11/03/2026
👁️🗨️ Point à date de l’état du site de Fukushima Daiichi
⏱️ Le séisme de magnitude 9 survenu le 11 mars 2011 à 80 km à l’est de l’île de , et le tsunami qui s’en est suivi, ont gravement affecté la région de , avec des conséquences majeures pour les populations et les infrastructures, notamment nucléaires. Sur le site de Fukushima Daiichi, ces événements ont conduit à la fusion du cœur des réacteurs n°1, 2 et 3, à la perte d’intégrité de leurs cuves et de certaines enceintes de confinement, ainsi qu’à l’endommagement important des bâtiments des réacteurs n°1, 3 et 4 du fait d’explosions d’hydrogène. La perte de refroidissement des piscines d’entreposage des combustibles usés des réacteurs n°1 à 4 a également marqué l’accident.
Au moment des faits, les éléments combustibles étaient présents dans 8️⃣ unités du site : les six piscines des réacteurs, une piscine centralisée et un entreposage à sec. Malgré la dégradation de leur fonction de refroidissement, ces installations ont assuré le confinement des substances radioactives, et leurs capacités de refroidissement ont ensuite été restaurées. La fusion des cœurs des réacteurs n° 1, 2 et 3 et la dégradation du confinement ont entraîné des rejets radioactifs très importants dans l’environnement. L’accident a été classé au niveau 7️⃣ de l’échelle INES.
🔎 Situation actuelle du site de la centrale de Fukushima et enjeux :
🟠 Stabilisation des réacteurs 1, 2 et 3, assurée par l’injection continue d’eau douce et l’injection d’azote pour prévenir les risques d’explosion liés à l’hydrogène.
🟠 Gestion et entreposage des éléments combustibles, avec des piscines refroidies en circuit fermé (≈ 30°C) et un programme de transfert des combustibles usés des six réacteurs vers les installations d’entreposage du site d’ici 2031.
🟠 Gestion des eaux souterraines, grâce à des systèmes mis en place depuis 2014 pour limiter les infiltrations et empêcher la migration d’eaux contaminées vers l’océan.
🟠 Gestion des eaux contaminées, dont le volume est passé de 600 000 m³ en 2015 à 1 336 000 m³ en 2023, avec des installations dédiées au (re)traitement, un entreposage en cuves et l’autorisation de rejet en mer des eaux traitées/tritiées.
🟠 Programme de démantèlement, structuré en trois phases allant de la reprise des éléments combustibles à la récupération du corium, puis au démantèlement complet des installations sur une période estimée de 30 à 40 ans.
🟠 Gestion des déchets produits, appuyée sur un plan d’entreposage actualisé chaque année en fonction des prévisions de production sur 10 ans.
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Photo ©STR JIJI Press / AFP