Nicolas Govin, Tabacologue

Nicolas Govin, Tabacologue LE groupe a suivre: Entraide Tabac: Arrêter de Fumer Ensemble. (Télé)Consultation : 60 € 1 seule fois je ne peux pas prendre la carte bleue pour l'instant.

Je possède depuis 2003 un doctorat en pharmacie, et suis diplômé de tabacologie et d'addictologie de la faculté PARIS SUD, et plus particulièrement de l’Hoptital Paul Brousse depuis 2013. Je possède un cabinet de tabacologie privé à la Ferté-Alais ou je consulte sur RDV. le prix de la consultation qui peut durer 30 à 60 minutes est fixé à 60 €, pouvant être parfois pris en charge par les mutuelles (n'hésitez pas à me demander une facture). la téléconsultation quant à elle coûte 40 €, payable par paypal ou par chèque. ces deux consultations comprennent le suivi téléphonique par la suite en cas de difficulté, question, ou besoin d'encouragement ?

Bonjour les entraîdeurs,Ce sujet mérite une réponse longue et une lecture attentive. Je vous invite à tout lire s'il vou...
09/01/2026

Bonjour les entraîdeurs,

Ce sujet mérite une réponse longue et une lecture attentive. Je vous invite à tout lire s'il vous plaît.

Tout ceci est factuel, scientifique, et absolument correct sur le plan juridique.

À noter qu’un témoignage du type « ça a marché sur moi » ne constitue en aucun cas une preuve scientifique. Une expérience individuelle, aussi sincère soit-elle, ne remplace pas une évaluation scientifique rigoureuse basée sur l’analyse de nombreuses études, comme celles que je cite explicitement plus bas.

L’objectif ici n’est pas de ridiculiser le laser ni de décourager qui que ce soit, mais d’expliquer calmement, factuellement et avec bienveillance ce que dit la science, pourquoi certaines personnes arrêtent « après » une séance de laser, et pourquoi cela ne permet pas d’affirmer que le laser est la cause de l’arrêt.

À noter aussi que ce genre de séance coûte 250 €. Parfois un peu moins. Avec un personnel non médical. Cela aussi est factuel.

1. Corrélation et causalité (avec des mots simples)

* Corrélation : deux choses arrivent en même temps.
Exemple : « j’ai fait une séance de laser et j’ai arrêté de fumer ».

* Causalité : l’une est la cause directe de l’autre.
Exemple : « j’ai arrêté de fumer grâce au laser ».

Le piège est très humain : quand on fait A, puis que B arrive, on conclut naturellement que A a provoqué B.
Mais il peut exister un troisième facteur beaucoup plus puissant : le fait d’être prêt mentalement, d’avoir déjà mûri la décision, consciemment ou inconsciemment.

Donc oui, on peut arrêter après le laser.
Mais non, cela ne prouve pas que le laser est le mécanisme qui a traité la dépendance.

2. Ce que dit la science : la r***e Cochrane (2014)

Cochrane est une référence internationale en médecine fondée sur les preuves.
Elle a évalué l’acupuncture et les techniques associées, dont la stimulation par laser sur des points dits d’acupuncture, dans l’arrêt du tabac.

Conclusion (en langage simple) :
Il n’existe pas de preuve solide, cohérente et durable (à 6 mois ou plus) montrant que l’acupuncture, l’acupression ou le laser sont efficaces pour arrêter de fumer. Les études sont très hétérogènes et souvent à risque de biais. On peut parfois observer des effets à court terme, mais pas de démonstration robuste d’un bénéfice durable.

