27/01/2026
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La vie se charge de nous offrir toutes les expériences nécessaires à l’assimilation des révélations qui s’opèrent en nous.
Un peu comme des travaux pratiques.
Un espace s’ouvre, un mur tombe et dans la foulée, une rencontre, un événement, une circonstance qui propose une confrontation dans le tangible à la lumière éveillée.
Parfois, c’est dans la douceur que l’ouverture révélée s’ancre dans la matière, jusque dans le plus profond de nos cellules, créant une transmutation profonde, jusqu’à modifier notre adn, apportant de la force à cette lumière.
Parfois, l’expérience est plus ardue et le nouvel espace qui s’est ouvert, encore fragile, encore méconnu, dans lequel on est encore des apprentis, comme des nouveaux nés, est mis à mal.
Ouvrir, c’est s’exposer.
C’est devenir vulnérable d’une certaine manière,
c’est s’offrir à la possibilité d’être touché.
Et si on est encore maladroit, dans la manière d’offrir cette ouverture au monde, à l‘autre ou à soi, on peut prendre de sacrés coups !!
Sacrés, oui… car encore une fois,
c’est en nous que réside le pouvoir de ce que l’on va en faire de ce coup…
Refermer l’espace, remettre un voile, une barricade, élever des murs à nouveau…
S’enfuir, sortir de cet espace en le scrutant de loin, avec méfiance et perplexité, doutant de ce qu’il est…
« Et si c’était un piège, une illusion, un mirage? »
L’ego a vite fait de juger l’ouverture trop dangereuse, trop douloureuse, trop risquée et d’inciter avec véhémence à revenir comme avant, voir même de fermer un peu plus.
À cette étape du chemin, une autre voie pourtant se dessine timidement.
Écouter.
Accueillir.
La blessure qui crie dans ce qui a été ouvert et bafoué par l’expérience difficile. Car elle est bien probablement la petite-fille ou l’arrière petite-fille de celle qui un jour avait clos cet espace.
Alors, avec douceur et bienveillance infinie, choisir de prendre un temps pour respirer, se regarder faire…
« Quel élan est là ? »
Refermer, juger, condamner cet espace?
Le fuir, le mettre en vigilance accrue, prêt à tirer le rideau à la première alerte?
Et puis, respirer, encore.
Et tenter de changer de regard.
Si cette expérience douloureuse n’était qu’une étape supplémentaire dans l’ouverture, l’expansion?
Juste une expérience permettant de réajuster la manière dont elle va s’exprimer en soi et autour de soi?
Et laisser ouvert. Avec tout le courage, la force et l’abandon que cela demande…
Allant, si c’est possible, jusqu’à remercier:
« Merci la vie, de me permettre à travers cette expérience de trouver la justesse dans l’expression de ma vérité, de ma lumière.
Merci de me montrer comment l’ajuster pour pouvoir la laisser s’ancrer avec foi et confiance. »
Laisser ouvert.
Contre marées et tempêtes, gardant la barre, le cap, même dans les plus hautes vagues…
Parce que ce qu’offre cette ouverture comme espace de beauté, d’amour, d’expansion, de manifestation est tellement infini… une promesse de changement vers plus de transparence, de vérité, d’alignement, de puissance, de force tranquille…
Tellement plus que ce sacré coup!
Il n’y a rien à perdre dans l’ouverture et la pleine expression de la révélation de la lumière, rien qui ne puisse être atteint, abîmé, racorni, amenuisé, sali…
Cette lumière est intouchable, incorruptible, inaltérable et sans limites.
Rien n’est plus puissant qu’elle.
Rester ouvert, c’est dire oui à la vie,
oui à la beauté de l’expansion,
oui à la promesse d’un chemin de lumière,
où chaque blessure, chaque épreuve devient une pierre de fondation pour bâtir un espace d’amour toujours plus grand.
Alors, merci.
Merci à chaque pas, chaque instant, chaque coup,
car ils ne sont pas là pour nous briser,
mais pour nous révéler.
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Frédérique
Les Arômes de l’Alchimiste.