13/04/2026
J’ai récemment échangé avec une jeune femme en réflexion sur son avenir professionnel.
En situation d’épuisement, confrontée à des douleurs chroniques, elle m’a confié avoir trouvé plus d’apaisement dans la sophrologie que dans ce qu’elle avait essayé jusque-là.
L’idée de devenir sophrologue a alors émergé : aider les autres, tout en poursuivant son propre cheminement.
Cet échange m’a rappelé quelque chose d’essentiel.
En sophrologie, accompagner ne consiste pas à dire à l’autre ce qui est bon pour lui.
Notre rôle n’est pas de projeter nos idées, nos croyances ou nos solutions.
Notre rôle est d’offrir un cadre d’écoute, de présence et de neutralité, afin que la personne puisse retrouver ses propres ressources.
Car lorsque nous ne sommes pas neutres, nous risquons parfois de proposer à l’autre ce qui nous conviendrait à nous.
Un exemple simple : si j’ai très soif, je pourrais spontanément penser qu’un grand verre d’eau fraîche est ce qu’il faut offrir.
Mais si je suis réellement disponible à l’autre, je commence par lui demander ce dont il a besoin.
C’est aussi pour cela que la pratique personnelle reste importante pour le sophrologue.
Revenir à soi. Observer. Se réajuster. Garder un regard le plus juste possible.
Car aider avec un filtre… ce n’est plus vraiment aider.
La sophrologie permet aussi cela :
mieux se connaître, retrouver de la clarté, et avancer de façon plus alignée.