29/01/2026
Un super moment partagé avec Léo Besselièvre, journaliste de Tendance Ouest à Caen et l'occasion de partager quelques réflexions nourries par cette expérience, autour de trois sujets :
☆ Le plaisir des interviews
☆ Le sens profond de mon activité
☆ Les usages du téléphone et des réseaux sociaux
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☆ Le bonheur des interviews
J’adore les interviews…
Ce début d’après-midi, j’étais reçu par Ouest, ici à Caen pour parler des potentielles addictions aux réseaux sociaux et aux téléphones, dans le cadre des journées mondiales sans téléphone portable (du 6 au 8 février) et j’ai réalisé de nouveau à quel point c’était un pur plaisir de pouvoir partager sur un thème qui me passionne.
Pas seulement pour la reconnaissance que ça apporte, néanmoins c’est vrai que c’est très gratifiant d’être sollicité en tant qu’expert sur un sujet qui nous tient profondément à cœur.
Mais aussi pour tous les niveaux d’intérêt que ça comporte :
Il n’y a pas plus grand bonheur que de parler de ce qui nous anime
C’est du temps utile, l’occasion d’offrir la valeur de son vécu au plus grand nombre
C’est une aventure humaine, un moment de partage, de création et de connexion
C’est aussi l’opportunité de redéfinir le sens de : “Pourquoi on fait ce que l’on fait ?”
☆ Le sens profond de mon activité
Et c’est justement à cette occasion que je me suis rappelé du sens profond qui animait mon activité de thérapeute aujourd’hui et j’avais envie de la partager ici, ainsi qu’une partie de notre réflexion sur les téléphones et les réseaux sociaux.
Mon rêve le plus intense aujourd’hui, c’est d’incarner un homme en quête perpétuelle d’un chemin sain et naturel vers une liberté à très haute fréquence vibratoire, sans dépendre d’aucune substance ou habitude pour y accéder. Et de pouvoir accompagner toutes les personnes qui souhaiteraient retrouver ce même chemin pour elles-mêmes et à leur manière.
Auparavant, comme la beat generation, je cherchais cette liberté et cet état de béatitude dans la consommation de substances et la multiplication d’expériences jusqu’à saturation. Mais à présent, je réalise à quel point la quête saine et naturelle est plus riche et plus permanente :
☞ Plus aucun “crash” post-consommation,
☞ Beaucoup plus de choix disponibles,
☞ Plus de liberté et de décisions conscientes face aux myriades de tentations,
☞ De biens meilleures relations avec mes pairs, plus vraies, plus riches et profondément bienveillantes, même dans les moments confrontants
☞ Un esprit qui fonctionne beaucoup mieux et avec beaucoup plus de clarté pour créer mais aussi pour faire face à toute forme d’adversité
☞ Un sentiment de pouvoir personnel
☞ Une vie qui me ressemble beaucoup plus et que je suis fier, à beaucoup d’égard, d’incarner
☆ L’enjeux du téléphone et des réseaux sociaux
Voici quelques questions proposées par Léo Besselièvre, auxquelles j’ai eu le plaisir de répondre aujourd’hui et qui seront sûrement partagées en partie dans l’article de la semaine prochaine.
➤ Quelle place a le téléphone dans nos vies actuellement ?
C'est un vaste sujet ! En réalité, il y a probablement autant d’usages que d’utilisateurs.
On observe que la place du téléphone est souvent le miroir de notre niveau d’interaction avec le monde numérique : pour certains, il reste un simple outil utilitaire voire accessoire, tandis que pour d'autres, c'est une véritable interface vitale avec la société.
➤ Est-ce néfaste ou bénéfique ? Et dans quelles mesures ?
C’est toute l’ambivalence de cet outil : il n'est ni bon ni mauvais en soi, il est ce que nous en faisons.
Le basculement vers le néfaste se produit souvent quand le téléphone devient une stratégie d’évitement : on scrolle pour fuir un inconfort, un stress ou un ressenti désagréable. Là, il agit comme un anesthésique et peut, tout comme une addiction, transformer son usager en “zombie”.
À l’inverse, il est bénéfique dès lors qu'il reste un levier au service de nos projets. Qu’il s’agisse de gagner en efficacité, de s’informer ou de créer des opportunités, le bénéfice réside dans l'usage conscient.
La vraie question à se poser n'est pas 'combien de temps' je passe dessus, mais 'pourquoi' je l'allume à cet instant précis.
➤ Quelles sont les alternatives face à une consommation répétée du téléphone dans la journée ?
Pour proposer des alternatives, il faut d’abord comprendre que cette consommation répétée cache souvent un besoin inassouvi. Le téléphone n'est que le symptôme.
