Jean-Jacques Fabre - Psychologue

Jean-Jacques Fabre - Psychologue Consultations pour adultes en Psychothérapie, Hypnothérapie, Thérapie de couple et Sexologie

30/12/2025

🧠⚡️Le milieu psy souffre d’un travers devenu presque invisible tant il est normalisé : une obsession diagnostique. Dès la formation, les futurs praticiens sont conditionnés à penser la souffrance psychique à travers des catégories nosographiques, des critères, des seuils, des codes.

Ce conditionnement est ensuite renforcé par les exigences administratives, les systèmes de remboursement, la pression institutionnelle et, plus insidieusement encore, par la validation entre pairs.

Nommer devient rassurant et classer donne l’illusion de comprendre.

Or, confondre nommer et comprendre est une faute épistémologique majeure. Le diagnostic, lorsqu’il devient un point d’arrivée plutôt qu’un outil provisoire, appauvrit la pensée clinique. Il fige une personne dans une étiquette là où il faudrait explorer

📌 une trajectoire,
📌 un contexte,
📌 une histoire,
📌 des choix répétés,
📌 des renoncements silencieux,
📌 des compromis devenus toxiques.

👉🏻 Une éthiopathologie responsable ne commence pas par une case, mais par une enquête : comment cette vie s’est-elle organisée… et à quel prix ?

Beaucoup de personnes en souffrance ne demandent pas un nom pour leur mal. Elles demandent de la clarté et des solutions. Elles veulent un professionnel capable de les aider à faire un audit lucide de leur existence, à repérer les situations dans lesquelles elles se sont enlisées sans même s’en rendre compte, à identifier ce qui, objectivement, n’a plus lieu d’être poursuivi.

Pathologiser c’est éviter de poser la seule question qui compte vraiment : qu’est-ce qui, dans cette vie, doit changer ?

30/12/2025

Quand la science et la spiritualité se rejoignent…

16/12/2025

🧠 Quand on va en consultation psychologique, on arrive presque toujours avec un récit. Une histoire cohérente, souvent répétée, parfois longuement mûrie. On explique ce qui ne va pas, pourquoi ça ne va pas, d’où ça vient. Ce récit est sincère, logique et il donne le sentiment de comprendre la situation.

En psychologie, un récit n’est pas neutre. Il ne se contente pas de décrire un problème : il organise la manière dont on le perçoit, dont on y réagit et surtout… dont on évite de le transformer.

⚠️ Beaucoup de récits remplissent une fonction invisible mais centrale : protéger, rassurer, stabiliser l’identité, réduire l’angoisse. Ils font sens… mais ils peuvent aussi figer.

Un psychologue ne recadre donc pas un récit parce qu’il serait faux ou illégitime. Il le questionne lorsqu’il devient

📌 infalsifiable (“je suis comme ça”),
📌 coûteux (il protège mais empêche d’agir),
📌 répétitif (le même schéma partout),
📌 ou inefficace (il explique beaucoup mais ne change rien).

👉🏻 Le critère n’est jamais moral ; il est fonctionnel.

La question n’est pas : « Est-ce que cette histoire est vraie ? »

Mais : « Est-ce que cette histoire augmente ou réduit la capacité à agir différemment ? »

Certaines croyances ont été adaptatives à un moment de la vie. Puis le contexte change, mais la croyance reste. Le récit devient alors une explication brillante… au service de l’immobilité.

👉🏻 Le travail psychologique commence souvent là : non pas en racontant mieux son histoire, mais en acceptant qu’elle puisse être mise à l’épreuve, déplacée, testée.

Car un récit qui ne permet aucune expérimentation n’est plus un levier de changement, c’est une justification.

12/12/2025
Veuillez trouver ci dessous un manifeste des psychologues français sur l’actualité de notre profession et d’une façon pl...
09/12/2025

Veuillez trouver ci dessous un manifeste des psychologues français sur l’actualité de notre profession et d’une façon plus globale sur l’orientation prise depuis quelques années par les instances politiques concernant leur considération de la « santé mentale ».

09/12/2025

La résistance en psychologie.
La résistance est une composante commune en psychothérapie, et elle est souvent perçue comme une forme de défense face au changement ou à l’exploration de sujets difficiles. Elle se manifeste de diverses façons : annulations de séances, silence, minimisation des problèmes, rationalisation, ou encore opposition aux propositions thérapeutiques.

Mais pourquoi la résistance ?
La résistance peut refléter une peur du changement. Même si le patient souffre, il peut avoir peur de perdre ce qui lui est familier ou de se confronter à des émotions enfouies.
La résistance peut être un mécanisme de défense pour éviter des douleurs émotionnelles trop intenses.
La résistance peut aussi évoquer un conflit interne lorsque le patient est ambivalent quant à son désir de changer ou résoudre un problème.
Parfois, la résistance peut refléter une tension dans la relation thérapeutique lorsque le patient n’est pas vraiment à l’aise avec son thérapeute.

Comment aborder la résistance.
Le rôle du thérapeute est de reconnaître et de travailler avec cette résistance, sans la confronter directement ou la juger.
On peut d’abord reconnaître que la résistance est normale et souvent liée à une peur ou à une incertitude. Ensuite explorer la résistance avec curiosité. Poser des questions pour comprendre ce qui se passe. Par exemple « Je remarque que ce sujet semble difficile à aborder. À quoi pensez-vous en ce moment ? »
On peut aussi recadrer la résistance, c’est à dire voir la résistance comme un indice de la valeur ou de la complexité du problème pour le patient. Par exemple : « Cela me montre à quel point cette question est importante pour vous. ». Enfin, si le patient semble être confronté à un conflit interne ambivalent, la question à poser est alors «Qu’est-ce qui vous attire vers le changement ? Ou plutôt qu’est-ce qui vous retient ?» et la réponse qui remonte de l’inconscient peut parfois surprendre.

Différentes écoles de pensée interprètent la résistance de plusieurs manières, mais en psychanalyse on a tendance à dire que la résistance est un signe que des conflits inconscients se rapprochent de la conscience. La résistance n’est pas un échec ni un obstacle insurmontable, c’est un processus à intégrer et à comprendre dans le cadre de la thérapie. Elle est souvent le signe que le patient se trouve à une étape cruciale de son cheminement.

06/12/2025
Il n’a pas de mauvaise émotion…
20/11/2025

Il n’a pas de mauvaise émotion…

— J’aimerai me libérer de cette colère qui me caractérise, ces coups, ces cris, cette violence.

— Je t’invite à voir ici la confusion possible entre la colère, et ce que tu décris, qui n’est pas de la colère, mais une explosion de colère contenue.

La colère, n’est pas une émotion négative. Mais la manifestation du « je suis, j’existe ». Si celle ci est réprimée, que ce soit par un cadre familial, ou des injonctions sociales parfois si fortes que je le « je suis » est devenu quelque chose de flou, qui change constamment au gré de ce qu’on attend de moi, alors la colère, le je suis, j’existe, ne peut pas circuler, et est condamné à exploser.

Cette explosion survient alors souvent paradoxalement avec ceux qui nous aiment vraiment pour ce que nous sommes, et à qui nous pouvons alors laisser libre cours à ce « je suis », tellement contenu qu’il prend la forme d’une explosion de violence, que nous confondons avec la colère.

📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard » disponibles sur curieuxhasard.com/boutique
🥰 agenda : curieuxhasard.com/agenda

(Art : nicoletta ceccoli)

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