08/01/2026
Dans un monde qui n’a jamais autant parlé,
il est étrange de constater à quel point
nous avons perdu l’art de se dire les choses.
Le ghosting, c’est ce geste-là :
disparaître sans un mot,
sans explication,
sans clôture.
On pourrait y coller des étiquettes —
“toxique”, “narcissique”, “PN”.
Ce serait facile.
Mais la vie est rarement un diagnostic.
On ne disparaît pas par malveillance,
on disparaît par incapacité.
Par peur du conflit,
par immaturité émotionnelle,
par absence d’outils relationnels,
ou simplement parce qu’on ne sait pas encore
comment rester en lien quand ça tremble.
Pendant que l’un se dissout dans le silence,
l’autre reste face à un vide
qui réactive les vieilles blessures :
le rejet, l’abandon, l’invisibilité,
la non-valeur.
Un des Accords Toltèques dit avec justesse :
« Ne prends rien personnellement. »
Car au fond, ce geste ne parle pas de ta valeur,
il parle de la limite de l’autre.
On a oublié une vérité simple :
les blessés blessent —
non par volonté de nuire,
mais parce qu’ils ne savent pas encore
aimer autrement.
Et c’est là que le phénomène devient initiatique :
Le ghosting est un seuil d’alchimie,
pour les deux 🌟
Pour celui qui reçoit le silence,
c’est une invitation à transmuter
la blessure en lucidité,
la fermeture en souveraineté,
le manque en dignité.
Pour celui qui ghoste,
c’est une invitation à regarder
ce qui fuit, ce qui se cache,
ce qui ne peut pas encore tenir dans le lien.
Parce qu’au fond,
tout le monde cherche à aimer,
mais pas tout le monde a appris comment, pas encore.
Et au-delà du fait en lui-même,
ce qui compte vraiment,
c’est ce que cet épisode a laissé
dans ta signature universelle —
cette trace subtile qui parfume
ta manière d’entrer en relation,
de parler, de quitter, de rester,
de tenir parole, de fermer les cycles,
d’habiter le monde.
Alors la question n’est pas
“Pourquoi il/elle a fait ça ?”
mais plutôt :
Et toi… qu’as-tu choisi de faire du silence qu’on t’a laissé ? 💙