La question clé est : quelle fonction remplit-il à cet instant ? (Faire une pause, gérer un stress, combler un vide ?)
Une fois le besoin identifié, l'alternative doit être équivalente. Si je cherche à faire le vide, 5 minutes de respiration consciente ou une courte marche seront plus régénératrices qu'un écran. Si je cherche à retrouver du lien, un appel de deux minutes vaut mieux que trente minutes à épier la vie des autres sur les réseaux.
Il n'y a pas de solution unique car chaque personne est différente, mais la première alternative, c'est de réapprendre à faire les choses consciemment plutôt que par défaut.
➤ Pourquoi le téléphone est devenu si indispensable au fil des années ? Dans un cadre plus large, pourquoi les nouvelles technologies sont autant utilisées de nos jours ?
Le téléphone est devenu indispensable car il est la réponse technologique à plusieurs besoins inhérents à l’humain : le lien, le besoin d’évolution et la recherche de facilité.
En quelques années, il a permis de centraliser une majeure partie de nos outils pratiques du quotidien : il est à la fois notre banque, notre GPS, notre album photo, notre tutoriel géant et notre lien permanent avec nos proches.
Cette concentration de services crée une dépendance pratique quasi mécanique : difficile de s’empêcher l’usage d’un tel couteau suisse numérique qui nous simplifie autant la vie.
Mais au-delà de l'outil, les nouvelles technologies exploitent la manière dont notre cerveau est câblé. Elles nous offrent des gratifications immédiates (informations, notifications, likes, jeux) qui stimulent notre système de récompense.
Et puis maintenant il y a l'IA qui devient rapidement un objet à la fois fascinant et pour beaucoup effrayant, de curiosité et d’exploration.
➤ Plus spécifiquement, quel outil nous « aspire » le plus ? Les réseaux sociaux ?
Si les réseaux sociaux sont souvent pointés du doigt, c’est parce qu'ils sont les champions de ce qu’on appelle l'économie de l'attention. Ils sont conçus pour être sans fin (le 'scroll' infini) et pour fournir des micro-récompenses immédiates à notre cerveau afin de nous maintenir connectés.
Cependant, l'outil qui nous 'aspire' le plus est celui qui supprime le plus de frictions dans notre vie. Aujourd'hui, c'est le smartphone lui-même, car il est devenu notre interface unique pour tout : s'informer, se divertir, travailler, et même rencontrer l'autre.
Plus qu'une application précise, c'est la disponibilité permanente qui nous aspire. On ne se connecte plus avec une intention précise, on est connecté par défaut.
Le vrai danger n'est pas tant le réseau social en lui-même, mais le fait qu'il remplace peu à peu nos moments de vide, de rêverie ou de réflexion profonde, ces instants où aucune machine ne pourra faire ce travail de nous régénérer ou nous reconnecter à nous-même, à notre place.
➤ Bien ou non de faire une « cure » de téléphone une fois de temps en temps ?
Bien sûr ! J’aime appeler ça un 'jeûne numérique'. L'idée n'est pas simplement de se forcer à poser l'objet, mais de rediriger notre attention vers d'autres sources riches en satisfaction.
Ce qui facilite grandement ce jeûne, c’est de s'offrir des moments de plaisirs riches : de l'exploration, de la nature, du mouvement ou des vrais moments de partage.
En général, quand on remplit notre quotidien d'expériences riches en connexion et en présence, la déconnexion numérique se fait tout naturellement et sans frustration. On ne 'tient' pas sans son téléphone, on oublie simplement de le regarder car ce qui nous rend réellement vivant reprend toute sa place.
➤ Est-ce que se priver de téléphone portable serait « passer » à côté de son époque ?
On peut bien entendu s'en passer !
Mais la privation drastique fonctionne rarement, c’est un peu comme pour les régimes. Cela demande de puiser énormément dans notre volonté, qui est une ressource limitée, et on finit souvent par craquer ou compenser autrement.
Et puis, il ne faut pas oublier que cette technologie offre des usages formidables : comprendre, créer, transmettre, connecter...
Pourquoi se priver de ce qui nous fait du bien ? En revanche, si le téléphone devient une 'chaîne', un trop-plein ou une corvée, il est temps d'ajuster le curseur.
L'essentiel est de trouver ce qui est écologique et sain pour soi, selon ses besoins et tout en préservant son espace vital.
Maintenant, dédramatisons un peu : on passe de toute façon notre temps à passer à côté de mille choses de notre époque, et heureusement !
Choisir de ne pas tout voir ou tout savoir, c’est aussi ce qui nous préserve d'un stress permanent.