24/01/2026
Post 3 — Respecter le consentement : les garde-fous thérapeutiques quand tout semble aller bien
Même lorsque tout paraît fluide, calme et consensuel, le respect du consentement demande une vigilance constante. Le rôle du thérapeute n’est pas de se fier uniquement à l’apparente adhésion, mais d’écouter les signaux subtils du corps et du système nerveux.
Dernièrement, j'ai fait l'expérience que cela commence par le rythme.
Ralentir est un outil thérapeutique puissant.
Laisser des silences, permettre des pauses, vérifier régulièrement comment la personne se sent, non pas dans sa compréhension mentale, mais dans son corps.
Le consentement est un processus vivant, qui peut évoluer d’un instant à l’autre.
Ne pas respecter cela peut mettre le système nerveux en tension et les résistances se mettent en place pour protéger.
Un autre garde-fou essentiel est la possibilité réelle de dire non ou d’arrêter. Un non qui n’a pas besoin d’être justifié, expliqué ou argumenté. Un retrait qui ne remet pas en cause la valeur de la personne ni la qualité du lien thérapeutique.
Lorsque cette possibilité est clairement incarnée par le thérapeute, le système nerveux peut enfin se détendre.
Enfin, Je dispose de mon propre corps comme outil de régulation.
Ma capacité à rester présent, stable, à ne pas être pressé par un résultat, à tolérer l’inachevé, soutient directement la sécurité du cadre.
Respecter le consentement, c’est accepter que ce que nous croyons « ok » mentalement ne le soit pas encore corporellement.
Les dernières expériences, m'amène sur le chemin qui ouvre vers un accompagnement différent, plus doux, plus tranquille car je découvre dans mon corps que la thérapie ne gagne rien à aller trop vite.
Elle gagne tout à honorer le rythme du vivant.