14/12/2025
"Nous sommes en train d’assister, sous nos yeux, à la fragmentation de l’ancien monde.
Ce qui se défait aujourd’hui n’est pas un accident de l’histoire.
C’est le résultat, la récolte, de ce qui a été semé pendant des millénaires.
Des systèmes ont été construits sur la domination, la peur, la séparation, le mensonge institutionnalisé.
Ils ont tenu un temps.
Ils arrivent maintenant à leur limite naturelle, parce qu’ils ne sont plus portés par la vie.
L’histoire humaine avance par cycles, par répétitions, par fractales.
Un temps de construction et un temps d’effondrement, saisons d’exil et saisons de retour, chutes suivies de restaurations.
Rien n’est linéaire.
Rien n’est figé.
Chaque basculement porte en lui une possibilité : celle d’un réalignement plus juste.
Nous arrivons aujourd’hui à un nouveau basculement des consciences.
Ce n’est ni une utopie naïve ni une dystopie inévitable.
C’est une mise à nu.
Une invitation à reprendre notre responsabilité intérieure, sans devenir nos propres maîtres.
La vraie liberté ne consiste pas à s’auto-proclamer souverain, mais à se reconnecter à la source de la Vie, au "Père", à "Dieu", à cet Esprit qui nous dépasse et qui pourtant habite en nous.
C’est là que se trouve la véritable unité.
Pas dans une idéologie, pas dans un système politique, pas dans une structure imposée, mais dans l’Esprit de l'intelligence Aimante, vivant à l’intérieur de chacun.
Un Esprit qui ne domine pas, mais qui libère.
Un Esprit qui nous apprend à discerner ce qui relève du monde — ses règles corrompues, ses jeux de pouvoir, ses narratifs de peur — et à lui laisser ce qui lui appartient.
Ce que nous voyons émerger, c’est la sortie progressive d’une conscience de victime.
Quand on a déjà tout perdu extérieurement et intérieurement — illusions, fausses sécurités, reconnaissance artificielle — on n’a plus peur.
Et quand la peur tombe, la parole se libère. Les actes deviennent justes.
Les femmes et les hommes se lèvent pour faire ce qu’il y a à faire : protéger le vivant, la terre, le travail digne, la transmission, la beauté, la vérité
En France, cela prend une forme particulièrement parlante.
Nous assistons à la chute de pouvoirs corrompus, de figures d’autorité qui ont gouverné par la contrainte et la prédation — la chute des cornus, de ceux qui se sont élevés contre le peuple et contre le vivant.
En face, un peuple longtemps traité comme une simple ressource, une force à pressurer, une vache à lait a exploitée sans égard.
Cette image peut sembler provocante, presque drôle, mais elle est profondément révélatrice.
Quand on observe la facilité avec laquelle certains systèmes peuvent sacrifier des animaux, les déplacer, les éliminer au nom de protocoles abstraits, on reconnaît la même logique appliquée aux humains : déshumanisation, gestion par la peur, décisions prises loin du réel, garder le peuple dans l'ignorance de sa soumission.
Dire « je suis une vache » devient alors un refus symbolique d’être réduit à une marchandise.
Nous ne sommes pas dupes.
La symétrie est visible.
Ce qui est infligé au vivant — humain ou animal — procède d’un même mépris.
Et dans cette prise de conscience, quelque chose se redresse.
Le besoin de garder, de protéger, de prendre soin.
Nous sommes ici pour protéger la Terre et toute la création, parce qu’elle nous porte, nous nourrit et nous maintient en vie.
Sans elle, nous ne sommes rien.
Et dans ce retournement, une chose devient claire : nous ferons tomber leur vache sacrée.
Non pas la vache vivante, humble, nourricière, que nous honorons, mais l’idole.
Dans les Écritures, le veau d’or est le symbole de l’idolâtrie : ce que l’homme fabrique, adore et utilise pour justifier la domination et le sacrifice du vivant.
Baal, Ishtar, Moloch n’étaient pas seulement des noms anciens, mais des systèmes spirituels fondés sur la peur, le pouvoir et l’offrande forcée.
Aujourd’hui, ces idoles ont changé de visage, mais leur logique demeure.
Nous, nous avons une autre perception, une autre compréhension.
Pour ceux qui sont en Christ, en eveil, le combat n’est pas contre la chair et le sang.
Nous ne combattons pas les personnes, ni le peuple, ni même ceux qui sont pris dans ces systèmes.
Le combat est spirituel.
Pendant que le peuple agit avec les moyens visibles qu’il a — la parole, le corps, la présence — nous sommes là, à côté et derrière, en soutien, en vérité, en intercession.
Non pour manipuler, mais pour tenir la ligne invisible, pour porter la lumière, pour rappeler que la victoire ne vient pas de la violence, mais de la justice et de l’Esprit.
Il est important de le dire clairement : "Dieu", la "Conscience ", la "Vie" : n’est pas un bisounours.
Sa paix n’est pas une paix de compromis avec l’injustice - mais la justesse vraie, cela s'impose naturellement et de plus en plus.
Sa patience n’est pas une approbation du pillage, du mensonge ou de la dépossession.
La Source de toute vie a une "armée", et cette "armée" se lève. Elle se manifeste sur plusieurs plans.
Il y a l’armée visible du peuple qui n’en peut plus, qui refuse d’être écrasé, instrumentalisé, volé de ses droits, et qui cherche à faire tomber un système devenu injuste.
Et il y a l’armée invisible de "Dieu", qui agit derrière, dans l’autorité spirituelle, le discernement, la vérité.
Le combat ne se mène pas d’une seule manière.
Il se déploie à la fois dans le visible et dans l’invisible, dans l’action concrète et dans l’intercession.
Nous ne sommes pas appelés à tendre l’autre joue pour continuer à être insultés, dépouillés et humiliés.
Cette parole n’a jamais été une invitation à l’effacement.
Elle a toujours été un appel à ne pas répondre par la haine, tout en se tenant ferme dans la justesse divine.
Restaurer n’est pas subir.
Restaurer, c’est remettre en ordre.
C’est redresser ce qui a été tordu.
C’est rendre ce qui a été pris.
Nous cherchons tous la même chose, croyants ou non :
la paix, l’unité, des solutions concrètes, un avenir viable.
Si l’on reste focalisé uniquement sur le flux des informations, ce monde peut faire peur.
Mais si l’on regarde avec un œil plus avisé, on voit la mort de l’ancien et, avec elle, la possibilité réelle d’une renaissance — non dystopique, non déshumanisée.
Certains pensent être au contrôle.
Ils se trompent.
Aucun système bâti contre la vie ne peut tenir indéfiniment.
La force à l’œuvre aujourd’hui n’est pas celle du contrôle, mais celle de l’alignement.
Et cette force est immensément supérieure. La lumière n’a jamais eu besoin d’être majoritaire pour être victorieuse.
Elle a seulement besoin d’être vivante.
Bénissons tous ceux qui se lèvent.
Ceux qui agissent sur le terrain, ceux qui bâtissent en silence, ceux qui protègent, ceux qui réparent, ceux qui intercèdent.
Nous sommes unis dans ce mouvement, même sans toujours le savoir.
Et ce basculement peut devenir une grande liberté collective, si nous acceptons d’être guidés par l’Esprit et non par la peur.
C’est ainsi que nous avançons aujourd’hui, sobres mais déterminés, paisibles et fermes, unis sans être naïfs, libres parce que guidés par l’Esprit.
L’ancien monde meurt, un monde plus juste renaît, et chacun de nous a une place à tenir, non dans la peur, mais dans l’autorité juste..."
Sur le chemin de l’éveil