16/12/2025
On dit souvent « souviens-toi d’où tu pars », comme si le passé devait être une boussole éternelle, comme si l’on devait passer sa vie à regarder dans le rétroviseur.
Moi, je n’ai jamais méprisé mon histoire, elle a forgé mes cicatrices, mes forces, elle a façonné la texture même de mon âme ; mais ce qui m’intéresse vraiment, ce n’est pas le point de départ, c’est l’horizon que j’ai décidé de rejoindre.
Là d’où je viens, je ne l’ai pas choisi .... c’est un héritage inconscient que l’on m’a quelques part imposé, comme un décor déjà monté avant mon entrée en scène.
Mais là où je vais, c’est le rôle que j’écris de mes propres mains, la pièce dont je suis l’auteur, l’acteur, le metteur en scène.
Je n’attends rien de personne, non pas par arrogance, mais par lucidité. Ainsi, que l'on m’envoit un message ou non, cela me fera toujours plaisir, bien sûr, mais je ne bâtirai jamais mon élan sur la constance des autres.
Quand on observe la vitesse à laquelle les gens changent, la façon fulgurante dont certains retournent leur veste dès que le vent se lève ou que la route devient un plus sombre, tu finis par comprendre une vérité simple, presque brutale : ce ne sont jamais les beaux jours qui dévoilent les âmes, ce sont les tempêtes qui arrachent les masques.
Désormais, je sais exactement qui se tient devant moi… et surtout qui ne marchera plus jamais à mes côtés.
C’est pour cela que je recommande à chacun de ne pas remplir sa vie d’amis, mais de la protéger par quelques présences justes.
Un noyau restreint, solide, presque hermétique au tumulte extérieur.
Parce qu’au fond, le monde prend souvent ce que tu as de meilleur... ta lumière, ton authenticité, tes connaissances, ton énergie puis s’en va comme si de rien n’était, te laissant parfois dévasté, parfois surpris, souvent éveillé.
Et dans l’ombre de ton absence, qu’elle soit volontaire ou non, certains renient ce que tu es, jugent ce que tu fais, et évidemment, jamais à découvert, toujours tapis derrière le confort de leur propre lâcheté. Un sourire en façade, un jugement en coulisses, comme s’ils redoutaient le reflet que ton avancée projette sur leurs propres renoncements.
Ils ne veulent pas que tu réussisses, non pas parce que tu leur fais du mal, mais parce que ta progression éclaire l’immobilité dans laquelle ils se sont enfermés. Ils s’illusionnent, persuadés d’être heureux dans une vie qu’ils n’ont pas eu le courage de transformer. Alors ils préfèreraient te voir tomber plutôt que d’admettre qu’ils pourraient, eux aussi, se relever.
Et lorsque tout recommence à briller autour de toi, ils reviendront en disant que tu les inspires… non pas par admiration sincère, mais pour se rapprocher de la lumière qu’ils n’ont jamais eu le courage d’allumer en eux.
J'ai appris une chose essentiel … On peut pleurer, se plaindre, appeler à l’aide. Il n’y a personne qui viendra... pas comme on peut l'imaginer. Chacun est préoccupé par son avenir, par ses intérêts, par sa survie intérieure.
Le monde ne te doit rien, et cette vérité peut blesser, mais elle libère : c’est en nous que se trouve la première main tendue, celle qui décide de ne pas couler.
Les mauvaises personnes t’amèneront toujours d’autres mauvaises personnes ; c’est une contagion silencieuse, un poison qui se transmet par les habitudes, les croyances, les énergies.
C’est pour cela qu’il faut s’entourer des âmes justes : celles qui croient en toi quand tu doutes, qui te tirent vers le haut quand le poids du monde te tire vers le bas, qui ne t'abandonne pas quand tout ce complique, celles qui ne craignent pas ta lumière parce qu’elles ont travaillé la leur.
Quand je vais quelque part, je ne regarde jamais derrière pour vérifier combien me suivent. Si du monde me suit, tant mieux, la marche sera plus vivante. Si personne n’est là, ce n’est pas grave : j’avance quand même.
Parce que ma destination n’a jamais dépendu du nombre de pas derrière les miens, mais de la conviction qui anime chacun de mes pas.
Je vais là où je choisis d’aller !
Et c’est là que tout commence vraiment...
Et vous ?
Bruno Ritorto