30/12/2025
2026
Ces derniers temps, la même question revient :
« Qu’est-ce que tu vises en 2026 ? »
Comme s’il fallait annoncer une ambition spectaculaire. Comme si chaque année devait porter une promesse visible, mesurable, presque héroïque, pour justifier les efforts, les renoncements, les nuits de doute, les recommencements silencieux.
Je pourrais parler de projets, de cap, de vision. Mais la vérité est plus simple, et sans doute plus exigeante. En 2026, je ne vise rien d’autre que cela : continuer à faire de mon mieux. Pas plus. Pas moins, Vraiment.
Faire de son mieux n’est pas une formule confortable. C’est une vigilance quotidienne. Une attention portée à ce qui est là, à ce qui est possible, à ce qui demande encore à être ajusté. Ce n’est pas la perfection , ce tyran qui asphyxie mais une honnêteté radicale avec soi-même. Ai-je respecté mon rythme ? Ai-je été juste ? Ai-je écouté ce que je savais déjà, au fond ?
L’alignement ne commence pas en 2026. Cela fait un moment que je le choisis. Je le pratique, je l’affine, je l’habite par fragments. Je l’ai traversé dans le doute, dans la fatigue, dans les remises en question. Cette année n’est pas un nouveau départ, mais la continuité consciente d’un chemin déjà engagé.
En tant que femme, en tant que voyageuse intérieure, en tant que médium et énergéticienne, j’ai longtemps cru qu’il fallait prouver, Expliquer, Justifier. Aujourd’hui, je sais que le seul véritable pouvoir que je possède est celui de m’aimer et de me respecter, et d’agir depuis cet endroit-là.
Je vise à aimer sans retenue, à écouter sans juger, à accompagner sans me diminuer. Je vise à créer sans m’évaluer, à oser sans me défendre, à me tromper avec dignité. Je vise à rester vivante, sensible, lucide, parfois révoltée face aux absurdités, mais encore capable de confiance.
Faire de son mieux en 2026, c’est accepter l’imperfection de mon chemin et l’aimer pour ce qu’il m’a appris. Ce n’est pas un objectif. C’est une posture. Une manière de revenir, chaque matin, à l’essentiel : la sincérité de mes gestes, la profondeur de mes engagements, et la fidélité à ce que je suis devenue.
Je n’ai plus à prouver. J’ai à être.