16/02/2026
Je traverse le deuil de mon père.
Et ce que je vis m’a obligée à arrêter de répéter une idée confortable :
“le deuil, c’est uniquement une affaire individuelle.”
Ce n’est pas vrai. Pas toujours.
Dans le corps, dans les émotions, dans les réactions qui débordent, il y a parfois plus que notre propre perte.
Il y a des deuils anciens. Des morts dont on n’a jamais parlé. Des chagrins transmis sans mots, mais bien présents.
Quand on ignore cette dimension, on se force à “avancer”, on se culpabilise de ne pas y arriver, on se croit fragile… alors qu’on porte plus large que soi.
Reconnaître le deuil transgénérationnel, ce n’est pas s’enfermer dans le passé.
C’est enfin rendre à chacun ce qui lui appartient.
Et si ton deuil n’était pas “trop”, mais simplement plus vaste ?
Je poursuis cette traversée ici, pas à pas.