19/02/2026
On ne peut pas changer le passé.
Il est écrit. Il est vécu. Il est terminé.
S’y accrocher ne le transforme pas.
Le ressasser ne le répare pas.
Se définir par lui nous enferme.
Le futur, lui, n’existe pas encore.
Il n’est qu’une projection de notre imagination, souvent teintée de peur ou d’espoir.
Ce qui nous fait souffrir, ce n’est ni hier ni demain: C’est notre résistance à ce qui est, ici et maintenant.
L’instant présent est le seul espace réel.
Le seul endroit où quelque chose peut évoluer.
Accepter la réalité telle qu’elle est (joyeuse ou douloureuse) n’est pas se résigner.
C’est un acte de maturité. C’est la base indispensable à toute transformation.
Refuser le présent nous maintient dans la plainte.
L’accepter nous rend responsables.
Et cette responsabilité est un choix.
Choisir de regarder en face. Choisir de comprendre. Choisir d’agir à partir de ce qui est, et non de ce que l’on voudrait qu’il soit.
Ne pas le faire nous rétrécit. Nous enferme dans la frustration et la tristesse. Nous maintient dans une posture d’impuissance… et parfois dans une posture de victime où tout semble venir de l’extérieur. Et cette posture de victime nous prive de notre pouvoir.
Le passé ne peut être modifié.
Mais il peut être intégré avec conscience.
Le futur ne peut être contrôlé.
Mais il se construit, instant après instant, par la qualité de notre présence aujourd’hui.
Notre avenir dépend moins des circonstances que de notre capacité à vivre pleinement le présent.
C’est ici que tout commence.
Et c’est toujours un choix.
Corinne Spanhove - HolystiC