14/04/2026
Ce week-end, je n’ai pas pris le départ du marathon de Paris… et pourtant, j’y étais.
J’y étais au bord des routes, à encourager proches, connaissances et parfaits inconnus.
J’y étais dans l’effervescence de cet événement incroyable, portée par l’énergie collective, les sourires, les regards, les dépassements.
Et en même temps… je n’y étais pas vraiment.
Parce que ce dossard, je l’avais.
Parce que je devais être sur cette ligne de départ.
Parce que j’avais prévu de franchir cette arche d’arrivée.
Parce que cela me faisait vibrer d’être FINISHER d’un marathon.
Alors ce week-end, ça a été une vraie valse des émotions :
l’excitation d’être là,
la frustration d’être sur le côté,
la gorge serrée, les larmes qui montent parfois sans prévenir…
et malgré tout, la chance de déambuler dans l’une des plus belles villes du monde.
On aimerait que les choses soient simples, linéaires.
Mais elles ne le sont pas.
Alors une question s’invite.
Quand un objectif ne se passe pas comme prévu…
qu’est-ce qu’on fait ?
Est-ce qu’on s’accroche, on décale, on persévère ?
Est-ce qu’on ajuste, on transforme, on laisse tomber ?
Et si ne pas prendre le départ faisait aussi partie du chemin ?
Peut-être que l’enjeu n’est pas tant de choisir entre continuer ou renoncer…
mais d’accueillir ce qui est là.
Traverser ce qui se vit.
Et avancer.