09/12/2025
DIAGONALE DES FOUS 2025
Partie 4
Après les soins et un bon repas, je repars à la tombée de la nuit.
Le parcours traverse des quartiers résidentiels, je me reconnecte à la civilisation, j’accepte même une citronnade de la part d’une famille sur le bord de la route. Quel délice. Un pur moment de bonheur.
Le parcours emprunte ensuite les chemins Kala et Ratineau. 2 noms exotiques pour décrire la difficulté à l’état brute.
A la suite de ça, je retrouve Julien et Steph en compagnie de ma copine Camille. C’est toujours un plaisir de voir des têtes familières.
Je prends le temps de manger, de bien boire et je repars avec Julien vers le fameux chemin des Anglais.
Imaginez-vous des pavés. Des milliers de gros pavés en pierre de lave, irréguliers au possible, formant une route à travers la montagne. C’est le Chemin des Anglais.
En fois sorti de cet enfer, j’enclenche le mode dernière montée, je presse le pas, l’envie d’en finir est bien présente.
Le jour se lève une 3e fois sur ma course.
Cette sensation de renouveau se fait encore sentir, un peu moins dans mon corps mais beaucoup plus dans ma tête.
La ligne d’arrivée est proche. Ma tête prend le dessus sur mon corps.
Dernier ravitaillement, sieste express, massage express, l’envie de terminer est plus forte que tout.
Je repars en courant pour la dernière descente. Elle est agréable et devient merveilleuse au moment où j’aperçois le stade tout en bas.
Il grossit au fur et à mesure de ma descente.
J’accélère.
J’oublie la douleur et j’avance, je n’ai qu’une envie c’est de terminer.
J’entre dans la ville, le goudron remplace la terre, je cours. Je ne réalise pas mais je cours.
J’entre dans le stade et les supporters sont là, peu nombreux mais c’est pas grave.
Le speaker annonce mon arrivée.
Je passe la ligne d’arrivée et je crie.
Je crie.
J’évacue toute la souffrance accumulée depuis longtemps.
Un cri rauque et puissant.
Un cri venu d’ailleurs.
Un cri venu du corps.
Un cri venu du cœur.
Un cri soulagement.
Le cri du renouveau.