12/04/2026
« Je ne veux pas leur ressembler. » « Je ne veux pas de ce sang en moi. » âïžđ
âDans un de mes posts, je parlais de la beautĂ© de lâhĂ©ritage cellulaire, de cette expansion de soi Ă travers les gĂ©nĂ©rations, comme l'arbre et sa graine. Mais que se passe-t-il quand lâarbre dâorigine Ă©tait toxique ? Quand le parent ou le grand-parent a Ă©tĂ© une source de souffrance, de trauma ou de rejet ?
âPorter en soi lâADN de celui qui nous a brisĂ© peut sembler destructeur.
âOn se regarde dans le miroir et on traque leur reflet. On surveille nos colĂšres, nos gestes, nos mots, de peur de voir surgir "l'autre". Cette sensation que notre propre corps nous trahit en abritant les codes gĂ©nĂ©tiques de notre bourreau est une Ă©preuve presque insupportable. On se sent parfois comme une maison habitĂ©e par un fantĂŽme qu'on n'a pas invitĂ©.
âComment faire la paix avec ce que l'on n'a pas choisi ?
âDistinguer le biologique du comportemental : L'ADN est une bibliothĂšque de donnĂ©es, mais c'est vous qui Ă©crivez l'histoire. Avoir les mĂȘmes yeux ne signifie pas avoir le mĂȘme regard sur le monde.
âLe rĂŽle de "briseur de cycle" : ReconnaĂźtre cette part d'eux en nous, ce n'est pas accepter leur faute. C'est parfois le point de dĂ©part pour dĂ©cider que la souffrance s'arrĂȘte ici, avec nous.
âTransformer l'hĂ©ritage : On peut garder la force vitale de la lignĂ©e tout en jetant les "scories" Ă©motionnelles.
âLa rĂ©conciliation n'est pas toujours possible avec la personne, mais elle est nĂ©cessaire avec ses propres cellules pour ne plus vivre en guerre contre soi-mĂȘme. đïž
âC'est un cheminement long, souvent au cĆur de mes accompagnements. Apprendre Ă se rĂ©approprier son corps, son nom, et Ă faire de cet ADN un terrain neuf, purifiĂ© par notre propre conscience.
âEt vous, avez-vous dĂ©jĂ ressenti ce conflit intĂ©rieur ? Comment vivez-vous ce poids du sang quand l'histoire est lourde ? đŹâš
â