Dr Antoine CANAT / Médecin Se×ologue

Dr Antoine CANAT / Médecin Se×ologue Consultations sur rendez-vous à Lille / Lomme, ou en téléconsultation.

Dr Antoine Canat – Médecin se×ologue à Lille
Accompagnement bienveillant des troubles se×uels, affectifs et relationnels – pour tous, quels que soient l’âge, le genre ou l’orientation.

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗶𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀… 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗮𝘂-𝗱𝗲𝗹𝗮̀ 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ ?« Est-ce que je suis n...
11/03/2026

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗘𝘁 𝘀𝗶 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗶𝘀𝗮𝗶𝘁 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘀… 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗮𝘂-𝗱𝗲𝗹𝗮̀ 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ ?

« Est-ce que je suis normal ? »
« Est-ce que j’en fais trop ? »
« Est-ce que je n’en fais pas assez ? »
« Est-ce que j’ai les bons désirs ? »

Ces questions apparaissent très souvent lorsqu’on parle de sexualité.
Elles ne portent pas seulement sur des pratiques ou des préférences.
Elles touchent à quelque chose de plus profond : la place que l’on pense pouvoir occuper dans le monde.

La sexualité est l’un des espaces où se rencontrent :
> Le corps
> Le désir
> L’intimité
> Mais aussi les normes sociales

Très tôt, chacun reçoit des messages implicites sur ce que devrait être une sexualité « normale » :
> Ce qu’un homme ou une femme devrait désirer
> Ce qu’il faudrait faire ou ne pas faire
>Ce qui serait « trop », « pas assez », « acceptable » ou « déviant »

👉 Ces repères peuvent rassurer. Ils offrent parfois un cadre, une appartenance, voire des formes de privilège pour ceux qui correspondent aux attentes.
Mais ils peuvent aussi devenir des barrières invisibles.

📌 Certaines personnes renoncent à explorer des dimensions de leur désir par peur :
> Du regard des autres
> Du jugement moral
> De sortir du rôle qui leur a été assigné
>D’autres, au contraire, ressentent une pression à correspondre à des modèles — de performance, d’identité, de pratiques — qui ne leur ressemblent pas vraiment.

👉 Dans ces moments-là, la sexualité devient un espace où se rejouent des questions plus larges :
- Qui ai-je le droit d’être ?
- Qu’est-ce qui m’est permis ?
- Qu’est-ce que je m’autorise à ressentir ?

📌 La sexualité peut alors devenir un lieu d’introspection.
Non pas pour se juger,mais pour observer ce qui, dans nos désirs, relève :
> De nous-mêmes
> De nos histoires
> Parfois des normes que nous avons intégrées sans même nous en rendre compte.

En sexologie, il ne s’agit pas de pousser chacun vers une sexualité « différente » ou « non normative ».

Le travail consiste plutôt à redonner de l’espace à l’exploration intérieure, afin que la sexualité puisse être vécue : moins sous contrainte, moins sous surveillance sociale, et davantage en cohérence avec soi.

Parfois, comprendre sa sexualité, c’est aussi comprendre les cadres invisibles dans lesquels elle s’est construite.
👉 Pour approfondir ces questions autour de la sexualité et de l’intimité : www.drcanat-medecin.fr

💡 Tip du sexologue
Si une question revient souvent dans votre tête :
« Est-ce que c’est normal ? » — essayez de la déplacer légèrement.
Plutôt que : « Est-ce que c’est normal ? »; demandez-vous :
👉 « Est-ce que cela me correspond ? »
Ce simple déplacement peut parfois ouvrir un espace de réflexion beaucoup plus libre.

Dr Antoine CANAT Médecin Lille Lomme Lambersart Sexologue Médecine Sexuelle, vous propose un accompagnement respectueux et personnalisé pour vous aider à surmonter vos difficultés sexuelles. Ensemble, vous identifierez les causes et les solutions possibles, dans un cadre confidentiel et bienvei...

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗟𝗮 𝘃𝘂𝗹𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗰𝗶𝘁𝗲́ 𝗮̀ 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲́« J’ai peur que ça me fasse...
25/02/2026

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗟𝗮 𝘃𝘂𝗹𝗻𝗲́𝗿𝗮𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗽𝗮𝗰𝗶𝘁𝗲́ 𝗮̀ 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘁𝗼𝘂𝗰𝗵𝗲́

« J’ai peur que ça me fasse trop, d'être débordé.e. »
« Quand je me laisse aller, je me sens exposé·e. »
« C’est intense… presque trop intense. »
Ce que beaucoup appellent fragilité est souvent autre chose : une grande sensibilité.

🧠 La sexualité est un espace où le corps et l’émotion se rencontrent sans filtre.

On y est touché·e, au sens propre. Mais aussi au sens psychique.
👉 Être vulnérable, ce n’est pas manquer de solidité. C’est accepter d’être affecté·e.
Et être affecté·e, c’est être en mouvement.