Références Cochrane officielles :

Résumé grand public Cochrane :
[https://www.cochrane.org/evidence/CD000009_do-acupuncture-and-related-therapies-help-smokers-who-are-trying-quit](https://www.cochrane.org/evidence/CD000009_do-acupuncture-and-related-therapies-help-smokers-who-are-trying-quit)

Page Cochrane Library (version scientifique, avec DOI) :
[https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD000009.pub4/full](https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD000009.pub4/full)

Référence bibliographique complète :
White AR, Rampes H, Campbell JL. Acupuncture and related interventions for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews. 2014; CD000009. DOI: 10.1002/14651858.CD000009.pub4

3. Pourquoi certaines personnes arrêtent réellement après un laser (sans que le laser soit la cause)

Il existe plusieurs mécanismes bien connus en médecine et en psychologie :

* La préparation mentale : souvent, la décision d’arrêter est mûrie depuis longtemps. Le laser devient le « jour J ».
* Le rituel : un rendez-vous, une séance, une date marquée. Les rituels ont un vrai pouvoir sur nos comportements.
* L’effet placebo (au sens scientifique) : le contexte de soin, l’attente positive et la confiance peuvent diminuer la perception du manque et renforcer la confiance.
* L’engagement financier (par exemple 250 €) : sans jugement, c’est humain. Dépenser une somme importante renforce la motivation à « rentabiliser » l’effort.
* Le regard des autres : annoncer « j’ai fait quelque chose pour arrêter » augmente la cohérence et l’engagement, que ce soit par un proche ou via des avis positifs en ligne. De façon factuelle, il existe aussi des avis négatifs, et dans mon expérience professionnelle de tabacologie, je reçois régulièrement des personnes en difficulté après ce type de séance, notamment lorsqu’elles n’ont pas bénéficié des traitements validés (comme les substituts nicotiniques) permettant de gérer correctement le manque.

Ces mécanismes peuvent conduire à un arrêt réel et durable.
Mais ce sont des leviers motivationnels et contextuels, pas la preuve d’un effet biologique spécifique du laser.

4. Pourquoi un point lumineux sur l’oreille ne correspond pas à la réalité de la dépendance au tabac

La dépendance au tabac est une dépendance avec des mécanismes neurobiologiques identifiés, associée à des dimensions psychologiques et comportementales.

4.1 La dépendance physique à la ni****ne (version simple)

La ni****ne se fixe sur des récepteurs spécifiques dans le cerveau appelés récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine.
Quand la ni****ne arrive, ces récepteurs s’activent et déclenchent, entre autres, une libération de dopamine (circuit de la récompense).

Avec le temps, le cerveau s’adapte.
Quand la ni****ne manque, apparaissent des symptômes de sevrage : irritabilité, agitation, envies impérieuses, troubles du sommeil, etc.

Sources pédagogiques fiables :
[https://www.brainfacts.org/thinking-sensing-and-behaving/diet-and-lifestyle/2012/ni****ne](https://www.brainfacts.org/thinking-sensing-and-behaving/diet-and-lifestyle/2012/ni****ne)
[https://nida.nih.gov/publications/research-reports/to***co-ni****ne-e-ci******es/how-does-to***co-deliver-its-effects](https://nida.nih.gov/publications/research-reports/to***co-ni****ne-e-ci******es/how-does-to***co-deliver-its-effects)

4.2 Pourquoi la cigarette « soulage » si vite

La cigarette délivre la ni****ne extrêmement rapidement.
La ni****ne inhalée atteint le cerveau en quelques secondes.
Ce « shoot » rapide soulage immédiatement le manque, et ce soulagement est souvent interprété comme de la détente ou du plaisir, alors qu’il s’agit en grande partie de la disparition temporaire du manque.

4.3 La dépendance psychologique, comportementale et identitaire

Au-delà de la biologie, il existe :

* les habitudes (café = cigarette, pause = cigarette, voiture = cigarette)
* la gestion des émotions (stress, ennui, colère)
* l’identité (« je suis fumeur », « c’est mon moment à moi »)

Il est difficilement crédible scientifiquement qu’un stimulus local unique (un point lumineux sur l’oreille) puisse, à lui seul, modifier durablement ces dimensions complexes.

5. Le biais de confirmation : « ça a marché sur untel, donc ça marchera sur moi »

Deux biais cognitifs très puissants interviennent souvent :

* Biais de sélection : on entend surtout les témoignages positifs. Les échecs s’expriment beaucoup moins.
* Biais de confirmation : si j’arrête après le laser, je conclus naturellement que le laser est la cause.

Mais encore une fois : « après » ne veut pas dire « grâce à ».
C’est précisément pour éviter ce type d’erreur que les r***es scientifiques comme Cochrane existent.

