30/12/2025
🧠⚡️Le milieu psy souffre d’un travers devenu presque invisible tant il est normalisé : une obsession diagnostique. Dès la formation, les futurs praticiens sont conditionnés à penser la souffrance psychique à travers des catégories nosographiques, des critères, des seuils, des codes.
Ce conditionnement est ensuite renforcé par les exigences administratives, les systèmes de remboursement, la pression institutionnelle et, plus insidieusement encore, par la validation entre pairs.
Nommer devient rassurant et classer donne l’illusion de comprendre.
Or, confondre nommer et comprendre est une faute épistémologique majeure. Le diagnostic, lorsqu’il devient un point d’arrivée plutôt qu’un outil provisoire, appauvrit la pensée clinique. Il fige une personne dans une étiquette là où il faudrait explorer
📌 une trajectoire,
📌 un contexte,
📌 une histoire,
📌 des choix répétés,
📌 des renoncements silencieux,
📌 des compromis devenus toxiques.
👉🏻 Une éthiopathologie responsable ne commence pas par une case, mais par une enquête : comment cette vie s’est-elle organisée… et à quel prix ?
Beaucoup de personnes en souffrance ne demandent pas un nom pour leur mal. Elles demandent de la clarté et des solutions. Elles veulent un professionnel capable de les aider à faire un audit lucide de leur existence, à repérer les situations dans lesquelles elles se sont enlisées sans même s’en rendre compte, à identifier ce qui, objectivement, n’a plus lieu d’être poursuivi.
Pathologiser c’est éviter de poser la seule question qui compte vraiment : qu’est-ce qui, dans cette vie, doit changer ?