📌 La vulnérabilité dit quelque chose de nous :
– de notre capacité à ressentir profondément,
– de notre besoin de lien,
– de notre désir d’être rejoint·e,
– de notre possibilité d’être transformé·e par la rencontre.

Dans un espace insécure, cette sensibilité peut se refermer. Elle devient défense, retrait, contrôle.
Mais dans un espace de sécurité — émotionnelle, relationnelle, corporelle —
elle devient ressource.

🌱 La sécurité ne rend pas la sexualité plus “sage”. Elle la rend plus vivante.
Quand on se sent en sécurité, on peut :
– explorer sans se protéger en permanence,
– ressentir sans se contracter,
– laisser émerger des émotions inattendues,
– être surpris·e par son propre désir.

👉 La vulnérabilité ouvre la possibilité d’une sexualité moins mécanique et plus incarnée.
Elle permet d’être touché·e, parfois ému·e, parfois bouleversé·e. Pas parce qu’on est faible.
Mais parce qu’on est vivant·e.
📌 Cette ouverture ne peut exister que dans une relation saine et vertueuse.
Cela signifie une relation où le consentement est clair,
où la parole peut circuler sans crainte d’humiliation,
où les limites sont respectées,
où l’autre n’utilise pas la fragilité comme levier de pouvoir.

La vulnérabilité n’est féconde que si elle est accueillie avec considération.
Dans un lien marqué par la domination, la manipulation ou le mépris, elle devient au contraire un facteur de blessure.

👉 La qualité du lien est donc le véritable socle de l’exploration intime.
Ce n’est pas la vulnérabilité qui fragilise la sexualité,
c’est l’insécurité relationnelle.

En sexologie, il ne s’agit pas d’apprendre à être plus performant·e.
Il s’agit souvent de réapprendre à faire confiance à sa sensibilité. Car ce qui nous rend vulnérable est souvent ce qui nous rend capable d’intimité profonde.

Et si la question n’était pas :
« Comment me protéger de ce que je ressens ? »
mais plutôt :
« Dans quel cadre puis-je me permettre de le ressentir pleinement ? »

👉 Pour retrouver d’autres posts autour de la sexologie et de la santé sexuelle : www.drcanat-medecin.fr

🔎 Et si la question n’était pas “ai-je du désir ?”… mais “suis-je aligné·e avec moi-même ?”On parle souvent de libido, d...
18/02/2026

🔎 Et si la question n’était pas “ai-je du désir ?”… mais “suis-je aligné·e avec moi-même ?”

On parle souvent de libido, de performance, de fréquence, d’envie.
Mais plus rarement d’alignement psycho-sexuel.

L’alignement psycho-sexuel, c’est la sensation que :

✔️ Mon corps
✔️ Mes émotions
✔️ Mes valeurs
✔️ Mes choix

vont dans la même direction.

Il arrive pourtant que :
- le corps dise oui mais que la tête hésite,
- l’envie soit là mais teintée de stress ou d’angoisse,
- l’on accepte une situation sans vraiment se sentir en accord,
- l’on dise “ça va” alors qu’en réalité quelque chose résiste.

Ce décalage n’est ni anormal, ni honteux. Il est souvent un signal précieux. Il est d'ailleurs souvent intéressant de prendre le temps de quelques secondes pour avant et après une relation intime avec quelqu'un.e mais aussi PENDANT...

💬 En consultation, nous explorons ces zones d’ajustement avec douceur et sans jugement.
L’objectif n’est pas de “corriger” une sexualité, mais de retrouver un espace plus cohérent, plus apaisé, plus choisi.

Si ces questions résonnent pour vous, vous pouvez retrouver d’autres contenus grand public sur mon site :

👉 www.drcanat-medecin.fr

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝗿𝗻𝗼 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗿𝘀« Je me demande si ce que j’aime est normal. »« Est-ce que d’autres ...
04/02/2026

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝗿𝗻𝗼 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗼𝘀 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗿𝘀
« Je me demande si ce que j’aime est normal. »
« Est-ce que d’autres ressentent ça aussi ? »
« Mes envies ne ressemblent pas toujours à ce que je vois. »
« Et parfois… elles y ressemblent trop. »

Ces questions sont très courantes.

Elles ne parlent pas d’un manque de désir, mais d’un doute discret sur ce qui est “normal” ou non.

Le désir sexuel ne se construit jamais tout seul.
Il se façonne avec ce qui nous entoure : les images que l’on voit, les récits que l’on entend, ce qui est montré, partagé, valorisé.

👉 Désirer, c’est aussi apprendre ce qui a le droit d’être désiré.

Les travaux de sociologues montrent que la p***ographie ne sert pas seulement à s’exciter.
Elle joue aussi un rôle de repère :
- elle donne des modèles,
- elle suggère ce qui est courant,
- elle rassure parfois sur le fait de ne pas être seul.