6. Garder le meilleur (motivation, effet de contexte) et ajouter ce qui est démontré

Toute consultation ou accompagnement contient une part d’effet de contexte (alliance, confiance, motivation). C’est normal et utile.

La différence, c’est que les approches validées ajoutent à cela des outils dont l’efficacité est démontrée :

* accompagnement comportemental,
* traitements validés (substituts nicotiniques, varénicline, cytisine, bupropion selon les situations),
* combinaison des approches, qui augmente les chances de réussite.

Recommandations officielles de l’OMS (2024) :
[https://www.who.int/news/item/02-07-2024-who-releases-first-ever-clinical-treatment-guideline-for-to***co-cessation-in-adults](https://www.who.int/news/item/02-07-2024-who-releases-first-ever-clinical-treatment-guideline-for-to***co-cessation-in-adults)
[https://www.who.int/publications/i/item/9789240096431](https://www.who.int/publications/i/item/9789240096431)

Efficacité démontrée des traitements (r***es Cochrane) :

Substituts nicotiniques :
[https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD000146_can-ni****ne-replacement-therapy-nrt-help-people-quit-smoking](https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD000146_can-ni****ne-replacement-therapy-nrt-help-people-quit-smoking)

Varénicline et cytisine :
[https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD006103_can-medications-varenicline-and-cytisine-ni****ne-receptor-partial-agonists-help-people-stop-smoking](https://www.cochrane.org/fr/evidence/CD006103_can-medications-varenicline-and-cytisine-ni****ne-receptor-partial-agonists-help-people-stop-smoking)

7. Message bienveillant pour celles et ceux qui envisagent le laser

Si le laser te motive, je ne vais pas te dire « n’y va pas ».
Je vais simplement te dire :

* si cela t’aide à passer à l’action, tant mieux,
* mais ne mise pas tout sur l’idée que le laser « soigne » la dépendance,
* ajoute des leviers solides et validés pour maximiser tes chances.

Un peu d’humour doux : le laser peut être un bon coup d’envoi. Mais pour gagner le match, il faut souvent un vrai plan de jeu.

8. Je reste là

Comme toujours, je resterai présent pour toute personne qui en ressent le besoin.
Tu peux me contacter en message privé, sans jugement, sans pression.

L’objectif n’est pas d’être fort.
L’objectif est d’être efficace, humain, et de se donner une vraie chance.

Bien sûr si vous avez des questions je reste absolument disponible ici même ou même par message privé, dans mon but ultime que vous puissiez arrêter de fumer.

Bien cordialement

Nicolas Govin, Tabacologue

Administrateur du groupe Entraide Tabac : arrêter de fumer ensemble !

We reviewed the evidence that acupuncture, acupressure, laser therapy or electrical stimulation help people who are trying to stop smoking.BackgroundAcupuncture is a traditional Chinese therapy, generally using fine needles inserted through the skin at specific points in the body. Needles may be sti...

14/12/2025

Bonjour les entraîdeurs !

Voici une publication complète, nuancée, scientifique, accessible et volontairement non culpabilisante sur la v**e, la cigarette et la réduction des risques.

V**e, cigarette et réduction des risques : comprendre pour mieux choisir

1. La v**e aide réellement à arrêter de fumer

La r***e Cochrane 2024, référence internationale en médecine fondée sur les preuves, montre clairement que les ci******es électroniques contenant de la ni****ne augmentent significativement les chances d’arrêt du tabac par rapport aux substituts nicotiniques classiques (patchs, gommes) ou à l’absence d’aide.

En termes simples : sur 100 fumeurs utilisant une v**e avec ni****ne, environ 8 à 11 arrêtent durablement de fumer (au moins 6 mois), contre environ 6 sur 100 avec les méthodes classiques. À ce jour, la v**e fait partie des outils d’aide à l’arrêt du tabac les plus efficaces démontrés scientifiquement.

Il s’agit de résultats issus d’essais randomisés contrôlés, et non d’opinions.

