05/02/2026
En 2007, je perdais mon premier bébé. Mort fœtale in utéro tardive.
Première claque, premier vide intense, mais aussi première fois que je suis maman. Oui, notre petit O a fait de nous des parents, même si nous n’avons tenu son petit corps sans vie dans nos bras que peu de temps.
2008, la vie reprend ses droits. H nous rejoint, non sans angoisse, avec beaucoup d’avance, mais il est là, bien vivant, et ses pleurs ne sont que joie à mes oreilles.
Juin 2013, le sort s’acharne, C- I nous quitte, son petit cœur a lui aussi cessé de battre. Nouvelle claque, nouveau vide, colère, tristesse, incompréhension…Il faut tenir pour notre H qui a 5 ans et qui vit lui aussi ce deuil si particulier.
A chaque grossesse, ma santé est fragilisée. Je deviens bancale, parfois l’ombre de moi-même. Mon corps me fait souffrir, mon cœur aussi.
Quelques mois après le décès de C-I, j’apprends une nouvelle grossesse. Est-ce une bonne ou une mauvaise nouvelle ? J’ai peur, peur pour ce bébé, peur pour moi, peur pour H qui a besoin d’être protégé.
Mon mari et moi décidons que ce serait une bonne nouvelle, que la vie pouvait être belle. Très entourée et surveillée, je mène contre toute attente une grossesse plutôt sereine. Et notre petite L voit le jour, en pleine santé en juin 2014.
Je suis maman de quatre enfants, deux d’entre eux me manquent cruellement, mais H et L me comblent de bonheur et d’amour chaque jour. Cet amour est si fort.
Cette maternité endeuillée, bousculée, ne pouvait pas rester dans l’ombre. C’est pourquoi, depuis quatre ans et après plusieurs années de reconstruction et de formation, j’accompagne les parents endeuillés et leurs proches.
La sophrologie a été une évidence tant elle permet d’allier le corps et le mental. Mais c’est surtout un espace de parole sécure que j’offre dans mon cabinet, un espace où tout peut se dire, où les bébés peuvent être nommés, où le deuil périnatal n’est pas un sujet tabou.
Et si mon allait au-delà des parents ? Si mon vécu pouvait également servir aux et ? aux de société ? aux ? aux ?
Je suis sûre qu’ensemble, nous pouvons mieux accompagner le deuil périnatal, trouver les mots justes pour mieux soutenir les parents, trouver la posture adaptée pour mieux considérer leur peine, leur offrir une épaule, un geste, une écoute et une parole qui feront la différence lorsqu’ils verront les professionnels de santé, le cercle familial et amical, lorsqu’ils retourneront travailler, lorsque la vie reprendra, car oui, elle reprendra…
Alors si mon vécu vous parle, si vous souhaitez mieux et mieux , n’hésitez pas à me contacter pour que nous puissions envisager une au bénéfice des endeuillés et de leurs familles.
Ou tout simplement .