04/03/2026
Ces derniers temps, beaucoup de mes patients me parlent d’une même chose :
l’inquiétude face au contexte géopolitique actuel.
Les informations, les tensions internationales, les discours alarmants… Tout cela peut réveiller un sentiment d’insécurité profond. Une impression que le monde devient instable, imprévisible.
Et je veux être honnête : en tant que psychologue, je ne suis pas en dehors de ce monde.
Moi aussi, je vois les informations. Moi aussi, je ressens parfois de l’inquiétude.
Mon rôle n’est pas de dire à mes patients : « tout ira bien ».
Parce que personne ne peut promettre cela.
Mon rôle est ailleurs.
Il est d’aider à traverser l’incertitude sans se laisser engloutir par elle.
D’apprendre à vivre avec ce que nous ne contrôlons pas, tout en reprenant du pouvoir sur ce que nous pouvons encore maîtriser : notre attention, nos actions, nos liens, notre manière de prendre soin de nous.
L’anxiété naît souvent lorsque notre esprit tente de résoudre des problèmes qui dépassent largement notre sphère d’action.
Alors en séance, nous travaillons à revenir ici et maintenant.
À distinguer ce qui dépend de nous… de ce qui ne dépend pas de nous.
S’informer est important.
Mais préserver sa santé mentale l’est tout autant.
Dans un monde incertain, prendre soin de son équilibre psychique n’est pas un luxe.
C’est une nécessité.
Et parfois, le premier pas est simplement de ne pas rester seul avec ses inquiétudes.