02/01/2026
Sur cette photo, il y a Best et moi.
Mais surtout, il y a une relation.
En équithérapie, le cheval n’est pas un outil thérapeutique : il est un partenaire relationnel. Comme le souligne Fine (2019), la médiation animale crée un espace thérapeutique dans lequel le non-verbal devient central et sécurisant pour la personne accompagnée.
Le cheval ne juge pas, ne projette pas et ne cherche pas à interpréter.
Il réagit à ce qui est présent, ici et maintenant : la posture, la respiration, la cohérence émotionnelle.
Selon Bachi (2013), cette sensibilité fait du cheval un véritable miroir émotionnel, capable de révéler les ajustements internes liés à l’estime de soi et au sentiment de sécurité.
Lorsque la confiance en soi est fragilisée, le cheval le perçoit immédiatement.
Et lorsque cette confiance se stabilise, s’incarne, se pose… la relation s’apaise.
Les travaux de Pendry et Roeter (2013) montrent d’ailleurs que les dispositifs de médiation équine ont un effet significatif sur l’estime de soi et le sentiment de compétence personnelle, notamment par l’expérience directe de réussite et d’ajustement relationnel.
La relation avec Best m’a appris (et continue de m’apprendre ) que la confiance en soi ne se construit pas uniquement par la cognition ou le discours.
Elle se développe dans l’expérience vécue, par le corps et la relation, comme le soulignent Carlsson, Ranta et Traeen (2014) dans leurs travaux sur les bénéfices psychologiques de l’équithérapie.
La confiance en soi ne naît pas du regard de l’autre.
Elle émerge lorsque l’on se sent aligné, cohérent et reconnu, sans avoir à jouer un rôle.
Et parfois, ce miroir thérapeutique à quatre jambes, a une capacité étonnante à nous ramener à l’essentiel.