Carol Ricaud Psychopraticienne

Carol Ricaud Psychopraticienne PsychoPraticienne integrative
Constellations familiales
EMDR, Hypnose spirituelle
PsychoGénéalogie
Respiration hyperventillation

23/04/2026
Quand la force remplace le lien : clinique d’une violence parentale transmiseDe l’enfant sommé de plier à la répétition ...
23/04/2026

Quand la force remplace le lien : clinique d’une violence parentale transmise
De l’enfant sommé de plier à la répétition du geste

Joëlle Lanteri – Psychanalyste

I. Une scène qui ne s’oublie pas

Il arrive qu’un parent ne se contente pas de poser une limite.
Il cherche à faire plier.

Le ton monte, le corps s’avance, le regard s’impose.
Ce n’est plus une adresse à un enfant, mais une mise au pas.

Dans cette scène, quelque chose se joue au-delà de l’éducation :
une jouissance de la maîtrise qui déborde la fonction parentale.

II. La dissymétrie qui se déforme

Toute relation parent-enfant suppose une dissymétrie.
Elle est nécessaire. Elle protège. Elle oriente.

Mais lorsque cette dissymétrie se rigidifie,
elle cesse d’être contenante pour devenir écrasante.

L’enfant n’est plus accompagné.
Il est sommé d’obéir, parfois d’humilier sa propre pensée.

Ce n’est plus une limite qui est posée.
C’est une soumission qui est exigée.

III. L’enfant face à la force

L’enfant, pris dans cette violence inégalitaire, tente de s’adapter.

Il peut :

se soumettre, au prix d’un effacement,
se retirer, en silence,
ou se durcir, pour ne pas céder.

Certains développent une inclination à la puissance.
Non par goût, mais par nécessité.

Ce qu’ils ont subi, ils l’intègrent comme mode de lien.

IV. De la violence subie à la violence exercée

Ce que des cliniciens ont longuement observé,
c’est la capacité du sujet à rejouer ce qui l’a marqué.

Non à l’identique.
Mais selon une logique de répétition.

Freud parlait de compulsion de répétition :
ce qui n’a pas été symbolisé insiste, revient, se rejoue.

Ferenczi, dans ses travaux sur le traumatisme, montrait comment l’enfant, face à une violence non pensable, peut s’identifier à l’agresseur pour survivre psychiquement.

Winnicott, lui, insistait sur l’absence d’environnement suffisamment contenant :
lorsque le cadre ne tient pas, le sujet doit se défendre autrement.

V. Le pulsionnel du côté du parent

Mais s’arrêter à l’enfant ne suffit pas.

Il faut regarder du côté du parent.

Dans ces moments de débordement, quelque chose du pulsionnel brut apparaît :

une difficulté à tolérer la frustration,
une atteinte narcissique lorsque l’enfant résiste,
une nécessité de reprendre le contrôle par la force.

L’enfant qui tient tête devient insupportable.

Non parce qu’il désobéit.
Mais parce qu’il met en échec la toute-puissance du parent.

VI. L’insupportable de la limite

Certains parents ne supportent pas que l’enfant existe comme sujet séparé.

La contestation, même minime, est vécue comme une attaque.

Alors la réponse devient disproportionnée.

Ce n’est pas l’enfant qui est visé.
C’est ce qu’il représente : une altérité.

Et cette altérité doit être pliée.

VII. Une chaîne qui se transmet

Ce type de violence n’apparaît pas sans histoire.

On retrouve souvent, en arrière-plan :

des parents eux-mêmes soumis à des formes de dureté,
une absence de parole autour de ces expériences,
une transmission silencieuse de modes de régulation par la force.

La maltraitance ne se transmet pas seulement par les actes.
Elle se transmet par ce qui n’a pas été élaboré.

VIII. La répétition comme tentative de maîtrise

Répéter, ce n’est pas seulement reproduire.

C’est tenter, inconsciemment, de maîtriser ce qui a été subi.

Mais cette maîtrise échoue.

Car elle passe par l’agir, non par la symbolisation.

Et l’enfant devient alors le lieu où se rejoue un conflit ancien.

IX. Sortir de la logique de force

La clinique montre que ce type de fonctionnement peut se travailler.

Mais à une condition :

que le parent puisse reconnaître ce qui le déborde

Non pour se culpabiliser.
Mais pour reprendre une position subjective.