👉 En ce sens, le p***o fonctionne comme une forme de validation collective, même sans échanges directs.

Mais ce miroir est déformant. Il met surtout en avant certains corps, certaines pratiques, certaines manières de désirer.

👉 À force, ces images peuvent donner l’impression que ces désirs-là sont la norme, alors qu’ils ne représentent qu’une partie des vécus possibles.

Dans la vie quotidienne, cela se traduit souvent par un décalage :
1. certaines personnes ne se reconnaissent pas dans ces modèles et s’inquiètent,
2. d’autres s’y reconnaissent beaucoup, et ont du mal à ressentir le désir autrement.

Dans les deux cas, le désir devient quelque chose que l’on compare, plutôt qu’une expérience que l’on vit en phase avec ses ressentis, sa sensorialité, sa sensualité, ses élans.

Le problème n’est alors pas le désir en lui-même, mais la pression “conformiste” silencieuse à laquelle on le confronte.

🌱 En sexologie, l’objectif n’est pas de dire comment il faudrait désirer, mais d’aider chacun·e à retrouver un désir plus personnel, lié au corps, au contexte, à la relation et au partage.
Souvent, ce qui soulage, ce n’est pas de changer ses envies, mais de comprendre d’où viennent les modèles auxquels on se compare et revenir à une lecture attentive de ce qui nous fait vibrer en tant qu’individu singulier.

👉 Pour retrouver d’autres posts autour de la sexologie et de la santé sexuelle :
www.drcanat-medecin.fr

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝘀’𝗼𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿 𝗲𝗺𝗽𝗲̂𝗰𝗵𝗲 𝗱’𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗲𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 (et prendre du plaisir)« Je fais attention à mon ventre. »« À...
28/01/2026

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝘀’𝗼𝗯𝘀𝗲𝗿𝘃𝗲𝗿 𝗲𝗺𝗽𝗲̂𝗰𝗵𝗲 𝗱’𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗲𝗿 𝘀𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 (et prendre du plaisir)

« Je fais attention à mon ventre. »
« À mon odeur. »
« À l’aspect de mon sexe. »
« À mes gestes, mes mimiques, mes bruits. »
« À mes formes, mon profil. »

Ces pensées sont extrêmement fréquentes.
Elles concernent des détails parfois minimes — un bourrelet, une pilosité, une rondeur, une érection, une lubrification, un son, une odeur — mais qui prennent une place envahissante.

À ce moment-là, l’attention ne se porte plus sur ce que l’on ressent… mais sur ce que l’on montre.

Le corps devient un objet à surveiller :
* est-ce que ça se voit ?
* est-ce que c’est « normal » ?
* est-ce que l’autre va remarquer, me juger ?
👉 Le vécu corporel passe alors au second plan.

📌 Ce mécanisme n’est pas un caprice ni une superficialité. C’est une réaction de protection face à la peur du jugement, du rejet, ou de l’exposition.
Plus la peur d’un défaut augmente, plus l’auto-observation s’intensifie. Et plus on s’observe, moins on habite son corps.

👉 Le corps n’est plus un lieu d’expérience, de plaisir corporel et sensoriel, mais une vitrine sous contrôle permanent.

Chez certaines personnes, cette focalisation peut devenir envahissante, douloureuse, jusqu’à une véritable souffrance liée à l’image corporelle, parfois proche de ce que l’on appelle une dysmorphophobie.
Mais bien avant cela, beaucoup vivent déjà une mise à distance silencieuse de leur corps.

📌 Ressentir suppose de ne pas se regarder fonctionner. L’expérience corporelle ne se déploie pas sous surveillance.

En sexologie, le travail ne consiste donc pas à « s’accepter de force », mais à déplacer l’attention :
moins vers l’image,
moins vers le contrôle,
davantage vers la sensation et la présence.
💬 Souvent, ce n’est pas le corps qui fait problème,mais le regard inquiet posé sur lui.

👉 Pour approfondir ces questions de la sexualité : www.drcanat-medecin.fr

💡 𝗧𝗶𝗽 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝘅𝗼𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲:

Si votre attention est happée par un défaut redouté, essayez simplement de noter : « Je suis en train de me regarder. » Puis ramenez doucement votre attention, sans vous juger, vers une sensation simple et plaisante (respiration, appui, contact). Ce déplacement suffit parfois à redonner de la place au vécu.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗼𝗶𝗿 “𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲” 𝗲𝗺𝗽𝗲̂𝗰𝗵𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀… 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲« Plus on cherche à se détendre, plus le corps se crisp...
14/01/2026

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗼𝗶𝗿 “𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲” 𝗲𝗺𝗽𝗲̂𝗰𝗵𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀… 𝗱𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲
« Plus on cherche à se détendre, plus le corps se crispe. »

Cela peut sembler paradoxal, et pourtant c’est une situation très fréquente en consultation.
Beaucoup de personnes arrivent avec cette idée :
👉 « Il faut que je me détende. » ; « Si je n’y arrive pas, c’est que je fais mal. »
Or, le corps ne fonctionne pas à l’injonction.

