Jean-Jacques Fabre - Psychologue

Jean-Jacques Fabre - Psychologue Consultations pour adultes en Psychothérapie, Hypnothérapie, Thérapie de couple et Sexologie

05/02/2026
02/02/2026
26/01/2026

« Être psy, c’est juste écouter… »
Non pas vraiment.

« Être psy, c’est écouter. »
C’est ce qu’on entend souvent.
Souvent avec un sourire. Parfois avec légèreté. Comme si c’était simple. Comme si ça ne demandait rien.
Comme si écouter, c’était juste tendre l’oreille…
Mais écouter, ce n’est pas juste entendre des mots.
Vous pensiez peut-être à une oreille attentive, à une discussion posée,
à quelqu’un qui hoche la tête, à base de « mh mh ».
Mais être psy, ce n’est pas écouter des histoires. C’est écouter des vies parfois fracturées, les accueillir et les contenir, en direct. Et les aider à comprendre, cicatriser, avancer. Retrouver l’équilibre.

C’est écouter ce patient qui n’a pas pu sauver un enfant renversé sur la route, et qui revit cette scène sans répit.
Qui répète :
« J’aurais dû. »
« C’est ma faute. »
Alors que, rationnellement, non.
Mais émotionnellement, la culpabilité est une tentative de reprendre le contrôle sur l’incontrôlable.

C’est écouter cette patiente qui raconte les attouchements, l’inceste qu’elle a subis. Et entendre la confusion, la honte, la dissociation. Le corps qui se fige pendant qu’elle parle. Dans le trauma, le récit n’est jamais linéaire.
Le psy écoute ce qui est dit, mais aussi ce qui se bloque, ce qui déborde, ce qui revient en flashs ou par fragments.

C’est écouter cette femme qui décrit la température de la pièce, l’odeur du formol, le bracelet autour du poignet de son mari. Et rester là. Présente. Stable.
Parce que, dans le deuil traumatique, le cerveau cherche à fixer le réel pour ne pas sombrer.

C’est écouter cette patiente qui dit :
« Je me déteste. Je suis qu’une m***e. J’ai envie de me faire du mal. J’ai peur de ce que je pourrais faire. »
Et ne pas paniquer. Ne pas moraliser.

C’est écouter ce patient qui se pique là où personne ne regarde. Entre les orteils. En cachette. Dans la survie. C’est entendre cette régulation émotionnelle désespérée, sans réduire la personne à son symptôme.

C’est écouter cet adulte qui dit :
« J’ai tout pour être heureux, mais je ne ressens rien. » Et entendre des besoins jamais reconnus, un attachement insécure, une hypervigilance depuis l’enfance. Être témoin d’un système émotionnel qui confond passé et présent.

C’est écouter cette patiente qui explique, encore, qui s’épuise à poser ses limites à sa famille et qui n’est jamais entendue. La voir s’en vouloir de dire non, de s’écouter. Et voir aussi à quel point ne pas être entendu peut être aussi violent qu’une agression.

Écouter tout cela, sans corriger, sans écourter ni presser le récit, sans détourner les yeux.

Ce n’est pas passif. C’est mobiliser des connaissances cliniques, réguler ses propres émotions, maintenir un cadre sécure.
Alors oui, être psy, c’est écouter.
Mais écouter ça.
Jour après jour.
Avec humanité.
Avec rigueur.
Avec responsabilité.

23/01/2026

Magnifique citation de Marcel Pagnol ❤️

06/01/2026
04/01/2026

Si demain ton fils ou ta petite-fille a besoin de parler de ses symptômes, de son viol, de ce monde qui ne tourne pas rond et lui donne sérieusement envie de mourir, il n’y aura peut-être plus grand …

30/12/2025

🧠⚡️Le milieu psy souffre d’un travers devenu presque invisible tant il est normalisé : une obsession diagnostique. Dès la formation, les futurs praticiens sont conditionnés à penser la souffrance psychique à travers des catégories nosographiques, des critères, des seuils, des codes.

Ce conditionnement est ensuite renforcé par les exigences administratives, les systèmes de remboursement, la pression institutionnelle et, plus insidieusement encore, par la validation entre pairs.

Nommer devient rassurant et classer donne l’illusion de comprendre.

Or, confondre nommer et comprendre est une faute épistémologique majeure. Le diagnostic, lorsqu’il devient un point d’arrivée plutôt qu’un outil provisoire, appauvrit la pensée clinique. Il fige une personne dans une étiquette là où il faudrait explorer

📌 une trajectoire,
📌 un contexte,
📌 une histoire,
📌 des choix répétés,
📌 des renoncements silencieux,
📌 des compromis devenus toxiques.

👉🏻 Une éthiopathologie responsable ne commence pas par une case, mais par une enquête : comment cette vie s’est-elle organisée… et à quel prix ?

Beaucoup de personnes en souffrance ne demandent pas un nom pour leur mal. Elles demandent de la clarté et des solutions. Elles veulent un professionnel capable de les aider à faire un audit lucide de leur existence, à repérer les situations dans lesquelles elles se sont enlisées sans même s’en rendre compte, à identifier ce qui, objectivement, n’a plus lieu d’être poursuivi.

Pathologiser c’est éviter de poser la seule question qui compte vraiment : qu’est-ce qui, dans cette vie, doit changer ?

30/12/2025

Quand la science et la spiritualité se rejoignent…

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