14/02/2026
Beaucoup de personnes anxieuses cherchent à savoir ce qu’elles veulent vraiment.
Ce qu’elles aiment.
Ce qu’elles désirent.
Ce qu’elles souhaitent pour elles-mêmes.
Et souvent, elles se sentent perdues.
Indécises.
Floues.
Ce flou n’est pas un manque de lucidité.
Ce n’est pas une immaturité.
Ce n’est pas un défaut de personnalité.
C’est un état du système nerveux.
Quand le système nerveux est dérégulé, il n’est pas en capacité de poser des choix clairs.
Il est occupé à une autre tâche, prioritaire : survivre.
Dans cet état-là,
les réponses que l’on donne ne sont pas guidées par l’alignement intérieur mais par des stratégies de survie.
Choisir pour éviter le conflit.
Dire oui pour ne pas être rejeté·e.
S’adapter pour rester en lien.
Avancer pour ne pas ressentir.
Ce ne sont pas des choix libres.
Ce sont des réponses biaisées par l’alerte.
C’est pour ça que je n’aborde jamais les questions de désir, de projet ou d’objectifs
en premier.
On ne peut pas demander à un système nerveux en survie de savoir ce qu’il veut profondément.
D’abord, on régule.
Ensuite, on répare ce qui, en profondeur, maintient l’alerte (les blessures, les traumas, les mémoires).
Et seulement après, un espace intérieur devient disponible pour sentir ce qui est juste.
Quand la sécurité revient,
le corps se calme.
La tête s’éclaircit.
Et le désir peut enfin émerger,
sans urgence,
sans pression,
sans peur.
🕊️ Un autre chemin est possible.
Et parfois, il commence par arrêter de se demander
« qu’est-ce que je veux ? »
pour commencer par se demander
« comment puis-je me sentir en sécurité ? »