22/02/2026
Il était une fois une femme qui pensait qu’elle devait se corriger.
Respirer mieux, réagir moins, être plus douce, plus calme et moins intense.
Elle regardait sa colère comme un défaut, ses tremblements comme des échecs, ses nuits blanches comme des boulets et ses silences comme des failles.
Chaque jour, chaque minute, à chaque souffle, elle essayait de s’améliorer, de se réguler, de gérer ses émotions, de devenir une « meilleure version »
Et jour, elle s’est arrêtée.
Elle n’avait pas réussi, elle était juste fatiguée de battre contre elle même.
Alors, elle a posé ses mains sur son ventre et elle a senti son souffle saccadé glisser sous ses doigts, puis elle a senti les battements de son cœur, rapides et irréguliers, le rythme d’une vie qui refusait de s’éteindre, et enfin la chaleur dans sa poitrine qui se répandait jusqu’au creux de ses côtes…. Et elle a compris qu’elle vivait!
Enfin, pour la première fois, elle ne s’est pas demandé comment corriger ce corps.
Elle lui a demandé :
“Qu’est-ce que tu essaies de protéger ?”
Elle avait compris que son système nerveux ne cherchait pas la perfection… qu’il cherchait la sécurité.
Et soudain, ce qu’elle appelait un problème n’en était plus un, le sens avait changé, et les règles du jeu avec lui.
Elle avait compris, que ce qu’elle appelait un problème était une stratégie qui avait trop travaillé….et qu’il n’y avait rien à réparer.
Simplement se comprendre, se rencontrer, s’écouter.
Elle n’était pas meilleure, elle n’était pas pire….
Elle était en vie…et chacun des ses soupirs le lui rappelait.