02/05/2026
Bonjour, une petite mise au point.
Le centre de soins, n’est pas un service dû au découvreur, derrière ce centre il y a des équipes bénévoles qui travaillent d’arrache-pied, tous les jours, Week-end et jours fériés, au détriment de leurs familles, amis et enfants, sans vous demander un centime.
Ce n’est pas non plus un moulin à vent ou tout le monde peut aller et venir à sa guise et déposer un animal sans en informer les soigneurs au préalable.
Si nous ne répondons pas au téléphone tout de suite, si nous vous dirigeons sur d’autres centres de soins, ce n’est pas pour vous embêter, mais parce que notre centre de soins a atteint ses limites d’accueil ou que nous sommes en soins ou au nettoyage des animaux.
Hé oui !!!, parce ce que vous pensez peut-être que nous n’avons que les animaux à nous occuper ? Non, un centre de soins, c’est une petite entreprise, avec de l’argent à faire rentrer par le biais de dons ou d’adhésions, les RDV vétérinaires ( souvent en deux temps, on dépose l’animal et on retourne le chercher lorsque le vétérinaire a pu le consulter ), les achats d’aliments et de médicaments, le matériel pour l’entretien, la remise en liberté chez des particuliers ou des endroits préservés, parfois à 80km du centre, la tenue des stands pour vous informer sur notre ami, toute la gestion administrative, parce que oui, on a aussi des compte à rendre en plus, on tient des registres, on fait des démarches auprès de nos instances, on se forme tout au long de l’année pour mieux soigner et accueillir….
Une limite d’accueil, c’est un nombre total d’animaux pris en charge par les soigneurs, dans un temps nécessaire pour assumer toutes les tâches relatives à leurs survies. Si nous dépassons cette limite, nous épuisons nos équipes (les bénévoles se faisant déjà rares pour ces tâches) et mettons en péril les animaux déjà en soins.
Nous ne sommes pas des machines, ni des robots et pour assumer la tâche pour laquelle nous nous sommes formés, nous sommes obligés de nous poser des limites.
Oui, c’est un crève-cœur de refuser des animaux, nous sommes sensibles à cette détresse, mais nous préserver est aussi une obligation pour poursuivre notre mission d’intérêt général et essayer de maintenir ce patrimoine faunistique.
Malgré tous nos conseils de préservation et de sauvegarde divulgués tout au long de l’année à travers nos stands et conférences, encore trop de particuliers ne s’en soucient guère. Nos recommandations au jardin et avec les animaux domestiques ne portent pas ses fruits.
Les animaux qui arrivent sont souvent restés coincés dans les grillages et dévorés par les asticots que les mouches ont pondus (faire des passages dans les clôtures), mutilés par vos tondeuses ou coupes bordures, électrifiés par vos clôtures électriques (posées trop basses), tombés dans vos fosses que vous n'avez pas sécurisées avec une planche afin que les animaux puissent en ressortir, mordus par vos chiens (surveillance et éducation nécessaires), enfourchés (vérifiez dans la paille ou le foin si pas de nid avant d’enfourcher brutalement), brulés (déplacez votre tas de bois ou tas de feuilles avant de bruler, mais normalement interdit), noyés (fermez votre piscine, ce pourrait être un enfant qui tombe à l’eau ou votre animal) et j’en passe…..
Ce sont des petits gestes qui, s’ils étaient appliqués, éviteraient que les centres de soins soient surchargés et que les particuliers se retrouvent à ne pas quoi faire des animaux blessés. Ce n’est pourtant pas l’Everest que nous vous demandons de franchir, mais des conseils de bons sens à appliquer.
Nous nous retrouvons surchargés par des erreurs qui vous incombent la plupart du temps et que nous essayons avec toute l’énergie qu’il nous reste, à réparer. Donc soyez un peu plus indulgents avec nous, car nous risquerions nous aussi de disparaitre.
Anne DUPUY