19/03/2026
A la veille de l’équinoxe du Printemps, je me sens dans l’émerveillement du vivant.
Il y a aujourd’hui pour nombre d’entre nous, des raisons d’être triste, inquiet·e, voir anxieux·se, mais il y a tout autant d’émerveillements à offrir au cœur. Pour cela, il suffit de réveiller la porte des sens : les yeux, les oreilles, la bouche, le nez, la peau... Et tout devient enchantement.
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La contemplation de la beauté comme une méditation...
« Tout tableau chinois, relevant d’une peinture non naturalise mais spiritualiste, est à contempler comme un paysage de l’âme. C’est de sujet à sujet, et sous l’angle de la confidence intime, que l’homme y noue ses liens avec la nature. Cette nature n’est plus une entité inerte et passive. Si l’homme la regarde, elle le regarde aussi ; si l’homme lui parle, elle lui parle aussi. Evoquant le mont Jingting, le poète Li Po affirme : « Nous nous regardons sans nous lasser » ; à quoi fait écho le peintre Sh*tao qui, à propos du mont Huang, dit : « Nos tête-à-tête n’ont point de fin. »
La beauté du monde est un appel, au sens le plus concret du mot, et l’homme y répond de toute son âme. » François Cheng, dans Cinq méditations sur la beauté
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Aussi tant qu’un oiseau chantera à mon réveil, tant qu’une fleur s’ouvrira au soleil, tant que sous mes pieds je pourrai sentir la terre et la rivière... la joie demeurera là, prête à me surprendre et à faire bondir le cœur.
L’émerveillement du jour est celui d’une fleur dont je n’ai pas le nom, et que je n’ai pas cherché ni dans un livre ni ailleurs. Egalement sur la qualité d’un silence partagé lors de la matinée de méditation d’hier matin qui m’a fait savourer une paix profonde.
Merci à toutes celles qui étaient présentes.
.. Et continuons à nous émerveiller !