOTHYMIE.
La cyclothymie n’est pas le fait d’être « lunatique ». C’est une manière spécifique dont l’humeur fonctionne.
Il s’agit d’une condition de l’humeur caractérisée par des oscillations fréquentes entre des phases de plus grande énergie et des phases de baisse émotionnelle. Ces variations ne sont pas extrêmes, mais elles sont suffisamment marquées pour interférer avec la vie quotidienne.
Ce n’est pas une dépression.
Ce n’est pas un trouble bipolaire « classique ».
Ce n’est pas une fluctuation émotionnelle passagère.
C’est une instabilité de l’humeur persistante dans le temps, souvent sous-estimée parce qu’elle « ne semble pas assez grave ».
Les personnes qui vivent avec une cyclothymie, souvent :
• se culpabilisent lorsque l’énergie diminue
• sont perçues comme « inconstantes »
• ont du mal à faire confiance aux moments où elles vont bien.
Mais il ne s’agit pas d’un trait de caractère.
Il s’agit d’autorégulation émotionnelle.
Donner un nom à ce mode de fonctionnement ne sert pas à étiqueter.
Cela permet de comprendre, de cesser de se culpabiliser et de demander un soutien adapté.
La cyclothymie est une condition de l’humeur encore peu reconnue.
Non parce qu’elle est rare, mais parce qu’elle ne correspond pas aux catégories les plus connues : ce n’est pas une dépression « classique », ce n’est pas un trouble bipolaire manifeste, ce n’est pas un simple stress.
Elle se manifeste par des fluctuations de l’humeur persistantes, avec des phases de plus grande énergie et des phases de baisse émotionnelle qui, bien que non extrêmes, peuvent avoir un impact sur les relations, le travail, la motivation et la confiance en soi.
Parce que ces oscillations ne sont pas toujours spectaculaires, les personnes concernées ont tendance à les minimiser, à se culpabiliser ou à penser qu’il s’agit simplement d’un problème de caractère.
En réalité, il s’agit d’un fonctionnement émotionnel spécifique, qui mérite compréhension et un cadre approprié.
Donner un nom à ce qui se passe ne sert pas à coller une étiquette, mais à faire de la clarté. Et la clarté est souvent le premier pas pour prendre soin de soi, de la bonne manière.