16/03/2026
Le yoga est politique.
Pas parce que je l’ai décidé. Parce que c’est dans ses fondements depuis des millénaires.
Le premier des Yamas, c’est Ahimsa. La non-violence envers tous les êtres, sans exception, sans condition. Le deuxième, c’est Satya. La vérité, le courage de voir les choses telles qu’elles sont. Et le mot yoga lui-même vient du sanskrit *yuj*, l’union. Pas la séparation. L’union.
Je ne crois pas que le yoga puisse rester apolitique. Pas cette semaine en tout cas.
Parce que tout ce qu’on cultive sur le tapis a un prolongement dehors. Dans la rue, dans la ville, dans l’isoloir. Ahimsa ça ne s’arrête pas à la fin du cours. Et pour moi, un discours qui divise, qui exclut, qui désigne des boucs émissaires, c’est tout le contraire de ce que cette pratique nous enseigne.
Marseille est plurielle, vivante, parfois bordélique et c’est exactement pour ça qu’elle est belle. Je ne veux pas qu’on lui fasse peur d’elle-même.
Dimanche, votez. Vraiment. Pas juste « si vous avez le temps ». Parce que ça peut se jouer à quelques voix, dans votre bureau de vote, dans votre quartier. Chaque bulletin compte.
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