09/04/2026
Mon travail de tous les jours, et vous? Êtes vous touché(e)?
⚡️Fourmillements dans les bras : quand le problème vient des cervicales
Il t’arrive de te réveiller avec un bras « engourdi » ? Ou, au cours de la journée, de ressentir par moments des fourmillements qui partent de l’épaule et descendent vers l’avant-bras, parfois jusqu’aux doigts ?
C’est une sensation désagréable, même lorsqu’elle est légère : le plus perturbant, c’est cette impression soudaine que cette partie du corps ne t’appartient plus vraiment.
Dans la grande majorité des cas — surtout si les fourmillements sont intermittents, changent de position et ne touchent pas toujours les mêmes doigts — il n’y a rien de préoccupant.
Parfois, il s’agit d’un syndrome du canal carpien. Mais dans ce cas, les signes sont assez spécifiques : les fourmillements concernent les trois premiers doigts (pouce, index, majeur), s’aggravent la nuit et avec les mouvements répétitifs du poignet, et s’accompagnent progressivement de douleurs localisées.
Si tes symptômes ne correspondent pas à ce schéma — s’ils concernent tout le bras ou l’avant-bras, s’ils changent d’un jour à l’autre, ou s’ils apparaissent parfois d’un côté puis de l’autre — alors la cause au niveau du poignet est peu probable.
👉 Il est alors pertinent de regarder plus haut : du côté du cou.
💥 Un mécanisme anatomique précis
Tout ce dont ton bras a besoin pour fonctionner — les commandes nerveuses, la sensibilité et la circulation — part du cou.
Un faisceau nerveux majeur, appelé le plexus brachial, naît des vertèbres cervicales et descend vers l’épaule, le bras et la main.
Mais avant d’atteindre sa destination, il doit traverser un passage étroit.
Sur le côté du cou se trouvent les muscles scalènes, qui relient les vertèbres cervicales aux premières côtes. Entre le scalène antérieur et le scalène moyen se trouve un espace restreint, par lequel passent :
• les nerfs du plexus brachial
• l’artère et la veine subclavières
👉 Ce passage est donc à la fois un couloir nerveux et vasculaire.
💥 Quand le passage se rétrécit
Lorsque les scalènes sont détendus, tout circule librement. Tu n’en as même pas conscience.
Mais lorsqu’ils se contractent et se rigidifient, ce passage devient plus étroit. Les nerfs et les vaisseaux se retrouvent comprimés, et les signaux deviennent perturbés.
Résultat :
• fourmillements dans le bras ou l’avant-bras
• sensation de main « lourde » ou moins sensible
• parfois une faiblesse inhabituelle dans la prise
Ces symptômes peuvent ressembler à ceux d’un problème cervical ou d’un canal carpien, ce qui crée souvent de la confusion.
Comment faire la différence ?
✔ Hernie cervicale :
Les symptômes suivent un trajet précis, toujours le même, sur un seul bras et des zones bien définies.
✔ Canal carpien :
Les fourmillements concernent surtout le poignet et les trois premiers doigts, avec douleur locale.
✔ Tension musculaire cervicale (cas le plus fréquent ici) :
Les symptômes sont diffus, variables, changent selon les jours et les positions (dormir avec le bras sous la tête, rester longtemps sur ordinateur, conduire…).
👉 Dans ce cas, la cause est très souvent une tension excessive des muscles cervicaux qui comprime les nerfs lors de leur passage.
Pourquoi les scalènes se contractent ?
1. La respiration
Les scalènes sont des muscles respiratoires accessoires. Ils devraient intervenir uniquement lors d’efforts.
Mais lorsque le diaphragme est bloqué (très fréquent en cas de stress), ils prennent le relais à chaque respiration.
👉 Résultat : des milliers de micro-contractions quotidiennes inutiles.
2. La posture
La posture tête en avant, typique du travail sur écran, maintient les scalènes en raccourcissement constant.
3. Le stress émotionnel
Les tensions émotionnelles provoquent une rigidification globale, incluant la zone cervicale.
👉 Ces trois facteurs s’accumulent silencieusement jusqu’à réduire l’espace de passage des nerfs.
Un autre point clé : le petit pectoral
Après les scalènes, le plexus brachial passe sous le petit pectoral, un muscle de la partie haute de la poitrine.
Chez les personnes qui passent beaucoup de temps devant un écran, ce muscle est souvent raccourci et tendu.
👉 Les nerfs du bras traversent donc deux zones de compression :
1. Le cou (scalènes)
2. La région sous la clavicule (petit pectoral)
Résultat : un signal nerveux « brouillé », comme une ligne téléphonique perturbée.
La bonne nouvelle : c’est réversible
Ce sont des muscles — et donc des structures sur lesquelles on peut agir efficacement.
Il ne suffit pas de travailler uniquement les scalènes (difficiles à isoler).
Il faut agir sur l’ensemble de la chaîne :
• respiration diaphragmatique (pour soulager les scalènes)
• mobilité et relâchement du cou
• ouverture du thorax supérieur (pour libérer le petit pectoral)
👉 Lorsque tout fonctionne mieux, les passages se libèrent, les nerfs sont moins comprimés, et les fourmillements diminuent, jusqu’à disparaître.
Un travail global, progressif et cohérent peut transformer ces sensations « mystérieuses » en simple souvenir.
Via Marcello Chiapponi kinésithérapeute
Des rdv sont disponibles pour avril et mai, à vos téléphones 📞
Sandrine Offroy
Thérapeute holistique ☀️
Réflexologie, magnétisme, énergétique 🌿