2. Combustion contre vaporisation : la différence fondamentale

La cigarette classique repose sur la combustion du tabac. Cette combustion génère plusieurs milliers de substances toxiques, dont des goudrons, du monoxyde de carbone et de nombreux composés cancérigènes. Ces produits sont responsables de la quasi-totalité des cancers liés au tabac, ainsi que des maladies cardiovasculaires et respiratoires.

La cigarette électronique, elle, fonctionne par vaporisation d’un liquide, sans combustion. Les études de biomarqueurs montrent que, chez les personnes qui remplacent complètement la cigarette par la v**e, l’exposition aux substances toxiques issues de la combustion chute massivement, parfois de 100 à 1000 fois selon les composés mesurés.

La v**e n’est pas sans risque, mais elle est très clairement beaucoup moins toxique que la cigarette.

3. Réduction des risques et double usage : une étape, pas un échec

Le bénéfice maximal est obtenu lorsque la cigarette est totalement remplacée par la v**e. Cela dit, il est fondamental de ne pas décourager les personnes qui commencent à vapoter tout en continuant à fumer.

Le double usage n’est pas un échec. C’est très souvent une phase de transition. Beaucoup de fumeurs commencent ainsi, puis réduisent progressivement les ci******es, parfois sans s’en rendre compte.

Commencer à vapoter, même en continuant à fumer, peut déjà enclencher plusieurs mécanismes positifs :

* diminution progressive du nombre de ci******es,
* comparaison sensorielle (la v**e devient souvent plus agréable que la cigarette),
* perte de l’attrait du goût, de l’odeur et de l’irritation liés à la fumée,
* déconnexion progressive du conditionnement cérébral associé à la cigarette.

Il ne s’agit pas de lutter contre le tabac, mais de déplacer le comportement vers quelque chose de moins nocif.

4. Dimension psychologique et comportementale : un levier majeur

La dépendance au tabac n’est pas seulement liée à la ni****ne. Elle est aussi comportementale, émotionnelle et ritualisée.

La v**e reproduit une grande partie de ces dimensions (geste, inhalation, récompense, apaisement), tout en supprimant la combustion. Cela permet au cerveau de comprendre que la cigarette n’est plus nécessaire pour obtenir ces effets.

Lorsque la v**e est vécue comme un plaisir (choix des arômes, confort respiratoire, absence d’odeur), le basculement vers l’arrêt du tabac se fait souvent naturellement, sans contrainte ni combat intérieur.

5. Adolescents : v**e et cigarette, une concurrence plus qu’une porte d’entrée

Les données épidémiologiques montrent que le tabagisme chez les adolescents et les jeunes adultes a fortement diminué dans de nombreux pays au cours des dernières années. Plusieurs études suggèrent que la v**e a, en partie, remplacé la cigarette chez les jeunes, plutôt que de constituer une porte d’entrée vers le tabac.

Autrement dit, la v**e apparaît davantage comme un concurrent de la cigarette que comme un tremplin vers le tabagisme. Bien sûr, l’objectif idéal reste l’absence totale de consommation de ni****ne (c'est plus une question d'être libre de dépendance que de consommation de ni****ne, qui par certains côtés peut avoir aussi des vertues, par exemple psychostimulantes. Après tout on m'embête pas les personnes qui consomment un peu de caféine).

A choisir, l’exposition à la v**e est beaucoup BEAUCOUP moins nocive que l’exposition à la cigarette.

6. Effets indésirables à court terme : v**e versus cigarette

La v**e peut entraîner des effets indésirables proximaux, généralement modérés :

* irritation de la gorge ou de la bouche,
* toux transitoire,
* maux de tête,
* nausées, souvent liées au dosage de ni****ne ou au réglage du matériel.

Ces effets sont le plus souvent réversibles et diminuent avec le temps.

À titre de comparaison, les effets indésirables immédiats de la cigarette incluent :

* irritation bronchique chronique,
* toux persistante,
* essoufflement,
* augmentation rapide de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle,
* baisse de l’oxygénation liée au monoxyde de carbone.

7. Risques à long terme : ce que l’on sait et ce que l’on infère

Les risques à long terme de la cigarette sont parfaitement établis : cancers (poumon, ORL, vessie, pancréas…), maladies cardiovasculaires, BPCO, emphysème, accidents vasculaires cérébraux, mortalité prématurée.

