18/01/2026
La dermite estivale est une hypersensibilité du cheval, principalement déclenchée par les piqûres de moucherons (Culicoïdes).
Cependant, l’alimentation et la gestion des pâtures peuvent fortement influencer la sévérité des symptômes.
Rôle de l’alimentation et de l’herbe :
On pense souvent que « l’herbe » est une ration simple et légère. Pourtant, une ration à l’herbe peut être très riche, selon :
- le type de plante,
- la saison,
- la qualité du sol,
- la hauteur de pousse.
L’herbe courte : très riche et très sucrée :
Lorsque l’herbe est courte, elle se trouve en phase de repousse active.
Ă€ ce stade, elle :
- contient beaucoup de sucres solubles (fructanes),
- est très appétente,
- et peut être aussi riche, voire plus, qu’une ration complémentée en céréales.
Cette herbe riche et sucrée peut :
- augmenter la charge métabolique,
- stimuler l’inflammation de bas grade,
- rendre certains chevaux plus réactifs aux allergènes et aux piqûres d’insectes et donc aggraver une pathologie comme la dermite estivale.
Influence de la rotation des prairies :
Grâce à une meilleure rotation des pâtures, on observe que :
- le cheval est exposé à une herbe plus équilibrée,
- la pression parasitaire et la présence d’insectes diminuent,
- la richesse excessive de l’herbe est mieux contrôlée.
Résultat :
Les symptômes de la dermite s’atténuent nettement, voire disparaissent complètement, lorsque l’environnement alimentaire est mieux maîtrisé.