🧠 Quand la détente devient une obligation, elle cesse d’être un état vécu et devient une performance à atteindre.

Le système nerveux reçoit alors un message contradictoire :
« Détends-toi »
« Mais attention : fais-le bien, maintenant, et sans échouer »

𝗥𝗲́𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁 :
🔁 le contrôle augmente,
🔁 l’attention se rigidifie,
🔁 le corps se met en vigilance… exactement à l’opposé de la détente recherchée.

En sexualité, ce paradoxe est central (mais pas que dans la sexualité, on retrouve aussi cela dans le sommeil: si je veux absolument m’endormir, je n'arrive pas à m'endormir).

Vouloir se détendre pour que ça marche revient souvent à :
- surveiller ses sensations,
- anticiper la réponse du corps,
- vérifier que “ça vient”, que “ça tient”, que “ça dure”.
👉 Le corps n’est alors plus un lieu d’expérience, mais un objet à gérer.

📌 La détente n’est pas une action, c’est une conséquence.

Elle survient quand :
- l’attention se déplace du résultat vers le vécu,
- le contrôle peut se relâcher sans être exigé,
- le corps se sent suffisamment en sécurité pour ne plus se protéger.
🌱 En sexologie, il ne s’agit donc pas de forcer le lâcher-prise, mais souvent de désamorcer l’injonction :
- sortir du “je dois”,
- ralentir,
- redonner du temps au corps,
- accepter que la détente ne se commande pas… mais s’autorise.

💬 Chercher à se détendre est souvent le signe qu’on ne l’est déjà plus. Le travail consiste alors moins à “faire” qu’à cesser de lutter.

🌱 𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗼𝗻 𝗰𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗼𝗶𝗿 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲
La détente ne se fabrique pas. Elle émerge quand quelque chose peut être accueilli plutôt que corrigé.
En pratique, cela passe souvent par un déplacement très simple — mais profond :
- accueillir les émotions présentes, même l’inquiétude ou la déception,
- prêter attention aux sensations, même discrètes ou instables,
reconnaître les pensées automatiques (« ça ne marche pas », « je n’y arrive pas »), les accueillir, les laisser passer, sans chercher à les chasser,
- autoriser le corps à être comme il est, avant de lui demander autre chose.

📌 Le corps se détend rarement quand on lui demande d’aller mieux. Il se détend quand il se sent reconnu.

👉 Pour approfondir ces questions autour du corps, de la sexualité et de la relation :
www.drcanat-medecin.fr

💡 Le tip du sexologue
Au lieu de chercher à vous détendre, essayez ceci : ne changez rien pendant quelques instants. Observez ce que vous ressentez — sensations, émotions, pensées — sans les classer comme bonnes ou mauvaises. La détente apparaît souvent après cet accueil, jamais avant.

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝗻𝗰𝘁 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹 𝗼𝘂 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 ?Pendant longtemps, la sexualité a été pensée comme quelque chose d...
07/01/2026

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝗻𝗰𝘁 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲𝗹 𝗼𝘂 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮𝗽𝗽𝗿𝗶𝘀𝗲 ?

Pendant longtemps, la sexualité a été pensée comme quelque chose de spontané, presque animal. Une pulsion qui devrait surgir naturellement, sans effort, sans apprentissage.
Pourtant, de plus en plus de personnes consultent non pas par absence de désir, mais parce que leur corps ne répond pas comme “il devrait”.

Alors une question se pose :
👉 et si la sexualité n’était pas innée… mais largement acquise ?

📜 𝗨𝗻𝗲 𝗶𝗹𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗻𝗮𝘁𝘂𝗿𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗵𝗲́𝗿𝗶𝘁𝗲́𝗲 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗶𝘀𝘁𝗼𝗶𝗿𝗲
Dans de nombreuses cultures occidentales, la sexualité a longtemps été :
* soit moralisée (religion, normes sociales),
* soit biologisée (réflexe, pulsion, hormones).

Dans les deux cas, un point commun :
❌ on n’enseigne pas la sexualité comme une pratique corporelle à apprendre.
Au XXᵉ siècle, avec la libération sexuelle, une nouvelle idée s’impose :
la sexualité serait libre, évidente, naturelle.

Mais cette libération s’est souvent faite sans transmission de savoirs corporels :
- comment respirer, se mouvoir,
- comment réguler l’excitation, communiquer avec l’autre,
- comment composer avec le stress, le temps, l’autre.

Résultat paradoxal :
- plus la sexualité est censée être naturelle,
- plus les personnes vivent leurs difficultés comme un échec personnel.

𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝗲𝘀
Les approches anthropologiques et sociologiques convergent sur un point :
👉 la sexualité est une pratique socialement et corporellement construite.
Comme manger, faire de la musique ou communiquer : elle s’apprend, elle se façonne, elle dépend du contexte culturel, relationnel et émotionnel.

