17/03/2023
À un moment donné, l'enfant se tient sur deux pieds et veut marcher.
Avec la construction du langage, c'est le moment le plus significatif de son évolution, et au fil du temps, il est utilisé métaphoriquement pour parler des chutes et des moments d'échec de la vie adulte et de notre capacité à nous relever.
L'enfant tombe et se relève, bien sûr. Essayez et réessayez. Comme le dit Louise L. Hay : « Si un enfant abandonnait à la première chute, il n'apprendrait jamais à marcher.
Il répond à l'appel de la vie et ressuscite. Mais d'abord, il nous regarde et lit nos émotions d'un coup d'œil : la peur d'avoir été blessé, l'angoisse que cela se reproduise, la nervosité due au manque de contrôle, la surprise amusée accompagnée d'un « Patpunfete ! ", l'incitation à réessayer, la confiance qu'il y parviendra, la patience de l'attendre. L'enfant lit notre réalité et crée ainsi la sienne.
Nous sommes tous d'accord pour dire que le bébé apprend à marcher. On ne dit pas : "il marche mal !". Nous ne voyons pas l'erreur mais nous lisons ses échecs comme fonctionnels à la construction d'une compétence.
S'il rencontre alors une marche, l'enfant l'étudie et prend les mesures. Si nous nous tenons à côté de lui en silence et sans intervenir, le laissant libre de trouver le chemin le plus fonctionnel pour lui, nous pourrons observer que, par exemple, il se retournera et mesurera le vide avec sa jambe, l'espace qui le sépare de l'étape suivante. Il élabore une stratégie possible. Essaye. Et pourtant notre attitude est essentielle pour la pousser soit dans un sens de confiance et d'estime de soi, soit de fermeture et de peur du monde.
Combien de choses lui reste-t-il encore à apprendre ? Et nous, combien de choses pouvons-nous encore apprendre ? Essayer fait partie du processus d'apprentissage, cela sert à développer des stratégies, cela sert à prendre conscience de notre façon de travailler, de quels outils nous avons besoin. On apprend en essayant et il faut s'en souvenir quand ce même enfant apprend à résoudre une expression algébrique.
Dire "j'essaie" dispose à la nouvelle tentative, dire "j'ai fait une erreur" ferme les possibilités, il ne permet pas d'évoluer. Ça vaut pour les enfants et ça vaut pour les adultes.
Gardons cela à l'esprit, car les mots créent la réalité, même intérieure.
-Docteur Laura Mazzarelli
🌱
Ad un certo punto il bambino si mette su due piedi e vuole camminare.
Insieme alla costruzione del linguaggio questo è il momento più significativo della sua evoluzione, e nel tempo viene usato metaforicamente per parlare delle cadute e dei momenti di fallimento nella vita adulta e della nostra capacità di rialzarci.
Il bambino cade e si rialza, naturalmente. Prova e riprova. Come dice Louise L. Hay: “Se un bambino si arrendesse alla prima caduta, non imparerebbe mai a camminare.”
Egli risponde alla chiamata della vita e si rialza. Prima però ci guarda e legge in uno sguardo le nostre emozioni: la paura che si sia fatto male, l’ansia perché accada ancora, il nervoso per il mancato controllo, la sorpresa divertita accompagnata da un “Patpunfete!”, l’incitamento a provare ancora, la fiducia che ce la farà, la pazienza di aspettarlo. Il bambino legge la nostra realtà e così crea la propria.
Siamo tutti d’accordo sul fatto che il bambino stia imparando a camminare. Non diciamo: “sta sbagliando a camminare!”. Non vediamo l’errore ma leggiamo le sue cadute come funzionali alla costruzione di una competenza.
Se poi incontra un gradino il bambino lo studia, prende le misure. Se stiamo accanto a lui in silenzio e senza intervenire, lasciandolo libero di trovare il modo a lui più funzionale, potremo osservare che ad esempio si girerà e con la gamba misurerà il vuoto, quello spazio che lo separa dal gradino successivo. Sta elaborando una strategia possibile. Sta provando. E ancora il nostro atteggiamento è fondamentale per spingerlo o in una direzione di fiducia e autostima o di chiusura e paura del mondo.
Quante cose deve ancora imparare? E noi, quante cose possiamo ancora imparare? Provare fa parte del processo di apprendimento, serve a elaborare strategie, serve a essere consapevoli di come funzioniamo, di quali strumenti abbiamo bisogno. Provando si impara e dobbiamo ricordarcelo quando quello stesso bambino imparerà a risolvere un’espressione algebrica.
Dire “sto provando” dispone al nuovo tentativo, dire “ho sbagliato” chiude le possibilità, non permette di evolvere. Vale per i bambini e vale per gli adulti.
Teniamolo presente, perché le parole creano la realtà, anche quella interiore.
-Dott.ssa Laura Mazzarelli
🌱