14/01/2026
Une conscience qui apaise. Chacun-e agit comme il peut. Bonne journée. Brigitte
Les enfants mentent pour survivre à la maison.
Un enfant ne ment pas d’abord par méchanceté. Il ment pour se protéger.
Quand la maison devient un lieu de peur, de cris, d’humiliation ou d’imprévisibilité émotionnelle, le mensonge devient un mécanisme de survie.
Un enfant qui sait qu’une vérité lui vaudra une insulte, une gifle, une menace ou un rejet apprend vite une chose : dire la vérité est dangereux. Alors il cache, il déforme, il nie. Non pour manipuler, mais pour éviter la douleur.
Exemples concrets :
– Un enfant ment sur ses notes parce qu’il associe l’erreur à la punition, pas à l’apprentissage.
– Il ment sur ce qu’il ressent parce que ses émotions sont minimisées ou ridiculisées.
– Il ment sur ce qu’il vit parce qu’il n’est jamais écouté, seulement jugé.
Avec le temps, ce mécanisme laisse des traces profondes.
L’enfant devient un adulte qui a peur de dire la vérité dans ses relations.
Il évite les conflits, cache ses besoins, vit dans l’angoisse d’être découvert.
Au travail, il se suradapte. En couple, il se tait ou fuit.
La confiance est abîmée, d’abord envers les autres, puis envers lui-même.
Il faut être clair : ce n’est pas le mensonge qui est le problème, c’est l’environnement qui l’a rendu nécessaire.
Une maison saine n’exige pas la perfection.
Elle offre la sécurité émotionnelle.
Là où l’enfant peut dire la vérité sans être détruit, corrigé sans être humilié, entendu sans être méprisé.
Guérir l’adulte commence souvent par reconnaître l’enfant qui a dû mentir pour survivre.