Pour la v**e, le recul est plus récent, bien que existant, ce qui impose de la prudence. Les données actuelles suggèrent des risques potentiels respiratoires ou cardiovasculaires, mais très largement inférieurs à ceux du tabac fumé, en raison de l’absence de combustion. Et de toute façon les études qui sont faites sur la v**e sont faites par définition sur des anciens fumeurs. Donc en fait les risques réels de la v**e sur des vapoteurs isolés 30 ou 40 ans ça n'existe pas. Et connaissant les produits qui sont dedans (propylène glycol, glycérine, ni****ne), c'est très logique de penser que ça n'a rien à voir avec les risques de la cigarette.

En l’état des connaissances, il est scientifiquement raisonnable d’affirmer que le risque de la v**e est très inférieur à celui de la cigarette, même si l’absence totale de consommation reste l’option la plus sûre.

8. Une approche pragmatique, humaine et non culpabilisante

En tant que tabacologue, je n’impose jamais la v**e. Je la propose lorsque je pense qu’elle peut être vécue comme un plaisir et non comme une contrainte.

Culpabiliser, forcer ou moraliser fonctionne rarement sur le long terme. À l’inverse, accompagner, expliquer et laisser de la liberté permet souvent un arrêt du tabac plus stable et plus serein.

La réduction des risques n’est pas un renoncement, c’est une stratégie pragmatique, progressive et profondément humaine.

9. Conclusion

La cigarette électronique n’est pas inoffensive, mais elle est très clairement moins dangereuse que la cigarette. Elle constitue un outil efficace pour aider à l’arrêt du tabac et réduire l’exposition aux substances responsables des maladies liées au tabagisme.

Commencer à vapoter, même en continuant à fumer, peut être un excellent point de départ. L’essentiel n’est pas la perfection immédiate, mais le mouvement dans la bonne direction, sans culpabilité et avec discernement.

Mahe V**e pourra si elle veut compléter ou valider ce texte.

Amicalement

Dr Nicolas Govin, Tabacologue et addictologue, administrateur du groupe Entraide Tabac : arrêter de fumer ensemble !

Bibliographie

Lindson N. et al. Electronic ci******es for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2024.
Oxford Centre for Evidence-Based Medicine. Electronic ci******es for smoking cessation: living systematic review.
Benowitz N.L., Fraiman J.B. Cardiovascular effects of electronic ci******es. Heart Journal, 2024.
Royal College of Physicians. Ni****ne without smoke: to***co harm reduction.
Public Health England. Evidence review of e-ci******es and heated to***co products.
Organisation mondiale de la santé. To***co and smoking-related diseases.

30/11/2025

Bonjour les entraîdeurs,

On parle souvent de méthodes, de patchs, de v**es, de comprimés, de Champix, de TCC, de sport… mais on oublie parfois ce qui, en réalité, fait tenir 80 % du travail d’un tabacologue ou d’un addictologue : la relation empathique.

L’empathie, ce n’est pas hocher la tête avec un air grave ni répéter trois fois « je comprends ». C’est la capacité — très rare — de sentir en quelques secondes là où vous en êtes, ce que vous traversez, ce que vous cachez, et ce que vous n’arrivez même plus à formuler. C’est un mélange de lucidité et de douceur, qui permet à votre cerveau de baisser un peu la garde, d’abandonner la honte et de dire : « bon… voilà la vérité ».

Une relation empathique, ce n’est pas de la complaisance non plus. On ne cajole pas l’addiction : on la regarde, on la déchiffre, on l’apprivoise. Mais on ne la stigmatise jamais. Jamais. Parce que la stigmatisation, on la subit déjà assez : le regard social, la culpabilité, les petites phrases du quotidien, l’impression d’être « à part »… Tout cela ne sert à rien pour arrêter. Ce qui aide, c’est un soignant qui comprend tout de suite que si vous avez replongé un soir, ou dix fois, ce n’est pas parce que vous êtes faible, mais parce que la dépendance est un mécanisme neurologique puissant qui s’active parfois plus vite que votre volonté.

