15/02/2026
C’est une question qui revient presque quotidiennement au cabinet. On cherche souvent le « chiffre parfait » en espérant qu’il soit la solution miracle contre les douleurs de course.
La cadence n’est pas un dogme, c’est une question de logique mécanique.
Augmenter sa fréquence de pas permet souvent de poser le pied plus proche de son centre de gravité.
Résultat ? On réduit l’effet de « freinage » et l’onde de choc qui remonte dans toute la structure.
Un levier pour l’ensemble du corps :
On pense souvent aux genoux, mais une cadence adaptée protège bien plus haut :
• Hanches & Bassin : En réduisant le bras de levier à l’impact, on diminue les contraintes sur l’articulation de la hanche et on stabilise mieux le bassin
• Confort lombaire : Une foulée plus fréquente limite l’oscillation verticale (le fait de sautiller), moins de vibrations
⚠️ La nuance nécessaire : Forcer une cadence qui ne vous est pas naturelle déplace simplement la contrainte.
Si vous déchargez vos genoux, vos mollets et vos tendons d’Achille travailleront davantage.
Le corps est une balance d’équilibres, pas une machine à régler sur un seul chiffre.
✅ Ce que je conseille :
Ne cherchez pas les 180 ppm si vous n’avez aucune douleur. Mais si vous êtes sujet aux blessures de surcharge, testez une augmentation légère (5 à 10 %). Laissez à vos tissus le temps d’assimiler ce nouveau rythme
L’objectif n’est pas de copier un standard, mais de trouver le rythme où votre corps fonctionne avec le moins de contraintes possibles.
Xavier Deschaux-Blanc
Ostéopathe du sport – spécialisé en course à pied
👉 Suis ce compte pour mieux comprendre et prévenir les blessures du coureur.