Nathalie Boisselier - Psychologue & Psychothérapeute

Nathalie Boisselier - Psychologue & Psychothérapeute Je suis psychologue clinicienne & psychothérapeute, Docteure en psychologie.

Je reçois des adultes et des adolescents en psychothérapie ou en consultation ponctuelle de conseil psychologique dans mon cabinet situé à Nice, à deux pas de la place Masséna.

01/01/2026

Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année 2026. Bien sûr, je vous souhaite de la vivre en bonne santé (mentale, mais pas que...). Je vous souhaite aussi de voir vos pas éclairés par la joie et la douceur.

Je vous souhaite à toutes et tous un beau Noël, en espérant de tout coeur qu'il se déroule dans la paix, la joie, et la ...
23/12/2025

Je vous souhaite à toutes et tous un beau Noël, en espérant de tout coeur qu'il se déroule dans la paix, la joie, et la sérénité.

Les jeux vidéo violents rendent-ils violent ?Une réponse suffisamment claire, me semble-t-il. Extraits de l'article en l...
10/12/2025

Les jeux vidéo violents rendent-ils violent ?

Une réponse suffisamment claire, me semble-t-il. Extraits de l'article en lien :

• Une vaste méta-analyse incluant 130 000 participants a montré que la pratique de jeux vidéo violents entraînait une augmentation des pensées, des émotions et des conduites hostiles, une diminution des conduites coopératives et une élévation de l’éveil physiologique.

• La corrélation entre l’agressivité et les jeux vidéo violents invalide l’hypothèse cathartique, qui tient plus du mythe que des observations empiriques.

• Lorsqu’on a comparé le niveau d’agressivité des personnes qui jouaient à un jeu vidéo violent avec celui de personnes qui se contentaient de regarder l’écran d’une personne en train de jouer, on s’est aperçu que le niveau de conduites agressives des joueurs était supérieur à celui des témoins.

Alors que monte l’attention médiatique autour de la prochaine sortie du jeu « GTA VI », un chercheur en psychologie sociale interroge les effets des jeux vidéo à contenu agressif sur le comportement des joueurs.

J'ai eu le plaisir d'intervenir ce matin sur Ici Côte d'Azur pour parler du HPI. Si vous souhaitez écouter l'épisode, il...
11/11/2025

J'ai eu le plaisir d'intervenir ce matin sur Ici Côte d'Azur pour parler du HPI. Si vous souhaitez écouter l'épisode, il est en replay en suivant le lien.

Phénomène qui intrigue et qui passionne : le haut potentiel intellectuel (HPI) est au coeur du dossier du jour. Entre mythes et réalité, la psychologue niçoise Nathalie Boisselier et l’autrice de Vallauris Sarah Buczek, nous éclairent. Entre intelligence, émotions et quête de sens.

Je ne pense pas que les enfants gagnent 3 points de QI par an grâce à l’école, mais plutôt parce que leur cerveau contin...
02/11/2025

Je ne pense pas que les enfants gagnent 3 points de QI par an grâce à l’école, mais plutôt parce que leur cerveau continue de se développer (il pèse 30% de son poids final à la naissance). Mais en dehors de cela, je vous recommande cette vidéo de grande qualité.

Le QI mesure l’intelligence générale à travers diverses capacités cognitives, influencées à la fois par les gènes et l’environnement. Mais cette mesure reste...

02/11/2025

Voici le texte d'un post très intéressant publié par le Pr Cyril Tarquinio sur LinkedIn sur les liens entre microbiote et dépression :

"Soigner les maladies mentales par le ventre : l’idée séduit, et la science commence à lui donner corps. Trois études récentes en montrent la pertinence sans en masquer les limites.

La première, parue dans BMC Psychiatry (Zhao et al., 2025, DOI : 10.1186/s12888-024-06438-z), compile 34 essais contrôlés randomisés, soit plus de 3 000 patients dépressifs. Les interventions — probiotiques, prébiotiques ou régimes riches en fibres — réduisent significativement les symptômes (SMD = −0,26), mais l’effet reste modéré. Les bénéfices apparaissent surtout après huit semaines de suivi et s’atténuent dès que l’alimentation redevient déséquilibrée. L’étude conclut : prometteur, mais pas curatif.

Une seconde méta-analyse, publiée dans Frontiers in Nutrition (Firth et al., 2024, DOI : 10.3389/fnut.2024.1337889), regroupe seize essais totalisant 45 000 participants. Les régimes méditerranéens ou anti-inflammatoires améliorent les scores dépressifs (g = 0,27 ; p = 0,002). Les auteurs notent un effet plus marqué chez les sujets à forte inflammation systémique ou consommant peu de fruits et légumes. L’impact psychique tiendrait autant à la biologie qu’à la restauration d’une routine et d’un sentiment de contrôle.

