09/03/2026
L'Écosse l'a fait... Pourquoi pas nous ?
-> Rédaction du post par Stéphane Gonzalez (directeur communication funéraire france)
Le 2 mars dernier, l'Écosse a franchi un pas historique en légalisant officiellement l’aquamation. Après l’Irlande et les Pays-Bas, c'est une tendance de fond qui s'installe en Europe, rejoignant l'Australie, le Canada et les États-Unis.
Techniquement, comment ça marche ?
Le corps est placé dans un cylindre en acier avec 95 % d’eau et 5 % de solution alcaline. Chauffé environ 4 heures, le procédé dissout les tissus et fragilise les os (transformés en cendres cinéraires pour les familles).
Le bilan écologique est sans appel :
- 7 fois moins d'émission de CO2 qu’une crémation classique.
- 80 % d’économie d’énergie.
- Zéro fumée toxique
Au-delà de l'écologie, c'est une question de liberté. Il y a plus de 30 ans, la fin du monopole funéraire marquait une avancée majeure : la liberté de choisir ses Pompes Funèbres. Aujourd'hui, le choix binaire "inhumation ou crémation" semble "un peu court" face aux aspirations à des funérailles à faible impact environnemental des nouvelles générations .
Élargir nos lois à l’aquamation (et à l’humusation...) constituerait une avancée majeure pour la liberté de choix des familles. Chacun devrait pouvoir aligner ses convictions de vie avec son dernier geste.
Un grand bravo aux leaders mondiaux Bio-Response Solutions, Inc. (pionnier de l'Aquamation®) et Resomation Ltd (leader technologique en Europe) qui ouvrent cette voie. La technologie est prête, les citoyens aussi... et le législateur ?
La France doit-elle enfin sauter le pas ?