Aucune société ne laisse la sexualité totalement “brute”.
Elle est toujours :
- encadrée par des récits,
- traversée par des normes,
- transmise… ou non.
Quand la transmission fait défaut, le corps se retrouve seul face à des attentes élevées, sans mode d’emploi.

⚠️ 𝗟𝗲 𝗽𝗼𝗶𝗱𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗺𝗼𝗱𝗲𝗿𝗻𝗲
Notre époque ajoute une couche supplémentaire : sexualité évaluée, comparée, commentée, mesurée (érection, orgasme, durée, fréquence).

Ce modèle suppose implicitement que le corps sait déjà faire.
Mais en réalité, beaucoup de troubles sexuels ne sont pas des pannes, ce sont des compétences non développées ou entravées :
- difficulté à se détendre,
- hyper-contrôle, la centration sur soi comme être performant,
- incapacité à ralentir, à réguler,
- attention tournée vers le résultat plutôt que vers le vécu.

🌱 𝗔𝗽𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘁𝗼̂𝘁 𝗾𝘂𝗲 𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗿
Changer de regard est essentiel.
Considérer la sexualité comme une pratique, un apprentissage permet :
- de déculpabiliser,
- de sortir du registre de la faute ou de la déficience,
- d’ouvrir des pistes concrètes d’accompagnement.

En sexologie, il s’agit souvent de :
- réapprendre à sentir,
- réentraîner le corps,
- désamorcer les automatismes de contrôle,
- redonner une place à l’expérience plutôt qu’à la performance.

💬 Une difficulté sexuelle n’est pas toujours un dysfonctionnement : c’est parfois un apprentissage qui n’a jamais eu lieu.

👉 Pour approfondir ces questions et découvrir des ressources autour de la sexualité, du corps et de la relation :
www.drcanat-medecin.fr

💡 Tips du sexologue
Si la sexualité était vraiment innée, elle fonctionnerait toujours de la même façon, toute la vie.
Le fait qu’elle évolue, se bloque, se transforme… est justement la preuve qu’elle s’apprend, se réajuste et se cultive.
Il n’est jamais trop t**d pour apprendre à habiter son corps autrement.

🌬️ 𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗲𝘁 𝘀𝗶 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗶𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗹’𝘂𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗶𝘀𝗶𝗿 ?On parle souve...
10/12/2025

🌬️ 𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗲𝘁 𝘀𝗶 𝗹𝗮 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗶𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘁 𝗹’𝘂𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗼𝘂𝘁𝗶𝗹𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗶𝘀𝗶𝗿 ?

On parle souvent de désir, d’excitation ou d’orgasme…
Mais on oublie parfois ceci : pour ressentir, le corps doit se sentir en sécurité.

Quand le stress, la douleur ou la peur s’installent, le corps passe en mode protection : bassin contracté, périnée serré, respiration haute…
Résultat : baisse du désir, douleurs, excitation difficile, érections moins stables, plaisirs plus lointains.

La respiration vagale est un outil simple et pourtant très puissant pour aider le système nerveux à sortir de l’alerte et revenir vers le plaisir.

🧠 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰̧𝗮 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲 ?

La respiration lente active le nerf vague, responsable de la détente et de la régulation du bassin et du périnée.

Elle peut :
✔ relâcher les tensions périnéales,
✔ détendre le bassin,
✔ améliorer la lubrification ou l’érection,
✔ réduire la douleur,
✔ faciliter l’excitation.

Ce n’est pas “psychologique” : c’est de la neurophysiologie sexuelle.

🔍 𝗖𝗼𝗺𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘀𝗶 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗰𝗼𝗿𝗽𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝗲𝗻 𝗺𝗼𝗱𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 ?

- périnée serré sans s’en rendre compte,
- ventre contracté, souffle court,
- douleurs ou brûlures à la pénétration,
- impression d’être “coupé·e” des sensations,
- érection instable,
- difficulté à j***r ou à “lâcher prise”.

Ces signes ne parlent pas nécessairement d’un manque d’envie, mais d’un corps en alerte.

🌱 L’exercice : la respiration vagale sexocorporelle
1️⃣ Respiration basse
- Mains sur le bas-ventre
- Inspirer 4 sec → le ventre s’ouvre et monte
- Expirer 6 sec → le ventre redescend
📌 L’expiration lente active la détente.

2️⃣ Décontraction du périnée
À l’inspiration → imaginer le périnée qui descend légèrement et qui s'ouvre comme une fleur
À l’expiration → laisser revenir sans contracter

3️⃣ Recentrage sur le bassin
- repérer les zones qui serrent trop (fessiers, adducteurs…)
- sentir les petits mouvements internes
- laisser la zone “s’ouvrir” doucement

4️⃣ Faire évoluer vers le plaisir
Une fois la détente installée :
- chaleur dans le bassin
- picotements, pulsations
- sensations qui “répondent”

Ce sont les bases du retour naturel des sensations sexuelles.

