15/04/2026
Elle s’assoit et me dit assez vite :
“Je n’y arrive plus.”
Elle a le regard fixe, très consciente de ce qui se passe… et de la place que ça prend.
Elle m’explique que ça ne s’arrête jamais. Même le soir. Même la nuit.
Elle est épuisée, mais dans sa tête, ça continue.
Et presque en permanence, les migraines reviennent… sans vraiment laisser de répit.
Et puis elle me parle du reste.
Qu’elle n’a plus d’énergie pour les autres, qu’elle ne supporte plus le bruit, qu’elle s’énerve plus vite.
Et que parfois, elle devient dure… même avec ceux qu’elle aime.
Elle fonctionne en mode automatique.
Elle travaille, elle rentre chez elle, elle mange, elle dort.
Les journées s’enchaînent comme ça.
Elle aimerait faire du sport… mais elle est trop fatiguée. Alors parfois, elle compense avec la nourriture.
Et en même temps, elle ne veut pas s’arrêter de travailler. Elle me dit que ce serait pire. Elle est très investie, elle veut avancer, réussir, gagner bien sa vie.
Mais elle n’arrive plus à revenir à ce qui est là.
Alors on ne cherche pas à tout arrêter. Ce serait trop.
On commence autrement. Par des choses simples. Sentir ses mains, sa respiration… rien de spectaculaire.
Mais parfois, même ça ne suffit pas.
Parce qu’avec le temps, un mécanisme s’est installé. Le mental s’est habitué à rester en alerte, à anticiper, à tout passer en r***e.
Et à force, il ne sait plus s’arrêter.
Pas parce qu’il fonctionne mal,
mais parce qu’il essaie de faire face… depuis trop longtemps.
La sophrologie peut alors soutenir, créer des espaces… mais elle ne remplace pas un suivi médical, psychologique, ou psychiatrique.
C’est un travail qui se fait dans le temps.
Prendre conscience de ce qui s’installe,
c’est déjà un premier pas…