15/02/2026
Hier après-midi a eu lieu le Cercle de Nouvelle Lune de la Saint Valentin.
Ce saint ayant vécu pendant l’empire romain, temps de persécution des chrétiens, et ayant prodigué des soins aux martyrs en gardant et exprimant ouvertement sa foi en l’amour christique, divin, nous parle aujourd’hui d’amour dans le sens grec de "philia" (l’amour de l’esprit, bienveillance, compassion, empathie, tendresse amicale) et d’ "agapê" ( l’amour de l’âme, désinterressé, l’amour de l’humanité, l’amour universel, inconditionnel).
Pour pouvoir trouver cet amour en nous, il est nécessaire de désencombrer les couches blessées du coeur (directement liées à celles de l’ego), de se libérer de ce qui plombe le coeur.
Introduit par des exercices introspectifs, un temps de libération émotionnelle et corporelle a été proposé à chaque participant, soutenu par le groupe.
Et un peu plus léger, déchargé, chacun(e) a ainsi pu accéder à un état méditatif dans l’espace du coeur.
Plusieurs invitations à sentir, vibrer, expanser cet espace, jusqu’aux profondeurs habitées et animées par le Divin : concentration sur le trajet du souffle (Source-coeur humain-Coeur de la Terre), recevoir le chant de la reconnaissance du divin en soi et en l’autre, accueillir des paroles sur l’amour (collectées dans le livre d’Alexandre Jardin, "La femme qui inventa l’amour"), ...
Dans notre coeur existe un espace profond où les conflits (le mode "duel" de la dualité) n’ont pas de place, où s’unissent nos polarités (lunaire-féminin-solaire-masculin), s’harmonise notre couple intérieur (le mode " duo" de la dualité). Et cet espace est lumineux (un joyau, une flamme). Nous avons chanté (chanter est un baume pour le coeur) le gospel "This little light of mine, I'm gonna let it shine" pour raviver cette flamme de l’amour en nous, le courage de réveiller notre coeur à l’amour afin qu’il guide chacun de nos pas, de nos gestes, pensées, paroles, actes.
Puis nous avons ouvert nos espaces à l’autre et au groupe : toucher bienveillant, danse en duo par le contact des mains, hugs, cathédrale vibratoire (choeur) dont chacun est un pilier pour une prière de paix destinée à chacun(e) et à l’humanité tout entière : " Hevenu Shalom Aleichem".
La prière de Saint François d’Assise a été lue et reçue en chacun de nous, et c’est avec elle que je termine ce résumé de ce qui a été proposé et vécu hier; écrite au XIIIe siècle, elle résonne encore pleinement avec notre actualité :
" Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix!
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
Que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourrant qu’on ressucite à l’éternelle vie."
🙏💞