5️⃣ À utiliser dans la sexualité
- avant un moment intime pour s’apaiser
- pendant, pour réduire la douleur ou la pression
- en cas de baisse d’excitation
- pour diminuer l’hypercontrôle
- dans les troubles de l’érection ou de la lubrification
- à deux, pour se synchroniser et se reconnecter

💞 Ce que ça change

✔ moins de douleur
✔ plus de sensations fines
✔ meilleure lubrification
✔ érections plus stables
✔ orgasme moins “bloqué”
✔ moins de pression, plus de présence
✔ plus de connexion avec le/la partenaire

🔗 Pour plus de contenus sur la sexologie : www.drcanat-medecin.fr

🌸 𝗧𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗴𝗻𝗮𝗴𝗲 (𝗮𝗻𝗼𝗻𝘆𝗺𝗲)

« Je ne pensais pas que respirer pouvait changer quelque chose. Puis j’ai réalisé que mon corps était en tension permanente. En quelques séances, j’ai appris à sentir mon bassin autrement. Les douleurs ont diminué et j’ai redécouvert des sensations que j’avais oubliées. »

💡 𝗟𝗲 𝘁𝗶𝗽𝘀 𝗱𝘂·𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗲𝘅𝗼𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲

La sexualité ne s’ouvre pas avec la volonté, mais avec la détente.
Un corps en sécurité sent mieux, répond mieux, et retrouve plus facilement le chemin du plaisir.

Dr Antoine CANAT Médecin Lille Lomme Lambersart Sexologue Médecine Sexuelle, vous propose un accompagnement respectueux et personnalisé pour vous aider à surmonter vos difficultés sexuelles. Ensemble, vous identifierez les causes et les solutions possibles, dans un cadre confidentiel et bienvei...

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗠𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝘁𝗿𝗼𝗽𝗲𝘀… 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 ? 𝗣𝗮𝗿𝗹𝗼𝗻𝘀-𝗲𝗻 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 (𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝘂𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀).Les médicaments psychotrop...
03/12/2025

𝗦𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ : 𝗠𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 𝗽𝘀𝘆𝗰𝗵𝗼𝘁𝗿𝗼𝗽𝗲𝘀… 𝗲𝘁 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́𝘀 ? 𝗣𝗮𝗿𝗹𝗼𝗻𝘀-𝗲𝗻 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 (𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗻𝘂𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀).

Les médicaments psychotropes font partie du quotidien de nombreuses personnes, mais leurs effets sur la sexualité restent souvent peu connus ou mal compris.

Pourtant, ces traitements peuvent modifier la manière dont on ressent le désir, le plaisir, l’excitation, l’éjaculation ou l’orgasme.

📌 Et cela peut ne pas refléter votre amour, votre motivation, votre valeur personnelle.
Ce sont des effets liés au fonctionnement même du système nerveux… mais ce n’est pas toujours aussi simple.

𝗖𝗲 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲
Tous les psychotropes n’ont pas les mêmes effets sur la sexualité.
Certains peuvent diminuer le désir ou l’excitation ; d’autres, au contraire, peuvent les augmenter, favoriser l’impulsivité ou la prise de risque.

🔹 Antidépresseurs (ISRS/IRSNa) — plutôt inhibiteurs
baisse du désir,
orgasmes difficiles ou ret**dés,
diminution de la sensibilité.
🔹 Anxiolytiques — plutôt sédatifs
fatigue, ralentissement,
baisse de disponibilité sexuelle.
🔹 Antipsychotiques — effets très variables selon la molécule
baisse du désir,
dysfonctions érectiles,
effets via la prolactine,
mais certains antipsychotiques augmentent parfois l’impulsivité sexuelle.
🔹 Thymorégulateurs
baisse modérée du désir,
variations selon les molécules.
🔹 Et à l’inverse… certains traitements peuvent augmenter la sexualité :
antidépresseurs dopaminergiques type bupropion,
certains stimulants prescrits dans les troubles de l’attention,
certaines molécules psychiatriques à effet désinhibiteur.

➡️ Il n'y a pas “un” effet des psychotropes sur la sexualité, mais une multitude de situations.
Parfois… ce n’est pas le médicament, mais le trouble traité
Dépression, anxiété, trouble bipolaire, stress chronique, épisodes psychotiques :
👉 ces états peuvent à eux seuls provoquer une baisse du désir, des difficultés d’érection, une absence de plaisir, une hypervigilance ou des douleurs sexuelles.

Dans ces cas, le traitement peut améliorer la sexualité en stabilisant :
- l’anxiété,
- l’humeur,
- le sommeil,
- la motivation.

