10/02/2026
« Devenir la meilleure version de soi-même ! », personnellement je n’aime pas beaucoup cette phrase car je la reçois comme un message implicite que je ne suis pas assez telle que je suis. Que je devrais être mieux, plus, et que, telle que je suis, ça ne va pas.
Pourtant, l’idée de départ est séduisante : qui ne voudrait pas évoluer, grandir, s’approcher d’une version « améliorée » de soi ?
Mais à force de vouloir « être meilleure », j’ai surtout l’impression de ne jamais être assez. Toujours un pas derrière ce que j’aurais dû être. Il y a un paradoxe cruel dans cette quête : plus je voulais évoluer, plus je me sentais insuffisante.
Cette idée de progression constante, je le remarque maintenant, est aussi nourrie par un système extérieur. Dans notre société, tout pousse à être plus efficace, plus performant, plus rentable. Même le développement personnel semble parfois se calquer sur cette logique celui de la performance, de l’optimisation. Des morning routine, des objectifs bien-être, des habitudes gagnantes… Mais sommes-nous des projets à « optimiser » ? Des produit à « améliorer » ?
Un jour, je suis tombée sur cette citation de Pema Chödrön lors d’un stage sur l’amour de soi et ça a été un électrochoc :
« Il ne s’agit pas de se débarrasser de soi pour devenir quelqu’un de meilleur. Il s’agit de faire la paix, de se lier d’amitié avec qui nous sommes déjà. »
Je n’ai pas besoin d’attendre d’être « mieux » pour être en paix avec moi-même et m’aimer. Je peux me donner ce droit, maintenant.
Je peux m’aimer aussi non accomplie, non réalisée, non transformée. Je peux m’aimer quand je me juge, je peux m’aimer même incomplète, en désordre, je peux m’aimer avec compassion telle que je suis instants après instant.
Maintenant, dites-moi, qu’est ce qui est vivant pour vous à la lecture de ce partage ?