14/02/2026
Depuis 2010, nos vies ne se sont pas simplement rencontrées.
Elles ont insisté.
Mais en vérité, tout a commencé bien avant.
Au BAFA.
Parmi un groupe, du bruit, des rires, des inconnus
et toi.
Sauvage.
Fragile.
À part.
On ne s’est presque pas parlé.
À peine regardées.
Juste cette présence étrange entre nous,
Rien n’avait encore de sens, et pourtant quelque chose s’écrivait déjà.
C’est fou comme un instant de vie peut tout déclencher sans prévenir.
Sans promesse.
Sans déclaration.
Juste une évidence silencieuse qui attend son heure.
Puis nos vies ont insisté
Un an presque entier à exister en secret.
Je courais attraper un train le mercredi à midi
juste pour quelques heures avec toi à Dijon,
quelques heures qui valaient des semaines.
Puis le lendemain, repartir, redevenir sérieuse, ponctuelle, assise en cours de physique-chimie…
alors que mon cœur, lui, était resté sur un quai.
C’était déraisonnable.
C’était fatigant.
C’était compliqué.
C’était évident.
Et cette nuit où tu as dormi à 300 mètres de chez moi, si proche et pourtant invisible pour le monde entier…
Nous inventions déjà notre façon d’aimer :
contre la logique, contre la facilité, mais jamais contre nous.
Nous avons toujours été prêtes à tout pour être ensemble.
Pas par bravoure.
Par nécessité.
Puis la vie a pris de l’ampleur.
Deux naissances.
Deux fois l’univers suspendu.
Tu as tremblé de peur.
Tu as attendu sans pouvoir agir,
coincée entre l’espoir et l’inquiétude, avec les heures qui n’avançaient plus et les messages qui tombaient sans cesse comme si le monde réclamait des nouvelles alors que toi, tu retenais surtout ton souffle.
Et moi, je suis revenue.
Revenue différente.
Revenue plus forte.
Revenue changée.
Ces maternités m’ont traversée, bouleversée, révélée.
Elles m’ont façonnée autant que nous avons façonné notre famille.
Rien n’a été simple, jamais.
Mais chaque fois, nos mains se sont retrouvées.
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