L’empathie, c’est donc la base. Sur cette base, on peut poser tout le reste — et le reste, lui, doit être solide scientifiquement. Pas de gadgets, pas de lasers magiques, pas de miracles ésotériques à 250 euros la séance pour vous expliquer ensuite que « c’est le mental ». L’effet placebo existe, bien sûr, mais il est déjà acquis grâce à la relation soignant/patient. Pas la peine de le facturer séparément.

Les solutions validées, elles, sont nombreuses : les substituts nicotiniques, sous toutes leurs formes pour s’adapter à votre quotidien ; le Champix quand il est indiqué ; la v**e quand elle est utile — jamais imposée, jamais présentée comme un passage obligé. La v**e, c’est un outil. Si ça vous détend pendant les apéros, si ça remplace un geste identitaire qui vous manquait, tant mieux. Si c’est une contrainte, alors aucun intérêt. Et très souvent, l’association patch + pastilles + v**e pour les moments sociaux est une combinaison qui marche très bien sans que vous ayez l’impression de vous battre contre vous-même.

On a aussi les thérapies cognitivo-comportementales, que le tabacologue peut mener ou que l’on peut faire en externe. Leur efficacité est démontrée depuis longtemps, pas seulement pour les addictions, mais aussi pour l’anxiété, les ruminations, les emballements émotionnels. Et bien sûr, le mouvement : pas le marathon du lendemain — on vous rassure tout de suite — mais simplement bouger, marcher, respirer, trouver un rythme plaisant, cohérent avec votre vie.

Une bonne prise en charge, c’est donc un mélange :
un professionnel empathique, qui ne vous juge pas,
une stratégie adaptée, qui respecte votre réalité,
et des outils validés, jamais punitifs, jamais imposés.

Quand cette relation « confiant/confiant » s’installe, tout change.
On se sent compris.
On se sent soutenu.
On se sent enfin autorisé à y croire, même quand on doute.
Et le soignant, lui, n’abandonne jamais l’idée que vous allez réussir — même les jours où vous n’y croyez plus.

C’est exactement ce que je m’efforce d’apporter ici, comme avec mes patients en cabinet ou en téléconsultation : l’aide la plus profitable possible, adaptée à chacun, avec bienveillance, humour parfois, et surtout une compréhension profonde de ce que vous vivez — le beau, le difficile, le chaotique et les petites victoires que vous ne voyez même pas.

Pour rappel, les consultations chez un tabacologue sont aujourd’hui très souvent prises en charge par les mutuelles, ce qui permet à beaucoup plus de personnes d’être accompagnées sans barrière financière.

Prenez soin de vous,
et n’oubliez jamais que dans cette communauté, vous n’êtes jamais un numéro : vous êtes des humains qui essayent, qui trébuchent parfois, et qui avancent toujours.

Nicolas Govin, Tabacologue , admin du groupe Entraide Tabac : arrêter de fumer ensemble !

25/10/2025

Bonjour les entraîdeurs,

On parle souvent de la prise de poids après l’arrêt du tabac, comme d’un coup du sort réservé à ceux qui ont eu la témérité de vouloir respirer plus librement. Rassurez-vous : il ne s’agit ni d’une punition du métabolisme, ni d’une prophétie auto-réalisatrice, mais d’une adaptation naturelle du corps… et surtout, d’un phénomène qu’il est tout à fait possible de prévenir.

Lorsque vous arrêtez de fumer, plusieurs changements se produisent :

* la ni****ne, qui augmentait légèrement la dépense énergétique et freinait l’appétit, disparaît ;
* votre cerveau, habitué à recevoir sa dose de dopamine, cherche d’autres sources de réconfort (souvent sucrées et croustillantes) ;
* et vos sens — goût, odorat, plaisir gustatif — reviennent en force, ce qui, avouons-le, transforme chaque repas en épisode de Top Chef.

C’est là que les **substituts nicotiniques** prennent tout leur sens. Ils ne servent pas simplement à “remplacer la cigarette”, mais à **stabiliser votre taux de ni****ne** pendant que votre organisme réapprend à vivre sans fumée. Résultat : moins de grignotages compulsifs, moins de coups de fatigue, et une transition métabolique plus douce.

