06/03/2026
On dit souvent : “On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre.”
Autrement dit : pour qu’un message passe, il faudrait forcément y mettre les formes.
Mais est-ce vraiment le problème ?
Ou est-ce simplement que certaines vérités dérangent notre ego… même lorsqu’elles sont dites avec douceur ?
Beaucoup d’entre nous — en réalité presque tous — avons besoin que l’on soit doux et gentil avec nous pour recevoir un message… surtout lorsqu’il touche un endroit sensible.
Mais une question me vient souvent :
Quelle partie de nous a besoin de cela ?
Ma réponse est la suivante :
C’est notre ego, notre personnalité, avec toutes ses croyances, ses défenses et ses schémas de pensée.
Notre essence, notre âme, notre enfant intérieur — quel que soit le nom qu’on lui donne — a simplement besoin de vérité.
Dans mon travail et à travers le principe de réalité en systémie, j’ai souvent observé une chose :
Lorsque quelque chose vient toucher un endroit sensible en nous,
peu importe la manière dont le message est formulé… cela pique quand même.
On peut y mettre les plus belles formes du monde,
les mots les plus doux,
les plus jolis rubans.
Si cela vient bousculer une croyance ou une défense intérieure,
l’ego réagira malgré tout.
La réalité est ce qu’elle est.
L’emballer dans un joli paquet ou tenter de la cacher dans une belle boîte décorée ne change rien à ce qu’elle est au fond.
Et choisir de la regarder en face, sans fard ni ruban, permet souvent d’avancer beaucoup plus vite sur son chemin.
Bien sûr, cela demande du courage.
De la lucidité.
De la détermination.
Et aussi beaucoup d’amour de soi.
Mais c’est aussi ce qui marque un véritable passage intérieur :
Celui qui nous fait passer de la réaction à la responsabilité.
Un enfant subit un événement.
Un adulte choisit l’attitude qu’il adopte face à cet événement.
Et c’est souvent dans les moments les plus inconfortables que l’on peut observer avec le plus de clarté qui nous sommes réellement.
La vérité ne blesse pas l’Esprit.
Elle dérange seulement les illusions auxquelles l’ego s’accroche.
Corinne Spanhove - HolystiC