04/02/2026
✨ Pourquoi je ne parle pas de “résultat”, mais de chemin
On me demande souvent : “En combien de temps ça va marcher ?” Derrière cette question, j’entends l’épuisement, la peur de rester coincé, l’envie d’aller mieux vite. Je comprends. Mais l’art-thérapie n’est pas un protocole et n’obéit pas à la logique du résultat. Elle invite à une traversée, à une rencontre avec soi, à un mouvement de vérité.
Dans mon cabinet d’art-thérapie à Briscous, au cœur du Pays Basque, j’accompagne celles et ceux qui veulent apaiser le mental, déposer la pression, guérir leurs blessures, retrouver confiance et liberté intérieure. Et je le rappelle souvent : il n’y a rien à “réussir”. Il y a un chemin à habiter.
Notre société valorise la performance, la maîtrise, les objectifs. Même en thérapie, beaucoup cherchent à “cocher la case aller mieux”. Mais la transformation intérieure n’est jamais linéaire. Elle avance, recule, respire. Chercher un résultat, c’est rester dans le mental. Cheminer, au contraire, permet d’écouter ce qui se passe dedans. Chaque geste créatif devient un espace d’apaisement, un lieu où l’on peut enfin se déposer.
Dans les ateliers que je mène à Briscous et dans les structures de soin du Pays Basque (Clinique d’Amade, Hegaldia Sud Landes, GEM de Biarritz, ESAT Gure Nahia), je vois la même alchimie : ce n’est pas le résultat qui transforme, mais la relation au processus. Peindre, coller, écrire, modeler deviennent des passages vers soi.
Mon rôle n’est pas de porter la lumière pour vous, mais de vous aider à rallumer la vôtre. Quand on lâche l’idée de résultat, on entre dans la temporalité du vivant : un espace où l’on ne se répare plus, mais où l’on se retrouve. C’est discret, mais profond.
L’art-thérapie ne promet pas une fin : elle ouvre un chemin. Séance après séance, il redonne souffle, sens et liberté intérieure.