Les données scientifiques sont limpides :

* avec des substituts bien dosés, la **prise de poids moyenne est réduite de moitié** ;
* le risque de rechute “par kilos interposés” diminue fortement ;
* et votre métabolisme a le temps de se recalibrer progressivement, sans passer de 100 à 0 en trois jours.

Mais il ne faut pas négliger les **substituts oraux** (gommes, pastilles, inhaleurs) : ils ont un double intérêt. D’abord, ils maintiennent une libération rapide de ni****ne qui **apaise les fringales liées au manque**. Ensuite, le geste oral, la mastication ou la succion procurent une **sensation de satiété sensorielle** qui peut aider à éviter le fameux “creux insatiable” des premiers jours. En clair : mieux vaut mâcher une gomme nicotinique que croquer nerveusement dans le placard entier.

Quant à la peur de “remplacer une dépendance par une autre”, rassurez-vous : la ni****ne, seule et administrée proprement, n’est pas toxique. Ce sont les goudrons, le monoxyde de carbone et les milliers de composés de la fumée qui le sont. Le sevrage des substituts se fait ensuite en douceur, sans le chaos chimique du tabac.

Moralité : ne laissez pas la balance dicter votre liberté. Les substituts sont là pour réguler le corps et apaiser le cerveau, pas pour prolonger la dépendance. Et entre une gomme remboursée et une boîte de cookies traîtres, la science a tranché.

Cependant, ne vous privez pas de tout ! Des petits plaisirs sont aussi utiles !!! 😉

Courage, bienveillance… et ni****ne bien calibrée : c’est la combinaison gagnante pour arrêter sans grossir — et sans se priver du plaisir de vivre.

Nicolas Govin, Tabacologue

17/10/2025

Bonjour les entraîdeurs ! 👋

Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui revient souvent lors des accompagnements : la prise de poids après l’arrêt du tabac.
Un sujet parfois redouté, souvent mal compris, et qui mérite surtout… un peu de nuance et beaucoup de bienveillance.

1. Pourquoi ce n’est pas systématique

Non, tout le monde ne prend pas du poids en arrêtant de fumer.
Certaines personnes maigrissent, d’autres stabilisent, et d’autres prennent quelques kilos.
Tout dépend d’un ensemble de paramètres :

le métabolisme de base

le niveau d’activité physique

la façon de gérer la frustration

la structure du système de récompense

et même la flore intestinale, qui met parfois un peu de temps à se réadapter

En moyenne, la prise est modérée : souvent 2 à 3 kilos, parfois un peu plus. Mais c’est rarement irréversible.

2. Ce qui se passe dans le cerveau : une histoire de récompense et d’énergie

La ni****ne agit sur plusieurs circuits cérébraux à la fois, notamment ceux du plaisir et de la régulation de l’appétit.
Quand on arrête, c’est tout ce petit monde neurochimique qui doit réapprendre à fonctionner sans “chef d’orchestre extérieur”.

La dopamine (le neurotransmetteur du plaisir et de la motivation) baisse transitoirement.
Résultat : le cerveau cherche d’autres sources de gratification immédiate.
Et devine quoi ? Le sucre, le gras, le chocolat… activent les mêmes circuits dopaminergiques.

La sérotonine, elle, gère la satiété et l’humeur.
La ni****ne augmentait légèrement son activité. En son absence, on a tendance à ressentir un petit “creux”… parfois dans l’estomac, parfois juste dans le moral.

Le système orexigène (lié à la faim) reprend sa liberté : la ni****ne, en excitant certains récepteurs, le freinait partiellement.
Quand elle disparaît, l’appétit revient plus franchement, comme un corps qui se “réveille”.

Bref, ce n’est pas une faiblesse de volonté, c’est de la neurobiologie appliquée.
Le cerveau cherche simplement à revenir à l’équilibre et à retrouver ses repères de plaisir.

3. Ce qui se passe dans le corps

Le métabolisme diminue légèrement (5 à 10 %) dans les premières semaines, car la ni****ne stimulait un peu la dépense énergétique.

