19/12/2025
Je ne sais pas si tu le ressens aussi,
mais en ce moment, quelque chose travaille en profondeur.
Ce n’est pas un mouvement bruyant.
C’est une pression intérieure.
Une vérité qui ne cherche plus à être comprise, seulement reconnue.
Depuis quelque temps, ça remue dans les corps.
Ça réveille des mémoires anciennes.
Ça appuie exactement là où l’on avait appris à tenir, à faire semblant, à continuer malgré soi.
À l’approche de la fin de l’année,
l’âme ne se contente plus de murmurer.
Elle pousse.
Elle ébranle ce qui a été construit par habitude,
elle fragilise les rôles trop étroits,
elle éclaire ce qui survivait encore dans l’ombre.
Ce n’est pas doux.
Ce n’est pas confortable.
Mais c’est juste.
On pourrait croire que quelque chose se dérègle,
alors qu’en réalité, quelque chose s’enracine.
Ça descend.
Dans les couches profondes.
Dans les fidélités invisibles,
les histoires familiales non digérées,
les émotions mises de côté trop tôt pour pouvoir grandir.
Le corps parle plus fort.
Le cœur se fatigue.
Le mental perd ses repères.
Parce que ce n’est plus lui qui guide.
C’est le système nerveux qui apprend à quitter l’état d’alerte.
C’est l’âme qui réclame enfin une sécurité intérieure,
celle qui ne dépend plus de l’extérieur,
ni des rôles,
ni de la reconnaissance,
ni de la peur de perdre.
Ce que beaucoup ressentent aujourd’hui,
c’est la fin d’un combat silencieux.
L’abandon d’une auto-trahison ancienne.
Le moment précis où l’on cesse de tenir
pour commencer à ressentir vraiment.
Rien de ce qui s’effondre en ce moment n’est une erreur.
Les relations désaccordées,
les chemins choisis par peur plutôt que par vérité,
les versions de soi qui ont fait de leur mieux
mais qui ne peuvent plus continuer ainsi
ne passent pas le seuil de la prochaine étape.
Des cycles se ferment, même sans être compris.
Des mémoires se déposent.
Des parts de soi sont honorées… puis laissées derrière.
Et au cœur de cette intensité,
quelque chose de très précieux s’installe.
Une force calme.
Une présence intérieure plus stable.
Un espace en soi qui n’a plus besoin de prouver,
ni de sauver,
ni de fuir.
Si tu ressens cette fatigue particulière,
mêlée de clarté.
Cette tristesse sans drame.
Cette lucidité sans colère.
Alors fais confiance.
Tu ne te perds pas.
Tu t’ancr es.
Ce qui se manifeste aujourd’hui n’annonce pas une fin.
Il annonce une version de toi plus nue,
plus vraie,
et profondément alignée.
Maryse Guirriec