Cela suppose :

d’accepter de ne pas être tout-puissant,
de tolérer l’altérité de l’enfant,
de renoncer à faire plier pour pouvoir faire lien.
X. Restaurer la fonction parentale

Être parent, ce n’est pas gagner.

Ce n’est pas soumettre.

C’est tenir une place où l’enfant peut :

s’opposer sans être détruit,
exister sans être écrasé,
grandir sans devoir se défendre comme un adulte.
XI. Ligne de crête

Entre autorité et violence, la frontière est fine.

Elle se joue dans un point précis :

le parent contient-il sa propre violence, ou la déverse-t-il sur l’enfant ?

Il arrive que la violence ne se transmette pas seulement par les coups…
mais par l’impossibilité, pour un adulte, de renoncer à faire plier un enfant.

Petit visuel intéressant
21/04/2026

Petit visuel intéressant

Quand le patient dit non : clinique de la fin sans accordLaisser partir, ou la tentation de retenirJoëlle Lanteri – Psyc...
21/04/2026

Quand le patient dit non : clinique de la fin sans accord
Laisser partir, ou la tentation de retenir
Joëlle Lanteri – Psychanalyste
I. Une scène fréquente, souvent mal pensée
Il arrive qu’un patient mette fin à la thérapie.
Sans prévenir.
Ou après un échange bref.
Parfois au moment même où quelque chose semblait s’ouvrir.
Le clinicien reste alors avec une impression de rupture :
un travail inachevé
une parole restée en suspens
une compréhension qui n’a pas trouvé son point d’aboutissement
Et très vite, une question surgit :
Était-ce un passage à l’acte ?
Cette question n’est pas anodine.
Elle engage la manière dont le clinicien va se positionner face à ce qui vient de se produire.
II. Le risque d’une lecture défensive
Qualifier trop rapidement cette sortie de passage à l’acte peut constituer une défense.
Une manière de maintenir une cohérence du dispositif :
si le patient part, c’est qu’il fuit
s’il interrompt, c’est qu’il ne peut pas élaborer
s’il refuse de poursuivre, c’est qu’il agit plutôt qu’il ne pense
Mais cette lecture peut venir masquer un point essentiel :
le patient n’est pas seulement celui qui se dérobe.
Il peut être celui qui décide.
III. L’acte du sujet
Dans une perspective inspirée de Jacques Lacan, il convient de distinguer le passage à l’acte d’un autre registre : celui de l’acte du sujet.
Le passage à l’acte est une sortie hors scène, une rupture du cadre symbolique, un moment où le sujet ne peut plus soutenir la tension psychique.
Mais l’acte, lui, peut être autre chose.
Il peut être une prise de position, même silencieuse.
Dire “non”.
Se retirer.
Ne pas revenir.
Ce geste peut marquer une limite, une séparation, une tentative de reprise de soi.
Il ne s’agit pas toujours d’un effondrement.
Il peut s’agir d’un tranchage.
IV. L’illusion de maîtrise du clinicien
Face à cette sortie, le clinicien peut être tenté de reprendre la main :
proposer un dernier entretien
relancer
expliquer ce qui s’est joué
tenter de “donner du sens”
Ce mouvement est compréhensible.
Il s’appuie souvent sur un souci du patient, mais aussi sur une difficulté plus discrète :
celle de ne pas maîtriser la fin.
Or, comme le rappelait Sigmund Freud, le processus analytique ne se laisse pas entièrement gouverner.
Ni dans son déroulement,
ni dans sa conclusion.
V. L’autre comme irréductible
Ce qui apparaît dans cette fin sans accord, c’est l’altérité du patient.
Il ne se laisse pas entièrement inscrire dans le dispositif.
Il ne répond pas nécessairement à l’attente implicite d’une fin “élaborée”, “partagée”, “comprise”.
Il peut partir avec quelque chose non dit, non formulé, non travaillé.
Et cela confronte le clinicien à une limite :
celle de ne pas pouvoir accompagner jusqu’au bout.
Dans cette perspective, le “non” du patient ne vient pas seulement rompre le lien.
Il vient rappeler que ce lien ne lui appartient pas.
VI. La tentation de retenir
À cet endroit précis, une tension apparaît.
Faut-il laisser partir ?
Ou tenter de retenir ?
Retenir peut prendre des formes discrètes :
insister légèrement
proposer “juste une dernière séance”
ouvrir à nouveau une possibilité
Mais cette insistance peut déplacer la position analytique.
Elle risque d’introduire une autre logique :
celle de ne pas perdre le patient.
Or le travail analytique ne se fonde pas sur la rétention.
Il se fonde sur la possibilité d’un lien qui ne contraint pas.
VII. Encart théorico-clinique – Fin, coupure et séparation
Dans la théorie psychanalytique, la fin n’est pas toujours une résolution.
Elle peut être une coupure.
Cette coupure peut être vécue comme brutale, mais elle peut aussi avoir une fonction structurante.
Elle introduit une séparation :
entre le sujet et le dispositif
entre la demande et sa réponse
entre le transfert et sa dissolution
Comme l’indique Donald Winnicott, la capacité à se séparer sans effondrement constitue un indice de maturation.
Partir peut alors être une manière de soutenir cette séparation.
VIII. Laisser partir : un acte du clinicien
Laisser partir n’est pas un renoncement.
C’est un acte.
Un acte qui consiste à reconnaître que le patient peut :
interrompre
refuser
décider
Sans que cela doive être immédiatement repris, corrigé ou interprété.
C’est accepter que le travail ait eu lieu, même s’il ne s’est pas conclu selon les modalités attendues.
C’est aussi renoncer à une certaine maîtrise du processus.
IX. Ce qui reste
Lorsque le patient part, quelque chose reste.
Pas nécessairement dans le lien.
Mais dans le sujet.
Une trace.
Une expérience.
Un déplacement parfois imperceptible.
Le travail analytique ne se mesure pas uniquement à sa durée, ni à sa clôture.
Il peut produire des effets différés, silencieux, imprévisibles.
X. Ligne de crête
Entre passage à l’acte et acte du sujet,
entre rupture et séparation,
le clinicien se tient sur une ligne étroite.
Soutenir cette ligne suppose de ne pas céder à la tentation de retenir.
Mais de pouvoir reconnaître, dans le “non” du patient,
une parole sans mots.
Il arrive que le travail analytique ne se termine pas par un accord…
mais par une liberté retrouvée.