Enfin, l’étude de Sun et al. (2024, DOI : 10.1186/s40168-024-01961-3) suit 15 600 personnes sur quatre ans. Une consommation élevée de fruits citrus réduit le risque de dépression de 22 % (HR = 0,78), corrélée à une plus grande abondance de *Faecalibacterium prausnitzii* et *Bifidobacterium longum*, deux espèces productrices d’acides gras à chaîne courte, impliquées dans la neuroplasticité et la régulation du stress. Un tiers de l’effet protecteur passerait par la diversité microbienne.

Ces travaux ouvrent une voie : l’alimentation influence la santé psychique via l’axe intestin-cerveau. C’est le cœur d’une approche *One Health* : relier santé humaine, alimentation et écosystème microbien. Mais il faut rester prudent. Les tailles d’effet sont faibles, les biais méthodologiques nombreux et la causalité encore incertaine. Ces interventions soutiennent, elles ne remplacent ni psychothérapie ni traitement pharmacologique.

Surtout, ce champ attire désormais des discours simplistes. Depuis l’« année de la santé mentale », des coachs autoproclamés prétendent « rééquilibrer l’esprit » par la nutrition. Ils confondent langage du bien-être et langage du soin. La psychologie, discipline scientifique fondée sur la méthode et la clinique, ne se résume pas à une rhétorique inspirante. Les promesses de guérison par l’assiette séduisent parce qu’elles paraissent simples ; elles deviennent dangereuses lorsqu’elles évitent toute complexité."

30/10/2025

Le QI change-t-il au cours de la vie ?

C’est une question souvent posée, et à laquelle la recherche apporte aujourd’hui une réponse précise. Une méta-analyse récente de Breit et coll. (2024), portant sur plus de 87 000 participants suivis parfois sur plusieurs décennies, permet de comprendre comment évoluent les différences d’intelligence au fil du temps.

Les résultats montrent que les positions relatives des individus sont étonnamment stables. Autrement dit, même si notre cerveau évolue, notre rang dans la distribution du QI change très peu à partir de l’adolescence. À 20 ans, la corrélation entre deux mesures de QI réalisées à cinq ans d’intervalle atteint environ r = .80, et grimpe à r = .90 lorsqu’on corrige les erreurs de mesure. Cela signifie que plus de deux tiers des différences observées entre les individus se maintiennent au fil du temps. Le dernier tiers correspond à différents facteurs dont certains ne touchent pas tout le monde ni au même moment de la vie. Il peut s’agir du vieillissement normal ou pathologique, d’aléas de vie tels que la maladie, le stress chronique, ou encore des traumatismes neurologiques. Une partie de cette variabilité provient également de différences méthodologiques : changement de test entre les deux passations, usage d’un test partiel plutôt qu’une échelle complète, étalonnage différent entre générations de tests.

Chez l’enfant, la situation est différente. Avant six ans, les classements sont encore instables : les trajectoires cognitives peuvent se réorganiser, et les écarts de développement temporairement s’accentuer ou se réduire. Mais à partir de 12 ans, la stabilité augmente fortement, jusqu’à devenir presque maximale à l’âge adulte (à partir de 18-20 ans).

Ainsi, si le QI ne reflète pas une réalité figée de la personne, il demeure un indicateur remarquablement constant du fonctionnement intellectuel à long terme. L’intelligence évolue, mais les différences entre individus restent parmi les plus stables de toute la psychologie humaine. La stabilité du QI est ainsi plus élevée que celle de la personnalité, de l’estime de soi ou de la motivation. Cela signifie que les différences de tempérament ou de motivation évoluent davantage au fil de la vie que les différences d’intelligence.

Breit, M., Scherrer, V., Tucker-Drob, E. M., & Preckel, F. (2024). The stability of cognitive abilities: A meta-analytic review of longitudinal studies. Psychological Bulletin, 150(4), 399.

