24/01/2026
Je suis arrivée aux urgences le 10 décembre 2024 pour mon déclenchement. J’étais à la fois excitée, stressée, impatiente… et un peu perdue aussi. Je savais que ce serait long, mais je ne pensais pas que le déclenchement prendrait autant de temps. Les heures se sont étirées, parfois avec espoir, parfois avec découragement. Mais pendant tout ce temps, j’ai été entourée d’une équipe tellement bienveillante que je ne me suis jamais sentie seule.
Et puis il y a eu Agathe, la sage-femme qui m’a accouchée, et une stagiaire. Je les ai rencontrées pour la première fois quand j’ai perdu les eaux en pleine nuit, mais j’ai vite compris que c’était exactement les bonnes personnes pour m’accompagner. Elles ont été d’une douceur incroyable, toujours présentes au bon moment, jamais intrusives. Elles m’ont donné une confiance que je n’avais pas encore en moi
Elles ont préparé la salle nature, juste comme je l’imaginais pour un accouchement sans péridurale : lumière tamisée, ambiance calme, ma musique qui tournait doucement en fond… C’était un vrai petit cocon, presque irréel, comme si tout était fait pour m’aider à me recentrer, à respirer, à avancer
Mais malgré ça, j’ai beaucoup douté. À plusieurs moments, j’ai vraiment cru que je n’y arriverais pas. La douleur était intense, brutale par instants, et je me suis dit que mon projet d’accoucher sans péridurale… c’était peut-être trop pour moi.
Et pourtant, Agathe n’a jamais douté. Elles ont porté ma force quand je n’en avais plus. Elles ont mis des mots rassurants, des gestes précis, une présence solide qui m’a permis de continuer. Sans elles, je n’aurais pas réussi. Je le sais.
Et puis, dans la nuit du 12 décembre 2024, tout s’est accéléré. Et quelques instants plus tard… Meryl est née. Notre petite fille. C’était puissant, intense, bouleversant. Un moment que je n’oublierai jamais.
Après sa naissance, on nous a laissés tous les trois, tranquilles, dans une sorte de bulle hors du temps. Personne n’est venu nous prendre Meryl trop vite pour les soins. On nous a laissé respirer, se découvrir, se toucher, se regarder, la première tétée. Notre intimité a été vraiment respectée. C’était doux, lent, progressif…