📌 Paradoxalement : un médicament peut sembler nuire à la sexualité alors qu’il est, en réalité, un des éléments de sa restauration.
C’est pourquoi il est essentiel de ne pas tirer de conclusion trop rapide.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗰𝗲𝘀 𝗲𝗳𝗳𝗲𝘁𝘀 𝘀𝘂𝗿𝘃𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲𝗻𝘁 ?
Parce que psychotropes et sexualité passent tous deux par les mêmes circuits :
- dopamine (motivation, plaisir),
- sérotonine (inhibition,humeur, anxiété),
- noradrénaline (activation),
- prolactine (lactation, désir),
- etc..
La sexualité repose sur un équilibre fin… et les traitements peuvent parfois le déplacer.

𝗙𝗮𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗳𝗮𝘃𝗼𝗿𝗶𝘀𝗮𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗶𝗳𝗳𝗶𝗰𝘂𝗹𝘁𝗲́𝘀 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀
- dépression ou anxiété non stabilisée,
- stress ou fatigue chronique,
- douleurs, hypervigilance, tensions,
- troubles de l’image corporelle,
- inquiétude de “ne pas y arriver”,
- communication difficile dans le couple.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝘀
🟣 1. En parler avec un·e professionnel·le
C’est clinique, pas tabou. Il est d’ailleurs important de vérifier que la difficulté émane bien du traitement et non pas du trouble qui a justifié un traitement.
Souvent, des ajustements sont possibles :
- Évaluer la pertinence du maintien du traitement
- Changer l’horaire de prise,
- Réduire légèrement la dose,
- Changer de molécule,
- Ajouter un traitement ciblé.
🟣 2. Revenir à un mode “détente”
Respiration lente, toucher doux, rythme progressif…
On aide le système nerveux à quitter l’inhibition et revenir au plaisir, à la sensorialité, à la sensualité.
🟣 3. Diversifier les sources de plaisir
Plus de douceur, plus lent, plus varié :
- stimulations non pénétratives,
- jeux sensoriels,
- exploration plus libre.
🟣 4. Communiquer dans le couple
Exprimer ce qui fait obstacle, mais aussi ce qui fait du bien : jeux, rythme, zones, pression, positions, ambiance.
🟣 5. Consulter
Un·e sexologue peut aider à démêler ce qui relève du médicament, du trouble initial, du stress, de la relation… et proposer des outils ajustés.

Pour accéder à plus de contenus sur la sexologie, retrouver mon site internet :
👉 www.drcanat-medecin.fr

𝗧𝗲́𝗺𝗼𝗶𝗴𝗻𝗮𝗴𝗲 (𝗮𝗻𝗼𝗻𝘆𝗺𝗲)
« Je croyais que quelque chose n’allait pas chez moi. Finalement, c’était à la fois la dépression et mon traitement. Quand on a ajusté la molécule et travaillé la sexualité en douceur, tout a commencé à changer. J’ai retrouvé du plaisir sans pression. »

𝗟𝗲 𝘁𝗶𝗽𝘀 𝗱𝘂 𝘀𝗲𝘅𝗼𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲
La sexualité peut être très sensible aux variations chimiques : elle peut augmenter, diminuer, se bloquer, se transformer ou se réinventer selon le contexte.
👉 Dans la majorité des cas, on peut agir : ajustements thérapeutiques, travail corporel, communication, techniques de focalisation, réassurance.
📌 Ce n’est pas une fatalité — c’est une interaction complexe, et cela s’accompagne.

𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲, 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗿, 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲𝗿On parle beaucoup du consentement, et c’est une excellente nouvelle. Mais da...
26/11/2025

𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲, 𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗿, 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲𝗿
On parle beaucoup du consentement, et c’est une excellente nouvelle. Mais dans la réalité du quotidien, ce n’est pas toujours simple : il y a nos émotions, nos envies fluctuantes, nos insécurités, nos habitudes, nos relations… et parfois nos doutes.
👉 Le consentement, ce n’est pas une “case à cocher”.
C’est un processus vivant, un dialogue continu entre deux (ou plusieurs) personnes.
Il change, il évolue, il s’adapte.

🔍 𝗟𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗲𝗻 𝘃𝗿𝗮𝗶 ?
💬 C’est un “oui” clair, libre, enthousiaste… et réversible.
- Clair : on sait ce qu’on veut.
- Libre : sans pression, sans dette, sans peur de perdre l’autre.
- Enthousiaste : ça fait envie !
- Réversible : on peut arrêter à tout moment, même si on avait dit oui au début.

Un “oui” obtenu par fatigue, par habitude, par peur de blesser, par pression implicite…
👉 Ce n’est pas un consentement.
Et dans les relations de longue durée, le consentement reste tout aussi essentiel.
On ne “possède” jamais le corps de l’autre.

🌡️ 𝗟𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘀𝗲𝗺𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝘀, 𝗱’𝗲́𝗹𝗮𝗻𝘀, 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝗮𝗹𝗼𝗴𝘂𝗲𝘀
On imagine souvent le consentement comme un simple “oui” ou “non”.
En réalité, il s’appuie sur plusieurs axes qui se croisent, et qui peuvent fluctuer d’un moment à l’autre.

