13/03/2026
Peut-on vraiment habiter un corps qui nous fait peur ?
Aujourd’hui, je vous partage le parcours de Madame A, une patiente de 60 ans dont le corps est devenu, au fil des années, une véritable forteresse.
Derrière ce refus du contact et cette difficulté à ressentir, il y a une histoire de traumatismes infantiles et d’invalidation. Quand on a appris très tôt que nos émotions n'avaient pas de place, le corps finit par se couper de l'esprit pour se protéger. C'est ce qu'on appelle la dissociation.
🍷 Le piège de l'anesthésie : Pour Madame A, l'alcool est devenu l'unique clé permettant de baisser la garde. Sans lui, les barrières sont trop hautes.
Le défi en psychomotricité ? Passer de cette "solution de survie" à une véritable sécurité intérieure.
Nous travaillons sur plusieurs axes :
- Restaurer une enveloppe corporelle contenante.
- Mettre des mots sur des sensations brutes.
- Apprivoiser le toucher, un appui à la fois.
- Redonner une place légitime aux émotions étouffées.
Le but ultime ? Que Madame A n'ait plus besoin de "s'absenter" de son corps pour se sentir bien, mais qu'elle puisse enfin s'y installer durablement. 🏠✨