02/01/2026
Une bonne année, comme une bonne journée ou une bonne vie, est un temps où l’on grandit, un temps que l’on met à profit pour être et devenir plus. Plus de vrai soi, plus d’Etre fondamental, où se trouvent plus de potentiel, de puissance et de joie. Le principe est d’une extrême simplicité : la nature fonctionne toujours au moindre effort, au niveau le plus paisible, parce que c’est le plus efficace. La goutte d’eau prend spontanément la forme qui présente le moins de résistance et lui donne la vitesse maximale. Aller vers sa propre nature profonde, c’est juste se laisser glisser spontanément vers son niveau le plus paisible. Il n’y a rien à « faire ». Juste à accepter de laisser s’exprimer ce mouvement naturel, qui se propose toujours. Accepter de le reconnaître, et de le suivre.
Si nous trouvons que les choses sont difficiles, c’est parce que nous sommes en train de résister. Laissons-nous accueillir le chemin vers la paix qui se propose toujours de lui-même, les problèmes trouvent leur solution. Le mot est intéressant : les problèmes se dissolvent. Une solution n’est pas une réponse au problème, c’est la disparition du problème. Les problèmes qui persistent sont ceux que nous entretenons, le plus souvent inconsciemment. Presque toujours pour des questions d’orgueil.
L’orgueil exprime la peur du petit soi superficiel, de s’abandonner à notre grand Soi, au Tout, et de le laisser faire facilement. On connaît l’histoire, justement, de la goutte d’eau qui ayant traversé montagnes et campagnes, à l’entrée dans la mer s’angoisse de disparaître alors qu’elle va devenir l’océan entier. Cette peur, c’est confondre lâcher prise et passivité. Croire que si on ne s’agite pas, il ne se passera rien. Que si ce n’est pas difficile, il n’y a pas de mérite. Mais voit-on la nature s’agiter pour créer la vie ? Pour ajuster nos milliards de cellules et même réparer les dégâts que nous causons en nous et autour de nous ? La nature en nous connaît la manière d’agir la plus intelligente, qui passe toujours par le chemin le plus paisible, le plus simple. L’intention fera le reste.
Quelle est notre intention ? Trouver une solution ou bien montrer – et surtout se montrer à soi-même – qu’on est le plus quelque chose ? Que cherche-t-on à gagner ? Si nous voulons la paix, passons par le chemin de la paix, ouvrons la porte de la paix et laissons-la couler. Puisque nous avons essayé tout le reste et que tout le reste a échoué, qu’avons-nous à perdre ? La paix du monde ne peut qu’être la somme de nos paix individuelles, dans nos milliards de petits conflits cumulés. Que chacun d’entre nous choisisse de laisser l’intelligence toute-puissante de la nature apaiser ses petits ou grands conflits, et nous verrons un monde de paix. Quelle réalisation peut nous grandir davantage ?
Je vous souhaite donc de faire de 2026 une année bonne.