14/02/2026
Cette semaine, Monsieur Hypo a frappé fort…!
Il y a des jours plus simples que d’autres.
Et puis il y a ces après-midis qui marquent un peu plus.
Ce jour-là, tout avait commencé par une visite de Madame Hyperglycémie. Rien d’inhabituel.
La pompe d’Iris, en boucle fermée, a fait son travail : elle a lancé un bolus de correction pour réguler l’hyper.
Sauf que cette fois… la correction était trop importante.
En l’espace de 15 minutes, Iris est passée de 210 à 50.
Malgré deux resucrages faits par maîtresse, la descente continuait.
Madame Hyper a alors passé le relais à Monsieur Hypoglycémie, et lui n’est pas venu pour faire semblant.
Iris a commencé à ne pas se sentir bien du tout.
On l’a allongée. Maîtresse a immédiatement fait appeler sa maman ainsi qu’une personne formée dans l’école, qui accompagne une autre petite fille diabétique.
Un Dextro au doigt : 36. Hypoglycémie sévère.
Et surtout… elle ne remontait pas.
Quand sa maman est arrivée à l’école, l’inquiétude était palpable.
Heureusement, après trois resucrages successifs, les chiffres ont enfin commencé à remonter.
Iris allait mieux, mais elle était épuisée. Trop fatiguée pour rester en classe.
Direction la maison, au calme, pour récupérer.
Et comme si cela ne suffisait pas, quelques jours plus t**d, Monsieur Hypo est revenu faire un tour…
Cette fois, maman était en rendez-vous professionnel à 45 minutes de route.
C’est donc papa qui a pris le relais.
Pourquoi ces grosses hypoglycémie ?
Après analyse des courbes, le diabétologue a donné la réponse : Iris grandit.
Et quand un enfant grandit, les réglages de pompe doivent évoluer aussi.
Il est donc temps de réajuster pour retrouver l’équilibre.
En attendant, on surveille Monsieur Hypo d’un peu plus près.
Pour maîtresse, cette semaine a été particulièrement stressante.
Comme on l’a déjà évoqué, gérer une classe demande déjà énormément d’énergie.
Alors ajouter à cela la surveillance d’un diabète instable… c’est une vraie charge mentale supplémentaire.
Le directeur de l’école nous a proposé une solution : déposer un dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).
Cela permettrait de mettre en place un accompagnement dédié à la gestion du diabète d’Iris.
Une personne formée pourrait intervenir, soulageant ainsi maîtresse, et évitant d’interrompre la classe pour chaque resucrage.
Ce type de dossier n’est pas toujours accordé pour le diabète…
Mais nous croisons fort les doigts pour qu’il le soit pour Iris 🤞
Une autre petite fille diabétique de l’école bénéficie déjà de ce dispositif. Alors on garde espoir.
Cette aventure nous rappelle une chose essentielle :
Le diabète est imprévisible. Même avec les meilleures technologies, même avec une organisation au millimètre, il garde sa part de surprise.
Mais elle nous rappelle aussi autre chose.
La solidarité.
La réactivité.
L’engagement incroyable des enseignants.
La force d’Iris qui s’adapte, ajuste, apprend encore et toujours.
On respire.
On ajuste les réglages.
On avance.
Parce qu’avec le diabète, chaque tempête finit toujours par laisser place à un nouvel équilibre 💛