26/02/2026
Je t’écris avec mes petites mains, celles qui tremblent quand quelqu’un hausse la voix ou quand je me sens trop différente.
Je ne sais pas encore comment on devient grande, alors j’imagine que toi, tu sais déjà...
Je voulais te demander pardon d'avance.
Pardon pour les jours où je vais me taire alors que j’aurais besoin de parler.
Pardon pour les fois où je vais croire ceux qui disent que je ne suis pas assez bien, pas assez forte, pas assez importante...
Je vais parfois laisser les autres marcher sur mon cœur, parce que j’aurai peur d’être seule si je dis non.
Je ne fais pas ça pour te faire du mal. C’est juste que j’apprends encore à m’aimer...
Je vais sûrement me comparer, m’excuser d'exister, sourire quand j’aurai envie de pleurer...
Je vais croire qu’il faut se plier pour être aimée.
Et je sais que ça te laissera des traces...
Mais j’espère aussi que tu te souviendras de moi avec douceur...
Que j’étais cette petite fille qui faisait de son mieux avec ce qu’elle savait.
Je ne connaissais pas encore la force de se choisir soi-même...
Alors, quand tu liras cette lettre, j’aimerais que tu ne sois pas trop fâchée contre moi...
J’aimerais que tu prennes ma main, et que tu me dises que tout ira bien.
Que tu as appris à dire stop...
À rester quand ça vaut la peine et à partir quand ça fait mal.
Et surtout… dis-moi que tu as fini par te traiter avec la même gentillesse que celle que tu offres aux autres...
Je t’attends, quelque part entre l’enfance et le courage.
Via "L'ingénue rêveuse"