Ne pas sous estimer la puissance de la neuroplasticite
20/04/2026

Ne pas sous estimer la puissance de la neuroplasticite

🧠🤯 Se plaindre constamment reprogramme littéralement votre cerveau.

Chaque fois que vous formulez une plainte, votre cerveau écoute et se modifie physiquement. Par un processus où les neurones qui s'activent ensemble se connectent, la négativité renforce les circuits qui vous poussent à voir les problèmes plutôt qu'à chercher des solutions. Cette habitude affaiblit votre cortex préfrontal, la zone essentielle à la prise de décision, à la résolution de problèmes et à la régulation de vos émotions.

Au-delà des changements structurels, cette habitude déclenche une libération de cortisol, l'hormone du stress, créant une boucle de rétroaction destructrice. Le stress chronique s'installe, pouvant entraîner fatigue, anxiété et hypertension. Avec le temps, votre cerveau devient simplement plus efficace pour être malheureux, faisant de la négativité votre état par défaut et diminuant votre capacité à penser clairement.

Quelles sont vos stratégies pour cultiver un état d'esprit plus positif au quotidien ?

Note : Ce contenu est uniquement à des fins d'information et d'éducation.

LA RÉPONSE DE CLAUDE HALMOS. Psychanalyste. Psychologies - Si à l'époque des faits votre mère les avaient reconnus et fa...
20/04/2026

LA RÉPONSE DE CLAUDE HALMOS. Psychanalyste. Psychologies
- Si à l'époque des faits votre mère les avaient reconnus et fait condamner par la justice, cela aurait été pour vous Sonia, essentiel.
L'enfant que vous étiez ne serait pas restée seule face à l'horreur. Elle aurait su que le monde n'était pas une jungle où les plus forts dévorent les plus faibles, qu'elle pouvait être protégée.
Mais votre mère ne l'a pas fait.
Aujourd'hui cette reconnaissance vous serait certainement utile, mais elle n'est plus essentielle. Car l'essentiel aujourd'hui ne se joue pas avec votre mère, mais entre vous et vous !
Il passe par comprendre que le fait qu'elle "vous croie" ou non, ne dépend pas de son amour pour vous, mais de sa capacité à entendre QUI était son père- qui avait aussi violé sa sœur, votre tante-, et quelle avait été son histoire, ce qu'elle a elle-même vécu, et le rôle qu'a joué sa propre mère.
Et il passe par comprendre les conséquences qu'a eues, sur votre vie, ce que vous vécu.
Vous dites :
- Pour moi, ce n'est pas sexuel.
C'est une phrase problématique.
Car le sexuel qu'elle évoque, est un sexuel adulte. Et n'a rien à voir avec ce que vivent les enfants.
Un homme qui viole- comme votre grand-père l'a fait-, la bouche d'une petite fille, fait exploser tous les repères qu'elle avait par rapport au monde, à elle-même,et à son corps.
Elle doit donc dans l'instant, SE DISSOCIER pour survivre. Et se construire ensuite, sans le savoir, avec ça.
Qu'en a-t-il été pour vous ?