Le goût et l’odorat reviennent ! Et forcément, quand tout redevient savoureux, la tentation augmente.

Le syndrome de sevrage (même léger) provoque parfois une sensation de “creux insatiable” : un besoin de combler, physiologiquement réel, souvent mal interprété comme de la faim.

C’est le fameux “vide” que beaucoup ressentent : pas psychologique au départ, mais biochimique.
Et il passe, comme tout sevrage, une fois que le cerveau retrouve sa stabilité dopaminergique.

4. Ce qu’il ne faut surtout pas faire

Se priver de tout : c’est la recette pour craquer. La double frustration (tabac + plaisir alimentaire) devient intenable.

Se culpabiliser : c’est totalement contre-productif. Le corps est en train de se réparer, pas de “faillir”.

Vouloir tout contrôler trop vite : laissez à votre cerveau quelques semaines pour recalibrer ses circuits de récompense.

5. Ce qu’on peut faire, simplement

Boire beaucoup d’eau ou de tisanes, non pas pour “éliminer”, mais parce que l’hydratation aide à réguler la satiété et la fatigue.

Manger lentement, en conscience : redécouvrir les goûts retrouvés permet paradoxalement de manger moins.

Ajouter des aliments “plaisir utile” : fruits secs, chocolat noir, fromage blanc, légumineuses, un carré de chocolat sans culpabilité.

Bouger sans obsession : la marche rapide, le vélo ou la course modérée relancent la dopamine et compensent le léger ralentissement métabolique.

Dormir : c’est un anti-grignotage naturel. Le manque de sommeil active les hormones de la faim (ghréline) et réduit la satiété (leptine).

6. Le message essentiel

Accepter qu’un corps qui se libère du tabac traverse une phase d’ajustement, c’est faire preuve d’intelligence biologique.
Et si une légère prise de poids survient, elle n’est ni un échec ni une fatalité.
Elle est souvent temporaire, le temps que le cerveau et le métabolisme s’accordent à la nouvelle symphonie sans ni****ne.

Un sevrage, c’est une reconstruction : celle du souffle, du goût, de l’énergie et du rapport au plaisir.
Et si parfois cela passe par deux kilos de bienveillance, ce n’est pas bien grave : la santé, elle, ne pèse pas lourd sur la balance.

Bonne continuation !

Nicolas Govin, Tabacologue , Admin du groupe Entraide Tabac : arrêter de fumer ensemble !

(N'hésitez pas à partager tout ce que je propose comme conseil autour de vous en partant de ma publication sur mon compte professionnel, car ce n'est pas possible à partir du groupe. Je vais essayer de reprendre un peu plus régulièrement mes publications.)

14/08/2025

bonjour les entraîdeurs !

Petit rappel amical : si vous discutez d’arrêter de fumer, la solution la plus simple et efficace, c’est d’être accompagné par un tabacologue compétent, avec des méthodes validées : substituts nicotiniques et/ou la v**e en même temps, TCC, entretien motivationnel… et surtout un suivi adapté à vous.

Pas besoin de super-pouvoirs ni de culpabilité : avec les bons outils au bon moment, ça marche. Les hésitations et les rechutes ne sont pas des échecs, ce sont des infos pour ajuster le plan.

Envie d’essayer ? On cherche ensemble ce qui vous convient, pas ce qui “devrait” convenir. Objectif : moins de stress, plus de liberté.

Un peu d’humour pour la route : vos pou@mons applaudissent déjà en silence… et votre cendrier rêve de prendre sa retraite.

On garde le sourire, on respire, et on avance pas à pas. Votre vous de demain vous dira merci.

Avec tous mes encouragements et mon admiration et ma confiance.

Nicolas Govin, Tabacologue , admin du groupe Entraide Tabac : arrêter de fumer ensemble !

Adresse

16 Boulevard De Presles
La Ferté-Alais
91590

Téléphone

0621577284

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Nicolas Govin, Tabacologue publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Share on Facebook Share on Twitter Share on LinkedIn
Share on Pinterest Share on Reddit Share via Email
Share on WhatsApp Share on Instagram Share on Telegram