Le TDA/H ne comprend pas seulement des symptômes d’inattention ou d’hyperactivité. La dysrégulation émotionnelle est dés...
02/10/2025

Le TDA/H ne comprend pas seulement des symptômes d’inattention ou d’hyperactivité. La dysrégulation émotionnelle est désormais reconnue comme une caractéristique-clé du trouble. D’après les résultats les plus récents de la recherche, voici les 5 principaux points à retenir concernant cette difficulté majeure :

1. La dysrégulation émotionnelle est une caractéristique fréquente du TDA/H à la fois chez les enfants et chez les adultes, même si on ne la retrouve pas de manière systématique (30 à 70% des adultes et 25 à 45% des enfants TDA/H). Elle est présente dans le sous-type inattentif, dans le sous-type hyperactif/impulsif, et dans le sous-type combiné du trouble. Elle peut conduire à des conséquences négatives, incluant notamment des difficultés relationnelles, des amitiés de qualité médiocre, des risques de troubles anxieux ou dépressifs, et un accroissement des difficultés fonctionnelles.

2. Chez les personnes souffrant de TDA/H, la dysrégulation émotionnelle peut se manifester par de l’irritabilité, le fait d’être susceptible, ou de s’exciter facilement. Certaines personnes peuvent avoir une sensibilité au rejet, incluant particulièrement une sensibilité à la critique ou au sentiment de rejet.

3. La dysrégulation émotionnelle dans le TDA/H est associé à de multiples processus cérébraux : une réactivité émotionnelle “bottom-up” qui peut être caractérisé par le seuil, l’intensité, et la durée des réponses émotionnelles, et le contrôle régulateur “top-down” de ces réponses émotionnelles.

4. Les stimulants peuvent aider à contrôler les symptômes émotionnels du TDA/H, bien que certaines données suggèrent que les amphétamines telles que l'Adderall pourraient augmenter la labilité émotionnelle.

5. La thérapie cognitivo-comportementale, l'apprentissage des compétences sociales et les programmes de formation des parents peuvent améliorer les symptômes émotionnels chez les enfants souffrant de TDA/H. Les interventions comportementales qui ciblent spécifiquement les symptômes émotionnels semblent prometteuses, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour les développer et les diffuser.

Pour plus de détails et les références des études, suivez le lien de l'article de l'American Psychological Association (APA).

ADHD isn’t just about inattention or hyperactivity. Emotional dysregulation is now recognized as a key feature—and psychologists are helping children and adults learn to manage those “big feelings” with evidence-based strategies.

Learn more: https://at.apa.org/5b0

02/10/2025

Je viens d'avoir la chance d'assister à une conférence du Pr Antonio Hardan de l'Université de Stanford, invité par notre laboratoire (CoBTeK). Il est un des pionniers de la recherche sur l'autisme. Impossible de résumer une conférence extrêmement détaillée, mais voici quelques points essentiels sur l'état de la recherche sur l'autisme :

- Comme pour de nombreux autres conditions (par ex., schizophrénie, bipolarité) la recherche se concentre sur des traitements médicamenteux symptomatiques. En d'autres termes, on cherche à réduire le retentissement des symptômes et pas à "guérir" l'autisme.

- Il est devenu clair que chaque cluster de symptômes (par ex., les comportements répétitifs, la communication sociale) se divise en plusieurs sous-compétences. Il est illusoire de croire qu'un traitement médicamenteux puisse traiter (par ex.) tous les problèmes de communication réciproque : chacun agira sur quelques symptômes.

- De nouvelles molécules sont à l'étude actuellement comme la vasopressine (résultats en cours d'analyse), d'autres ont été identifiées comme non efficaces (ocytocine). Par ailleurs, le fait que chaque molécule ne traite qu'un ensemble isolé de symptômes rend nécessaire d'étudier les effets (y compris secondaires) de la combinaison de traitements.

- Il est important de prendre en compte l'hétérogénéité des présentations de l'autisme incluant la nécessité d'identification biologique de sous-groupes. En outre, le niveau de développement doit être pris en compte. Dans un sous-groupe donné, certains symptômes peuvent être plus envahissants à un âge par rapport à un autre.

- Il est important d'améliorer les outils d'évaluation ; qu'il s'agisse de mesures objectives (contact visuel, expressions faciales...) ou de questionnaires avec de meilleures qualités psychométriques. L'enjeu n'est pas seulement l'évaluation clinique. Il concerne la recherche : comment étudier l'efficacité d'un traitement si cette efficacité est déduite d'une échelle de mesure (avant / après) imprécise ?

- Les recherches sur l’autisme peuvent bénéficier à d’autres groupes de personnes, les déficits sociaux se retrouvant dans d’autres troubles. Par exemple, améliorer la motivation sociale peut aider les personnes souffrant d’un trouble de la personnalité évitante.

- Les chercheurs mettent au point des protocoles pour les essais de médicaments qui isolent de mieux en mieux l’effet placebo.

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