''Je te souhaite Beaucoup d'erreurs... De faire beaucoup de bêtises !De te retrouver à temps pour dire "Mais qu’est-ce q...
19/04/2026

''Je te souhaite
Beaucoup d'erreurs...
De faire beaucoup de bêtises !

De te retrouver à temps pour dire "Mais qu’est-ce qui m'a fait faire ça ?"
Et revenir à la case départ
sans un soupçon de nostalgie...
Et dire
"J'étais un idiot" ou
"C'est le meilleur souvenir
que j'ai eu",
Mais sans un seul fragment
de regret.
Ne te refuse rien !

Je te souhaite
De trouver l'amour de ta vie qu'après avoir ouvert
des blessures irréparables
pour la mauvaise personne,
sinon tu ne seras jamais capable de l'apprécier vraiment.

Je souhaite
Que tu comprennes que le bonheur est un état d’esprit et
Non une condition de vie,
qu’on ne le ressent pas
en l’absence de déceptions mais en dépit de celles-ci...

J'espère que tu trouveras
Le courage de te retrouver dans moins de livres, de films, de chansons, mais plus en Toi-même !

Je souhaite
Que tu te sentes à terre,
À bout de souffle,
De t'entendre dire que tu n’en peux plus, juste pour t'étonner du fait que, une fois de plus, tu te relèves, Oui tu le peux !

D’apprendre à ne pas juger
les choix des autres,
Même si nous le faisons
tous dans une moindre mesure, simplement parce que nous les sentons distants et en opposition avec les nôtres...

De recevoir de la gentillesse, .
De la tendresse,
De la douceur, et pas nécessairement de la part
d'un partenaire, mais de quelqu’un qui puisse comprendre que parfois pour être bien, on a besoin
de quelqu’un qui nous écoute et prenne soin de nous.
Même à sa manière, même à distance.

Pour une fois,
Je ne te souhaite pas
seulement l'amour, la santé, le bonheur ou l'argent, mais tout simplement la VIE...
Pleine et Sereine...''
(NET)

Bonne Journée à Tous
http://lebeaudoitetrenotremonde

🧠 Le trauma psychique : comprendre simplementUn traumatisme psychique est une trace laissée par un événement difficile o...
18/04/2026

🧠 Le trauma psychique : comprendre simplement
Un traumatisme psychique est une trace laissée par un événement difficile ou violent.
Ce n’est pas seulement l’événement qui compte, mais la façon dont il a été vécu par le corps et l’esprit.
Les principaux types de traumatismes

Traumatisme aigu
Un événement unique et soudain (accident, agression, catastrophe).

Traumatisme chronique ou complexe
Des violences ou situations difficiles répétées (harcèlement, abus, violences familiales), avec un impact durable sur les émotions et l’estime de soi.

Traumatisme développemental
Vécu dans l’enfance (négligence, abandon, maltraitance), il influence la construction de la personnalité.

Traumatisme intergénérationnel
Certaines blessures émotionnelles peuvent se transmettre au sein d’une famille.

Traumatisme vicariant
Concerne les professionnels exposés à la souffrance d’autrui (soignants, pompiers), pouvant entraîner une fatigue émotionnelle.

Le TSPT
Le trouble de stress post-traumatique peut apparaître après un trauma : souvenirs intrusifs, cauchemars, hypervigilance, évitement.

À retenir
Le trauma est une réaction humaine normale face à un choc intense.
En parler et se faire accompagner par un professionnel permet d’avancer vers l’apaisement et la reconstruction.

Texte de Sylvie Tronc Faure

Humour de psy 😅Le vendredi......... cest PERMIS !
17/04/2026

Humour de psy 😅
Le vendredi......... cest PERMIS !

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