18/02/2026
Avoir besoin d’amour n’est pas une faiblesse.
Un être humain est « dépendant ».
Même s’il a appris à vivre malgré certaines carences depuis qu’il est enfant.
L’attachement n’est pas lié à une faille psychologique.
Je crois que c’est même sain et biologique.
Cependant comme le rappelle Bouddha, c’est aussi l’attachement qui créée la souffrance.
Pourquoi ?
Parce que la dépendance affective n’est pas “mauvaise”… mais peut devenir (très) problématique à certains moments...
C’est le cas par exemple si :
>Elle monopolise nos pensées
>Elle pompe notre énergie vitale
>Elle brouille notre lucidité
>Elle nous coupe de notre intelligence
>Elle nous fait alterner entre contrôle excessif et perte totale de contrôle
Un être humain “équilibré” n’est pas quelqu’un qui n’a pas de parts extrêmes.
C’est quelqu’un qui les a compensées.
La question clef n’est donc pas : “Est-ce que je suis dépendant ?”
Mais : “Est-ce que ma part dépendante a pris le pouvoir ?”
🏄♀️
La dépendance affective est le signe que nous aimons d’autres humains et que nous acceptons la vulnérabilité comme faisant partie du chemin.
Elle devient un handicap quand elle dicte nos choix.
Et que nos émotions manipulent nos comportements dans certaines relations parce que nous subissons.
À ce stade, ce n’est pas (ou plus) de l’attachement.
Encore moins de l’amour.
C’est de la survie.
Un signal d’alerte peut être :
> l’obsession
> l’hyper-vigilance et la sur-adaptation à l’autre
> la peur constante ou envahissante
> l’alternance entre fusion et contrôle
> la panique dès que le lien semble instable ou au contraire lorsqu’il semble stable.
Car dans ces situations douloureuses, notre intelligence relationnelle diminue, voire disparaît.
Nous ne sommes plus de bons professionnels, ni de bons parents, ni de bons amis…
Le reconnaître avec sincérité et vulnérabilité est l’une des plus belles preuves d’intelligence selon moi.
Se faire aider, ce n’est pas un aveu d’échec.
C’est reconnaître que nous ne pouvons pas résoudre le problème que nous avons nous-mêmes créé.
Cela permet donc de gagner du temps qu’on aurait passé à tourner en rond en nous-mêmes.
Mais l’objectif d’un bon accompagnement n’est pas de nous transformer en machine dépourvue d’émotions, ni de nous permettre de réussir tout ce qu’on entreprend.
C’est de réparer nos fuites (émotionnelles et énergétiques) pour re-harmoniser nos parts internes… afin que notre sérénité revienne.
Je crois en effet que le secret de notre bonheur, ce n’est pas de contrôler si l’autre est heureux, si l’autre nous choisit ou nous aime.
Ou de comprendre pourquoi il nous fuit.
Ni encore d’être tellement détaché des autres qu’on n’a besoin de personne dans notre vie.
Je crois qu’une vie réussie, c’est une vie qui nourrit l’harmonie.
Et que pour bien aimer autrui, il faut assurément s’aimer soi-même aussi.
Via Sarah Jane