1️⃣ Une dimension émotionnelle
Le consentement, c’est d’abord un ressenti affectif :
- sentiment de sécurité ou au contraire d’insécurité,
- enthousiasme, curiosité, envie d’aller vers l’autre,
- ou à l’inverse : doute, fatigue, appréhension, malaise.

Les émotions servent souvent de signal précoce :
si quelque chose se contracte, se crispe ou hésite, c’est déjà une information importante.

2️⃣ Un mouvement vers l’autre
Le consentement entre partenaire.s, c’est aussi un élan, une dynamique :
- un désir mutuel d’aller vers l’autre,
- une envie partagée,
- un mouvement intérieur de rapprochement.
Le désir sexuel n’est pas une émotion, mais il s’appuie sur elles : sécurité, attachement, excitation, confiance…
C’est un mouvement fluide, qui peut apparaître, disparaître, revenir.
Ce mouvement-là ne se force jamais.

3️⃣ Une dimension relationnelle et de communication
Le consentement n’est pas seulement intérieur :
il se cocrée à deux (ou plus) dans la relation.
Cela implique :
pouvoir dire ce que l’on souhaite, ce que l’on ne souhaite pas,
pouvoir exprimer un stop, une hésitation, un besoin de pause,
mais aussi la capacité du/de la partenaire à :
- écouter,
- reformuler,
- vérifier,
- accueillir les limites,
- ajuster son comportement.
Un consentement n’existe pas si l’autre n’écoute pas.

4️⃣ Une dimension corporelle et sensorielle
Le corps parle parfois avant les pensées :
- un vécu (dés)agréable, sensations de confort ou d’inconfort,
- l'accueil, la disponibilité ou au contraire fermeture,
- présence d’excitation sexuelle… ou absence totale,
- facilité à écouter son corps, ou au contraire brouillage des signaux.
🧭 Le corps est un “baromètre” précieux : tension, souffle court, crispation, chaleur, fluidité… rien n’est anodin.

5️⃣ Une inscription dans le temps
Le consentement n’est pas un acte ponctuel : c’est quelque chose qui vit dans la durée.
- On peut dire oui puis non,
- ou non puis oui,
- on peut avoir besoin de temps, d’un silence, d’une réflexion,
- on peut s'arrêter, reprendre, changer d’avis.

Le consentement suppose un temps intérieur pour s’autoriser ou non à aller vers le rapport, sans précipitation.
🧩 Avant et après : deux moments tout aussi importants
🔹 Avant :
À distance des émotions fortes, on peut se demander :
- “Qu’est-ce qui me met à l’aise ?”
- “De quoi ai-je besoin pour me sentir en sécurité ?”
- “Quel est le bon cadre pour moi aujourd’hui ?”

C’est une forme de set & setting intime : réfléchir au contexte, à l’ambiance, à l’état émotionnel, aux besoins du moment.
🔹 Après :
Il peut être précieux de revenir sur ce qui s’est passé :
- “Qu’est-ce que j’ai aimé ?”
- “Qu’est-ce qui m’a mis en difficulté ?”
- “Qu’est-ce que j’aurais aimé dire mais que je n’ai pas osé exprimer ?”
Cela permet d’ajuster, de rassurer, de renforcer la confiance — pour soi et pour la relation.
🌈 Et pour les personnes trans, non binaires ou non cisgenres ?
Le consentement est là aussi essentiel, surtout quand :
il existe un vécu de dysphorie, de désalignement entre son vécu personnel et son corps,
certaines zones du corps ne sont pas “neutres”,
les mots et les gestes peuvent être activants ou douloureux.

👉 Ici, le respect scrupuleux des limites et du langage corporel est fondamental.
👉 Et le droit de dire non (ou stop) doit être absolu.
D’autres contenus vulgarisés en santé sexuelle sont disponibles ici :
➡️ www.drcanat-medecin.fr

💡 Tips du sexologue
Le consentement n’est pas juste un “oui ou non” : c’est un espace de liberté.
On peut dire oui à certaines choses, non à d’autres, oui puis non, non puis oui, oui mais pas maintenant…
C’est normal, c’est sain, c’est humain. Le consentement peut en soi être un facteur d’excitation, d’érotisation, de fantasmes, et agrémenter positivement nos sexualités.

🧩 Un témoignage anonyme
“Pendant longtemps je n’osais pas dire que je n’avais plus envie, parce que j’avais peur de décevoir. Le jour où on a commencé à parler de ce qui me mettait vraiment à l’aise, j’ai redécouvert une sexualité où je pouvais respirer. C’est la première fois que j’ai eu la sensation d’être pleinement présente.”

🔗 Pour aller plus loin
Un outil à venir très intéressant développé par Lou Fournier – Infirmière sexologue et Clémence Rajac – Psychologue sexologue: le consentomètre, dont une partie de ce post a été tiré. Merci à elles.

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