23/01/2026
S’informer n’engage à rien.
Mais être inscrit sur un registre peut, un jour, permettre de devenir la bonne étoile de quelqu’un.
Si je partage ce message aujourd’hui, ce n’est pas pour convaincre, encore moins pour culpabiliser.
C’est simplement pour transmettre ce que, moi, je ne savais pas au moment de m’inscrire comme donneuse de cellules souches.
Le don de cellules souches (souvent appelé “don de moelle”) est un sujet qui fait peur.
Il est entouré de beaucoup d’idées reçues et de peurs...
Et pourtant…
Le don est extrêmement encadré.
Avant toute chose, il y a des rendez-vous médicaux, des échanges, des bilans sanguins très complets.
Tout est pensé pour protéger la personne qui recevra la greffe, mais aussi le donneur.
La sécurité est centrale.
Quand on parle de “moelle”, beaucoup pensent à la moelle épinière.
C’est une erreur très répandue.
La moelle osseuse est un tissu situé au centre des os, qui fabrique les cellules du sang : globules rouges, globules blancs, plaquettes.
Elle n’a aucun lien avec la colonne vertébrale, et il n’y a donc aucun risque de paralysie.
Il y a l'injection des facteurs de croissance qui sont administrés pour stimuler la moelle osseuse.
Cela peut entraîner de la fatigue, des douleurs musculaires ou articulaires, parfois un sommeil un peu perturbé. Ça a été mon cas.
C’est inconfortable, oui.
Mais c’est temporaire.
Et quand ça fait un peu mal, c’est un signe que le corps travaille de l'intérieur.
Chaque année, environ 2 000 personnes ont besoin d’une greffe de cellules souches pour espérer guérir.
La compatibilité est rare.
C’est pour cela que le nombre de personnes inscrites sur le registre est si important.
S’informer n’engage à rien.
S’inscrire non plus, dans l’immédiat.
Mais être inscrit peut, un jour, tout changer pour quelqu’un. Et surtout, il est important de savoir qu'à plusieurs reprises dans le parcours, nous sommes interrogés, nous avons le droit de dire non... L'idée si c'est le cas c'est de plutôt le faire en début de procédure pour d'une part éviter les faux espoirs de la personne qui attend cette greffe comme potentiel de guérison mais aussi et surtout ne pas compromettre ses chances de survie. En effet au moment où l'on commence les injections de facteurs de croissance, le receveur entame, lui, un parcours de conditionnement (chimiothérapie et parfois irradiation corporelle totale) pour détruire l'ensemble des cellules malades mais également toutes les cellules de sa propre moelle osseuse. Il n'a donc plus aucun système immunitaire capable de le défendre et est donc très vulnérable. Ce n' est plus le moment de reculer... Mais encore une fois, promis, les équipes vous auront posé des dizaines de fois la question sur votre accord !
On raconte l’histoire du colibri qui, face à l’incendie, fait sa part en apportant quelques gouttes d’eau.
“Je fais ma part”, dit-il.
Pour moi, ce don, et ce partage aujourd’hui, c’est mon colibri.
Et si ce post éveille la curiosité d’une seule personne, alors j’aurai fait ma part.
Alors si tu as entre 18 et 35 ou des personnes de cet âge là dans ton entourage... N'hésite pas à partager et à te tourner vers
Don de moelle osseuse Don de moelle osseuse / Établissement Français du Sang (EFS) Etablissement Français du Sang
Merci d'avance 🙏🏼🫶🏽✨